Doug Le

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mercredi 06 septembre 2017

Saison 2017 : 8ème billet. Du 29 août au 5septembre 2017, de Iéraka à Iéraka

Je vous avais laissé à Iéraka (qui s’écrit aussi Géraka) où nous avons retrouvé avec un très grand plaisir Marisa et Fabio, qui naviguent depuis de très nombreuses années en Grèce. Nous avions passé le canal de Corinthe en même temps qu’eux à notre arrivée en 2014. Ils nous avaient alors donné un coup de main à l’amarrage et d’excellents conseils dont nous tirons toujours profit aujourd’hui. Nous avons bavardé autour d’un verre comme de vielles connaissances ! Très agréable !

Mardi 29 août 2017

Fabio et Marisa sont au quai, nous pensons les rejoindre si la place se libère à leur côté...pas de chance elle reste occupée toute la matinée !

Et puis de toute façon la météo annonce du vent du Nord-Nord Est assez fort à fort qui devrait rentrer cette nuit alors, après le déjeuner, le capitaine décide de lever l’ancre et d’aller trouver un bon abri de l’autre côté du cap Maléas, dans la baie Vathica au Sud Est du golfe Lakonikos entre l’île Elafonisos et la chaîne du Parnon qui aboutit au Cap Maléas.

J’essaie de vous situer les lieux. Quand on regarde une carte, le Péloponnèse ressemble à une main droite à 4 doigts. Aujourd’hui c’est l’index que nous allons contourner. Il se termine au cap Maléas et se prolonge 6 miles plus au Sud par l’île de Kithira (Cythère).

C’est un cap très sauvage et très impressionnant qu’il est difficile de franchir par fort vent de Nord Est (dans le sens Ouest-Est pour rejoindre Athènes depuis l’Italie par exemple) mais aussi pas fort vent d’Ouest quand on veut rejoindre les Ioniennes depuis la mer Egée...un vrai cap !
Le Cap Maléas vu du sud
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Nous doublons son phare niché dans les hautes falaises de sa face Est à 17h40 et, dix minutes plus tard, nous passons sous le monastère qui garde sa face Sud. Monastère du bout du monde, construit au bord de la falaise, face aux tempêtes : isolement et méditation sur la force des éléments garantis !

Après avoir passé le cap et ses hautes falaises nous longeons des terres basses et désolées.

A 19h20 nous sommes mouillés à Palaiokastro dans une baie protégée par une haute digue à l’Ouest. Nous sommes du bon côté par rapport au vent annoncé ! Jean-claude va vérifier l'accroche de l’ancre, la nature du fond, l’évitage. Les fonds de vase, sont de 7 mètres réguliers jusque très près du bord. Nous pouvons dérouler de la chaîne et du câblot...en principe nous sommes prêts !

Tout est parfaitement paisible quand nous partons nous coucher.

Mercredi 30 août 2017

Il n’est pas tout à fait 1 heure du matin quand le vent rentre. Il vient bien de la bonne direction mais il est accompagné de fortes rafales encore accélérées par la montagne toute proche.

Quand la rafale arrive, le bateau vibre, la mâture siffle, l’artimon au dessus de ma tête proteste...bon, difficile de dormir dans ces conditions.

Au petit matin, le vent se renforce encore, l’ancre chasse un peu... Le capitaine décide d’aller voir si les plages de sable du Sud d’Elafonisos ne seraient pas plus confortables !

Nous les atteignons rapidement, poussés par ce vent fort dans la mer qui blanchit !

Dans le vent fort et la mer blanche
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Nous mouillons alors devant une magnifique plage de sable, bordée de dunes, elle s’appelle Frangos. Elle est séparée par un étroit banc de sable d’une deuxième plage, Sarakiniko. Un nouveau paysage grec !

Les fonds de sable de 5 à 7 mètres, de bonne tenue s’avancent très près de la plage. Nous pouvons dérouler autant de longueur de chaîne que nécessaire et si le vent souffle toujours aussi fort les rafales sont beaucoup moins brutales car il n’y a pas de hautes montagnes pour provoquer les accélérations soudaines et brutales qui sont si inconfortables.

Je crois que nous allons pouvoir attendre ici que le vent se calme.

En fin d’après-midi, nous partons faire un tour sur la dune et quelques photos !
A gauche Sarakiniko, à droite Frangos où Doug Le nous attend, en face Levki
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La nuit sera réparatrice !

Jeudi 31 août 2017

C’est sur l’eau, dans ce décor magnifique que nous apprenons le décès de notre ami Jean-Charles, un amoureux de la mer, bon marin, excellent pêcheur. Nous avons tant partagé autour de son paradis minorquin ! Nos pensées affectueuses s’envolent vers Danielle son épouse.

Nous passons une journée tranquille dans le coin.

Vendredi 1er septembre 2017

Le vent est complètement tombé, nous partons pour Cythère (en fredonnant «Pars, pars, pars pour Cythère...» les amateurs d’opéras ne peuvent pas y échapper !)

Une dizaine de miles plus au Sud et nous voilà installés à Dhiakofti.

C’est le port des ferries sur la côte Est de Cythère. Une grande baie entre la côte et l’île Makronisi aujourd’hui reliée à la terre par un pont et dont la point Nord est prolongée par une jetée. Les quais et installations portuaires sont installées là, sous la jetée. Le petit port de pêche traditionnel, lui, se trouve au Sud de la baie côté terre.

Encore un endroit plutôt tranquille et peu fréquenté ! Nous sommes seuls dans la baie à notre arrivée !
Taverne tout au bord de l'eau à Dhiakofti
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Il faut dire que cette belle île de Cythère qui vit la naissance d’Aphrodite a beaucoup perdu de son lustre et de son intérêt d’autrefois. En effet, ce fut un lieu de passage pour toutes les routes commerciales entre mer Egée et Méditerranée occidentale pour les Crétois, les Phéniciens, les Grecs de toutes les périodes puis les Romains et enfin les Vénitiens !

L’intérêt stratégique de Cythère s’était confirmé jusque pendant la deuxième guerre mondiale !

Mais depuis elle était entrée progressivement en sommeil.

Alors qu’elle se modernisait tranquillement pour s’adapter aux exigences du tourisme moderne, elle a tout récemment a subi les effets désastreux de deux accidents écologiques, d’abord en 2000 l’échouage d’un cargo pétrolier sur l’îlot Fidonisi (juste à l’extérieur de l’île Makronisi) qui provoqua une belle marée noire puis en 2004 un séisme de magnitude 5,6 à 5,8, enfin, à partir de 2010, les effets de la crise financière...

Elle est redevenue une belle endormie pour le plus grand plaisir des amateurs de solitude !

Je vous montre les images du pétrolier échoué sur l’îlot Fidonisi, on dirait qu’il a tenté une ascension : touché, coulé !
Le Nordland échoué, devenu amer remarquable sur Fidonisi
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Samedi 2 septembre 2017

La météo est toujours calme et nous allons visiter la baie Saint Nicholaos et le village d’Avlemona à quelques miles au Sud.
La baie Saint-Nicholaos, côte est de Cythère
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Le soir nous sommes de retour à Dhiakofti.

Cette fois-ci il nous faut recommencer le mouillage plusieurs fois avant de trouver une rond de sable pour bien crocher l’ancre. En effet, le fond est pour partie constitué de grandes dalles de pierres plates recouvertes d’une fine couche de sable (ça c’est pour tromper le plaisancier !) et bien sûr l’ancre glisse sur les dalles sans se planter ! Au moindre souffle d’air, ça dérape ! Il vaut mieux aller vérifier !

Dimanche 3 septembre 2017

Nous profitons du vent d’Ouest (15-20 nœuds) pour entamer le voyage de retour. Cythère aura été le point le plus méridional de notre périple de fin de saison.

En moins de deux heures nous atteignons le cap Maleas, 7 nœuds de moyenne, vent de travers. La lumière est superbe, le Péloponnèse apparaît rose orangé sur fond bleu !

Passé le cap, le vent nous abandonne mais les poissons veulent bien attaquer nos hameçons : une bonite et une petite sériole jaune viendront ainsi compléter notre déjeuner.

A 12h40 nous entrons dans le port de Monemvasia où nous trouvons une belle place en long, sous la jetée.

Le vent s’est remis à souffler mais là, nous pouvons attendre !

Je suis très heureuse que nous ayons pu nous arrêter à Monemvasia. Certes nous y étions déjà venus l’an dernier avec nos amis Yves et Geneviève mais, partis visiter trop tard le rocher citadelle, nous n’avions pas pu accéder à la ville haute !

Vous le savez bien, les sites archéologiques, la plupart des musées, en Grèce, sont fermés à 15h !

Il faut prévoir les visites à la fraîche ! Entre nous soit dit, c’est effectivement le meilleur moment : avant les chaleurs étouffantes et les hordes de touristes !

Demain matin nous nous lèverons de bonne heure !
Le rocher nous attend ! Photo prise depuis le port
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En attendant, nous retrouvons avec plaisir le jeune maître de port qui parle français et nous indique quelques bonnes adresses de restaurants pour ce soir.

Lundi 4 septembre 2017

A nous la ville haute !

Le site est vraiment remarquable !

Il vous faut faire une recherche internet pour avoir plans et photos du "Gibraltar de la mer Egée."

Cette place forte médiévale byzantine est unique : l’isthme, le rocher entouré d’eau, la ville basse en pierres blondes et tuiles roses entourée de remparts, la ville haute à laquelle on accède par une rampe escarpée fermée de lourdes portes. Au sommet, on découvre un grand plateau cerné de falaises, défenses naturelles, surmontées de remparts. Il abrite d’anciennes constructions militaires et administratives, une très vieille église orthodoxe, construite tout au bord de la falaise Nord, des citernes remarquables, une citadelle...et en plus vous propose une vue exceptionnelle ! Ce site, particulièrement bien placé est resté sous administration byzantine jusqu’à l’effondrement de l’empire, puis convoité par les puissances commerciales ou militaires de l’époque il est passé alternativement et successivement sous administration vénitienne ou ottomane quasiment jusqu’à la guerre d’indépendance... Nous avons bien apprécié la promenade et la visite.
Depuis le sommet de la citadelle, tout en haut de la ville haute
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Depuis la ville haute, vue sur la ville basse et ses remparts
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Descendus de notre place forte nous avons fait le plein de vivres et comme il s’est mis à faire très chaud ...vers midi nous décidons de larguer les amarres et d’aller déjeuner en mer.
Le rocher depuis la mer, un dernier regard admiratif en partant
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En début d’après-midi nous sommes de retour dans le beau mouillage de Iéraka (Géraka).

Et là, la chance nous sourit, le mouillage se vide, nous nous mettons au quai ! Le confort !

Doug Le à quai à Iéraka
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Mardi 5 septembre 2017

Baignade, chasse, lecture, écriture, promenade sur la colline jusqu’à l’acropole mycénienne de Zarax et ses vestiges de murs cyclopéens : journée paisible à Iéraka !
Au bout du fjord de Iéraka, une lagune peu profonde
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Sur chaque promontoire du Péloponnèse, des vestiges. L'acropole de Zarax est mycénienne, mais cette inscription l'est-elle?

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Demain nous remonterons vers le Nord.

mardi 29 août 2017

Saison 2017 : 7ème billet. Du 16 au 28 août 2017, retour à bord pour la fin de la saison.

Plus de 10 jours déjà que nous avons rejoint notre bord et rien sur le blog, pas une ligne, pas une photo...une très grande paresse m’a saisie !

Il faut que je m’y remette sinon certains vont s’inquiéter !

Le mercredi 16 août nous avons repris l’avion pour Athènes. Il faut bien reconnaître que le vol direct qui relie Toulouse à la capitale grecque en trois heures est vraiment très commode !

Vers 17h le taxi nous a déposé à Saint Nicholas Beach, Agyios Nicholaos, l’anse Ouest de la grande baie d’Anavissou.

Le mouillage est très abrité, à 5 miles à l’Ouest de Sounion, pas très loin de l’aéroport. Un endroit à retenir surtout quand le meltem souffle fort en continu comme cette année !

Sylvie, notre fille, et son compagnon sont en pleine forme, ravis de leur mois de navigation malgré le vent fort ! Ils nous rendent le bateau nickel, avec le plein de vivres pour une semaine ! Ils sont parfaits !

Nous passons la première soirée avec eux, au restaurant de la plage...les pieds presque dans l’eau, nous grignotons des sagagnakis en sirotant du rosé bien frais...comme une impression de vacances...

Le lendemain à 6 heures, Jean-Claude débarque les enfants pour qu’ils puissent prendre leur taxi. Nous retrouvons nos marques à bord, puis vers 12h30 nous levons l’ancre pour voyager vers des cieux un peu moins ventés.

Cap au Sud Ouest, vers Ermioni, le fond du Golfe d’Hydra. Le vent de 3/4 arrière nous y pousse à bonne allure.

A 18h22, notre mouillage est terminé dans l’anse Dartiza...7,3 nœuds de moyenne ! Pal mal pour une reprise !

Dartiza est une grande anse qui se situe juste à l’est d’Ermioni, sur la rive Nord du Golfe d’Hydra. L’environnement n’y est pas particulièrement joli avec ses vestiges de ce qui semble être une exploitation minière, en revanche le mouillage est calme et sécure (notamment par vent de Nord) et le poisson fidèle au rendez-vous du chasseur sous-marin !

Nous allons y rester trois jours !

Le flux de Nord est toujours présent...c’est une année avec meltem !

Au rendez-vous téléphonique du soir les nouvelles de mes parents sont correctes, plutôt stables...je me détends un peu !

Dimanche 20 août 2017

Il nous faut quand même reprendre le cours du voyage et puis aussi faire quelques courses !

La journée sera faite de petits sauts de puces !

Un premier arrêt à Ermioni pour faire les courses sera suivi d’un second à Spetsai pour une pause déjeuner et une petite baignade, d’un troisième dans la petite anse derrière la pointe Ververouda et enfin d’un dernier à Porto Khéli pour la nuit.

Avec le vent qui bascule au nord dans la nuit le capitaine a choisi un endroit sûr pour dormir, Porto Khéli, abrité de tous les vents...c’était sans compter avec la musique forte des lieux de villégiatures l’été ! Le lendemain matin nous fuyons vite cette baie bruyante pour nous installer à quelques 5 miles de là dans l'ouest, aux îlots Korakonisia.

Nous faisons une manœuvre pour nous accrocher cul aux rochers...je n’aime pas ça ! Allez savoir pourquoi ! Je m’applique, pourtant, mais je réussis à emmêler mon cordage...le capitaine reste serein...il avait parfaitement réussi sa manœuvre, lui ! Une fois bien amarrés nous profitons de l’eau claire, des poissons, des coquillages et du calme...jusqu’au mercredi 23 août.

Là, vous aurez droit à une petite photo car bien que nous nous soyons déjà arrêtés à Korakonisia le capitaine n’avait pas souvenir d’y avoir fait des images !
Doug Le accroché aux rochers à Korakonisia
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Mercredi 23 août 2017

Nous sommes dans le Péloponnèse et plus précisément dans Golfe Argolikos au fond duquel se trouve la ville de Nauplie.

Ici, l’été, d’ordinaire, le vent du Nord, plutôt faible, souffle le matin, alors que dans l’après-midi se lève une brise de Sud Sud-Est, parfois soutenue.

C’est précisément ce que nous prévoit la météo, une journée standard ! Nous visons donc le mouillage qui se trouve au Nord de l’île Tolo, protégé du Sud par l’île elle-même et du Nord par la falaise à laquelle s’adosse la petite ville de Tolo, de l’autre côté du chenal.

Le paysage est toujours aussi beau ! Nous y étions venus en juillet 2016. cette fois-çi nous empruntons à pied le chemin qui monte jusqu’au sommet de l’île et conduit sur le site d’une ancienne place forte, jusqu’au Kastro d’où la vue est magnifique.

Depuis le vieux Kastro au sommet de l'île Tolo
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L'équipière dans la montée, le Golfe Argolikos en arrière plan
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Du jeudi 24 au samedi 26 août 2017 : Astros

La météo prévoit à nouveau du vent de Nord assez fort et nous avons besoin de faire le plein d’eau, de gazole aussi, de déposer un gros sac de linge dans une laverie et de faire à nouveau quelques courses...le port d’Astros nous tend les bras. Il est à quelques 12 miles de Tolo et les forums nous apprennent qu’il a été agrandi et rénové...c’est l’occasion d’aller voir !

Quand nous y arrivons le port est calme et presque vide. Nous choisissons une belle place pour culer à quai près d’une borne d’eau et d’électricité. Il nous sera facile de refaire le plein d’eau et de rincer le bateau qui en a bien besoin.

Le grand quai est très bien orienté pour les brises de l’après-midi. La petite station balnéaire, très coquette, est surmontée d’un Kastro qui vaut un petit effort sous le soleil ! les tavernes abondent, il n’y a que l’embarras du choix !

Le joli port d'Astros depuis une des fenêtres du Kastro
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La première nuit sera très calme, pas de vent, pas de musique !

En revanche le Nord, qui se lève le vendredi matin, balaie le quai un peu par le travers. Il vaut mieux avoir prévu de mouiller long.

Vendredi matin nous profitons de la venue d’un petit camion de livraison de gazole commandé par un autre plaisancier pour faire le plein nous aussi. Le «diesel man» est charmant et serviable, marié à une française. Il nous fait le plein très proprement, pas une goutte de gazole n’est tombée en dehors du réservoir ! Il nous prend également notre sac de linge et tente de nous trouver une voiture à louer pour le lendemain.

Je vous note son numéro de téléphone : +30 2755051008 ou +30 6974194250.
He is a very good guy !

Dans la journée de vendredi le port se remplit (la météo ? la fin de semaine ?). A la nuit tombée il sera plein comme un œuf !

Il n’est pas certain que la manœuvre de déhalage sera facile...une chaîne peut toujours en croiser une autre !

En effet, lorsque nous quittons le quai le samedi après le déjeuner...nous remontons également l’ancre du voisin ! Heureusement un plaisancier néerlandais vient en annexe nous donner un coup de main pour dégager tout ça ! Merci à lui ! Il n’est jamais très agréable d’être trop longtemps le clou de ce genre spectacle !

Une heure plus tard nous mouillons dans une grande baie, à 6 miles dans le Sud d’Astros, sous le cap Dhimitrios, protégée du vent du Nord qui souffle encore. C’est très profond. Il faut donc s’approcher au ras des bouées qui marquent la plage où les sondes sont de 10 mètres. Avec 50 mètres de chaînes au fond nous sommes parés !

Le soir nous sommes seuls sur l’eau, entourés de hautes falaises, juste quelques belles maisons sur la droite dont bien peu sont occupées d’ailleurs !

Lorsque le vent se calme, la nuit, une longue houle très arrondie vient nous bercer un peu, puis tout s’aplanit.

Dimanche 27 août 2017

Le vent du Nord souffle encore !

Nous allons glisser vers le Sud, à bonne allure, sous foc tangonné et artimon, jusqu’à la baie de Foniakos.

Un premier petit creux à droite abrite quelques barques et donne l’impression d’être très protégé...impossible d’y mouiller, c’est trop profond.

En revanche on peut, (il faut !) mouiller dans le coin à droite de la grande plage. Il y a du fond (6-10 mètres) jusque très près du bord sur 360°.

D’ailleurs nous nous étions installés nez à la plage à l’heure du déjeuner et nous nous sommes réveillés de la sieste cul à la plage...nous n’avons pas senti la renverse !

Le mouillage au bout de la longue plage de galets blancs de Foniakos
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Du coup nous savions que nous aurions un moment inconfortable le soir lorsque le vent faiblirait puis se remettrait au Nord...j’ai donc emmené mon capitaine au restaurant de la plage où le roulis était inexistant et la nourriture très bonne !

Lundi 28 août 2017

Le vent du Nord souffle encore !

Dans la même configuration que la veille nous allons à nouveau glisser vers le Sud jusqu’à Iéraka (ou Géraka). Vous vous souvenez, cette baie comme un fjord surmontée sur la droite d’un château de type mycénien ! Notre amie Geneviève nous avait fait le plaisir d’une jolie aquarelle lors de notre passage en septembre 2016.

Nous y sommes arrivés peu avant midi après avoir pêché deux beaux maquereaux à la traîne.

samedi 15 juillet 2017

Saison 2017 : 6ème billet, du 29 juin au 15 juillet 2017, Lesbos et retour à Porto Rafti par Psara

Du 29 juin au 8 juillet 2017 : Lesbos

Peu après 9h, le jeudi 29 juin, nous quittons Parapanta au Nord de Khios pour rejoindre Lesbos.

Lesbos est une des grandes îles de la mer Egée, très proche de la Turquie. Elle a la forme d’un triangle, pointe au Nord Est. Sa longue côte sud est découpée par deux grands golfes, celui de Kalloni qui s’ouvre au milieu de la côte Sud et celui de Yéras (ou Géras) un peu moins profond, qui s’ouvre à l’angle Sud Est de l’île.

Nous naviguons plein Nord au moteur, par mer très calme, et visons une baie de la côte Sud, Mersinia, où nous arrivons vers 14h.

C’est une baie qui propose deux grandes anses, nous choisissons celle de gauche...l’autre est très belle également avec sa chapelle blanche.

Nous en partons le lendemain pour aller à la découverte du Golfe de Yeras.

L’entrée et le chenal sont semés de quelques embûches, hauts fonds et îlots, mais ils sont parfaitement indiqués sur les cartes et les plans. Passé l’îlot Kaloyeros, aisément identifiable par sa balise de pierres, il suffit de longer la rive droite du chenal en suivant les sondes supérieures à 10 mètres et de laisser à bâbord les îlots Vromonisi puis Ay Vasilios (Square Rock chez Heikell). Bien sûr par très grand vent il faut quand même se méfier des courants ! Pour autant, rien à voir avec la vigilance requise pour la navigation antillaise entre les récifs de coraux !

Vendredi 30 juin, en milieu d’après-midi nous mouillons dans l’anse de Skala Loutra. Au fond de la baie, un petit port de pêche, un chantier de réparation, un quai pour les bateaux de passage, une taverne, un très beau bâtiment avec cheminée dont on ne sait pas encore ce qu’il est, et, niché dans la colline, le village tout blanc de Loutra.
Arrivée à Skala Loutra
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Le soir même nous testons la taverne, l’accueil est sympathique mais la nourriture très médiocre.

Nous apprenons que le beau bâtiment avec cheminée est en fait une ancienne huilerie, restaurée et transformée en établissement de type hôtelier. Une équipe est d’ailleurs en train de monter estrade et sonorisation pour une fête de mariage qui aura lieu samedi soir. Nous constatons, étonnés, qu’une partie du toit de la bâtisse, sous la cheminée, est complètement effondrée. L’incident est très récent. Il y a eu un tremblement de terre, relativement puissant, au large de Lesbos, au début du mois de juin. L’épicentre était en mer à 10 miles au large de Plomari mais la secousse a fait quelques dégats sur l’île et notamment fait tomber le haut de la cheminée sur le toit de notre bâtiment...
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Pour tous les détails je vous renvoie sur le site du «Petit monde de Troll»...il a vécu l’événement en direct !

Tout ça pour nous rappeler que la mer Egée est une zone volcanique et sismique toujours active !

Le lendemain, nous partons de bonne heure vers le village de Loutra pour refaire le plein de vivres. Une petite demi-heure de marche au milieu des oliveraies. Pas un souffle, il fait vraiment chaud. Au village, nous trouvons tout ce qu’il nous faut et redescendons au port une bouteille d’eau glacée dans une main le sac de courses dans l’autre !
Skala Loutra depuis l'église tout en haut du village
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Nous trouvons quand même le courage de monter jusqu’à la chapelle qui surplombe le chantier, histoire de faire quelques photos. Jean Claude y oublie son chapeau, mais nous le retrouverons, soigneusement attaché à la corde de la cloche de la chapelle, la semaine suivante !
Skala Loutra depuis la chapelle
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Après le déjeuner nous quittons Skala Loutra, remontons le Golfe de Yéras jusqu’à l’îlot Saint Nicholas puis faisons demi-tour pour aller mouiller à l’entrée du Golfe, dans l’anse de Kavourolimi, loin des festivités bruyantes du mariage annoncé.

Nous y restons jusqu’au lundi 3 juillet.

Les nouvelles de la maison ne sont pas très bonnes...pas alarmantes non plus, préoccupantes...

Lundi 3 juillet 2017, nous levons l’ancre pour Mytilène, la capitale de Lesbos. C’est un grand port commercial, en demi-cercle, protégé par de grandes jetées et brises-lames. Dans sa partie Sud, s’ouvre la marina. C’est une marina moderne, du groupe turc Setur, avec pontons, catways et pendilles (comme il n’y en a très peu en Grèce !). Bien sûr avec eau, électricité, bloc sanitaire avec machine à laver en accès gratuit, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Un accueil pro (même si les marins sont un peu gauches et ne savent pas faire un noeud à un taquet !). Si vous avez besoin de gazole, d’un taxi, d’une voiture etc. la secrétaire s’occupe de tout...La marina est gardée jour et nuit, l’accès aux pontons est sécurisé.

Pour notre 12 mètres, le tarif est de 21 euros la nuit (plus les consommables eau et électricité). Si vous êtes membres de certaines associations (pour nous STW) vous pouvez bénéficier de 10% de remise. Excellent rapport qualité/prix !

Nous profitons aussi bien de la machine à laver que de la promenade en ville et retenons une voiture pour le lendemain matin afin de visiter l’île par la terre.

Un vent assez fort, 5 à 6 Beaufort, est annoncé pour la nuit et les jours suivants. Ça y est, le meltem fait son entrée !

Le lendemain matin, le vent est là, la voiture aussi !

L’île est montagneuse, très cultivée, de belles oliveraies bien entretenues sur une grande partie du territoire. Les habitants de Lesbos ont maintenu la tradition et sont passées à l’huile d’olive A.O.C. bio...elle est excellente.

En revanche, l’extrémité Ouest de l’île dans le secteur de Sigri est complètement desséchée et caillouteuse, nous sommes au pays de la forêt pétrifiée...un phénomène géologique rare de fossilisation des arbres en place. En haut du village de Sigri, le musée, moderne, très bien fait, donne aussi accès à un parc d’arbres pétrifiés. Nous n’avons pas pu visiter les deux autres sites remarquables : le plus grand où l’on peut marcher dans une véritable forêt pétrifiée, était fermé, l’autre situé sur une petite île était inaccessible pour cause de grand vent...il nous faudra revenir une autre année, par temps calme, dans ce site si particulier.
Le site de Sigri depuis le parc du musée
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Dans notre traversée de Lesbos, d’Est en Ouest, nous nous sommes arrêtés dans la petite ville de Kalloni qui est pratiquement au centre de l’île ainsi que dans les jolis villages de Paraskevi et d’Agiasso. Nous y avons fait de bons achats : miel de châtaignier, fromage, huile d’olive, œufs de ferme, petites poires...que des choses qui se mangent !

J’ai failli oublier de vous signaler que Lesbos est aussi l’île de l’Ouzo !

Au retour, arrêt au super marché à Mytilène, afin de profiter du coffre de la voiture pour trimballer les grosses courses...



Une fois les vivres rangés, je m’allonge, je suis claquée...mon capitaine va me cuisiner une bonne assiettée de spaghetti à la tomate pour me requinquer !

Mercredi 5 juillet, le vent souffle à 20-25 nœuds, rafales à 30.

Jean-Claude prépare soigneusement sa manœuvre de déhalage car nous devons sortir en marche arrière, contre le vent. Un marin vient nous aider à larguer les amarres avant au quai et nous sortons de la panne sans problème, il est 10h30.

Nous naviguons à la voile jusqu’à l’entrée du Golfe de Yéras.

C’est là, en mer, que nous apprenons que deux de nos petits enfants, Diane et Elouan, sont bacheliers ! Les grands-parents ne sont pas peu fiers !

Nous remontons le chenal au moteur jusqu’à Skala Loutra. Le vent y souffle fort mais l’abri est sûr. Avec 40 mètres de chaîne doublée d’ une bonne longueur de câblot...rien ne bouge !

Nous restons à Skala Loutra jusqu’au samedi 8 juillet où le vent doit se calmer suffisamment pour nous permettre de retraverser la mer Egée vers le Sud-Ouest.

Du samedi 8 au dimanche 10 juillet 2017 : Lesbos - Psara - Evia

Comme prévu, le vent se calme juste assez pour que nous puissions entamer notre retour confortablement vers Evia (ou Eubée).

Le samedi 8 juillet, à 7h30 nous quittons Skala Loutra et visons l’île de Psara.

Un vent modéré (15-20 nœuds) de Nord doit nous y pousser gentiment.

Le vent est au rendez-vous jusqu’à la verticale de Plomari (la capitale de l’Ouzo!) puis il s’arrête pendant quelques miles et se relance, un peu plus fort, pour la dernière partie de la journée. Nous déboulons bon train à 7 nœuds de moyenne sur la pointe Sud Est de Psara.

C’est une toute petite île à 12 miles au Nord-Ouest de Khios, un caillou dénudé et sauvage, ébouriffé par le vent, dont l’anse Sud abrite un petit port, un village fortifié, et de belles plages le long desquelles il est possible de mouiller à l’abri des vagues générées par le vent du Nord.

Nous mouillons dans une des criques près du port, il est 16h45. La beauté sauvage du lieu nous saisit !
Psara
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Le lendemain matin, nous levons l’ancre à 7h. Nous faisons un tour au moteur pour voir l’intérieur du port, la place à quai pour les bateaux de passage est très restreinte... Puis dans le mouillage sauvage d’Antipsara (la petite île dans l’Ouest de Psara!) : magnifique ! Ça nous donne vraiment envie d’y revenir pour y séjourner un peu plus longtemps.

Nous entamons notre descente vers le Sud d’Evia.

Nous naviguons à bonne allure, les 65 miles sont avalés en 9 heures. Après avoir passé la pointe Sud Est d’Evia nous avons envie d’aller voir si l’anse Kastri offre un abri suffisant par ce vent. Elle s’ouvre dans la côte Sud d’Evia, juste au Nord de l’îlot Mandhili à quelques miles à l’Est de Karistos. Finalement, bien que le vent y souffle assez fort, le mouillage est correct et nous y passons la nuit.

Du lundi 10 au jeudi 13 juillet 2017

Nous explorons de nouveaux mouillages dans un endroit que nous commençons pourtant à bien connaître : Likourimas au Sud Ouest d’Evia et l’anse Sud Ouest de la baie de Karistos.
L'anse Sud Ouest de la baie de Karistos
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Mais nous retrouvons également avec plaisir, le quai de Karistos si facile pour faire les pleins (eau, gazole, vivres) et la belle anse Vassiliko au Sud de Mégalo (la grande île Petaloi).

Le vent souffle fort, de Nord, faiblit un peu la nuit et reprend de plus belle dans la matinée! C’est l’été en Grèce, le meltem est là !

Du vendredi 14 au samedi 15 juillet 2017

Vendredi après déjeuner, nous quittons Vassiliko pour une petite traversée de 12 miles jusqu’à Porto Rafti.

Nous y avons rendez-vous avec notre fille pour lui confier Doug Le.

Aujourd’hui, samedi, nous avons mis le bateau en ordre. Elle arrive tout à l’heure vers 23h30 et lundi 17, nous aurons repris l’avion pour Toulouse.

Petite fermeture du blog jusqu’à la mi-août.

jeudi 29 juin 2017

Saison 2017 : 5ème billet, du 22 juin au 28 juin 2017, retour en Grèce, d’Athènes à Khios (ou Chios)

Contrairement à ce que j’avais indiqué dans le tout dernier billet, le 24 mai nous avons laissé le bateau à Athènes, bien à l’abri au fond de Zéa Marina et nous sommes rentrés tous les deux à Toulouse.

Heureusement, aujourd’hui mon père va un peu mieux... mais il est sorti de l’hôpital en grande fragilité.

Beaucoup d’aides ont été mises en place et ma sœur assure le suivi jusqu’au 17 juillet (si tout se stabilise) où je viendrai prendre le relais afin qu’elle puisse profiter de vacances bien méritées.

Nous avons donc repris l’avion pour Athènes le jeudi 22 juin.



Le soir nous retrouvons notre bord pour une virée de 3 semaines.

Bien évidemment je reste soucieuse et préoccupée et ne manque pas l’appel quotidien de 20h pour prendre des nouvelles mais je retrouve le voyage avec plaisir.

La météo est particulièrement favorable, pas de meltem prévu, alors le capitaine décide de nous emmener jusqu’à Lesbos.

Le vendredi 23 juin, après avoir fait tous les pleins (eau, gazole, vivres) et vérifié tous les niveaux, nous larguons les amarres du quai de Zéa en direction du Cap Sounion. Petite première étape pour une équipière fatiguée, mais c’est toujours une belle étape ! Nous ne nous lassons pas d’admirer le temple sous les étoiles.

Samedi 24 juin 2017

La météo est plus que calme, la mer est d’huile, nous naviguons au moteur, pratiquement plein Est depuis le Cap Sounion jusqu’à Andros.

Nous passons au Sud de Makronisi, au Nord de Kéa, au Nord de Yaros (vous vous souvenez? L’île prison), puis nous embouquons le chenal entre Andros et Tinos.

Alors qu’il n’y a pratiquement pas un souffle, le vent se débrouille pour souffler quand même un peu dans le chenal où le courant fait des frisottis...on ne peut qu’imaginer la situation par fort meltem établi !

Nous profitons de ce grand calme pour passer la nuit dans la belle baie de Korthion qui se situe au tiers Sud de la côte Est d’Andros.

Cette côte, très exposée aux vents dominants est peu fréquentée par les voiliers. A Korthion, qui compte un petit port, nous mouillons sous la chapelle...nous serons le seul bateau de passage ce soir-là.
Arrivée dans la baie de Korthion, côte Est d'Andros
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Dimanche 25 juin 2017

Dans le couloir oriental de la mer Egée un vent de Nord de 10 à 15 nœuds est annoncé : idéal pour faire la traversée à la voile jusqu’à Khios (ou Chios).

A 7h30 nous levons l’ancre pour mettre le cap sur la côte Sud Ouest de Khios.

Doug Le navigue à l’aise aux allures qui lui plaisent, entre le bon plein et le travers.

A 16 heures nous virons l’écueil de Venetiko et découvrons les échancrures de la côte Sud ouest de Khios, Ay Lorrias, Salagona, toutes sont très belles, peu habitées et très calmes, même si le premier soir nous avons fui des voisins un peu bruyants.
Vues depuis la colline, les baies de Salagona au Sud Ouest de Khios
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La connexion internet n’y est pas très puissante, parfois inexistante et il en est de même pour le réseau téléphonique...alors, il faut bien choisir son endroit si l'on veut pouvoir prendre des nouvelles sans être obligé de sauter dans l'annexe !

La crique la plus au Nord, allongée entre deux falaises avec une petite plage au fond a tous les avantages et y compris téléphone et réseau !
Nous nous y sommes beaucoup plu !
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Nous nous y installons jusqu’au mardi 27 au matin, le capitaine y fera une belle chasse et nous y apprendrons que notre petite fille Diane a été reçue en liste principale au concours d’entrée de l’école d’infirmières !
Champagne !
Le four est toujours trop petit !
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Mardi 27 juin 2017

10h, nous levons l’ancre pour progresser vers le Nord de l’île de Khios en longeant sa côte Ouest.

A nouveau c’est la côte exposée ! Mais elle compte quelques beaux abris ! C’est le cas du port de Limnia sous le village de Volissos où nous entrons aux alentours de 13h.

Le port actuel a été agrandi et modernisé...donc les cartes ne sont pas exactes !!!

Le quai public est au fond sur la rive Nord, le nouveau port avec pendilles, bornes d’eau et d’électricité, bloc sanitaire opérationnel se situe sur la droite en entrant...il n’y a personne...nous choisissons la manœuvre la plus simple et nous amarrons alongside !
Le port de Limnia vu du nord
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vu du quai sud

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Le maître de port, accueillant et charmant, bien sûr, viendra nous faire payer notre écot (5,5 euros pour la nuit !) et nous laissera son numéro de téléphone pour tout problème ou service que nous aurions à solliciter !

Nous sommes ici dans une configuration typique des îles : Volissos, un village perché sur la colline, coiffée par son château fort, qui dispose d’une vallée étroite et fertile qui descend jusqu’à la mer et aboutit au port de Limnia.
Volissos, protégé par son château fort
DSCN3566.JPG Dans l’après-midi, nous montons au village (une 1/2 heure de marche à pied sous le soleil) pour faire quelques courses et découvrons une boulangerie comme nous les aimons...mais fermée à cette heure là bien sûr !

Les fours au feu de bois ne chauffent que le matin !

Nous reviendrons demain !



Pour nous qui aimons le bon pain traditionnel, la Grèce est un vrai conservatoire ! Depuis Vonitsa dans le Golfe de Prévéza en passant par Naxos et maintenant Volissos à Khios, le capitaine a photographié toutes celles que nous avons découvertes et qui à chaque fois nous ont proposé un pain au levain délicieux et de longue conservation !

Au retour du village nous visons le bar du port pour déguster une Mythos bien glacée !

Manifestement, les habitants de Limnia et Volissos attendent désespérément les visiteurs...en effet, il n’y aurait plus guère que le tourisme pour les faire vivre...

D’ailleurs Khios est une belle île, chargée d’histoire...elle aurait vu naître Homère ! Elle est également célèbre depuis des millénaires pour son arbre à mastic, le Pistacia Lenticus. Sa sève a été récoltée depuis l’antiquité comme gomme à mâcher, on lui prête des vertus curatives ou aphrodisiaques. De nos jours on en fait une liqueur.

Mais aujourd’hui, cette île qui avait tant souffert dans son histoire récente (destructions massives pendant la guerre d’indépendance suivies d’un tremblement de terre mémorable en 1881 !) voit son attractivité touristique réduite à néant par sa situation due à l’accueil des réfugiés...

C’est très injuste !

Mercredi 28 juin 2017

Nous reprenons le chemin de Volissos pour le pain !

Nous avons bien fait : admirez !
Le boulanger de Volissos
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A 10h nous quittons Limnia pour continuer notre progression vers le Nord.

Nous longeons la côte Nord de Khios jusqu’aux anses de Marmarou et Parapanta : deux longues indentations dans le coin Nord Est de Khios, complètement ouvertes au Nord.

C’est le moment de s’y arrêter puisque le méchant vent de Nord n'est pas encore réveillé !

La plus à l’Ouest, Marmarou abrite un petit port et un joli village, Kardhamila.

La deuxième, Parapanta est beaucoup plus sauvage !

Pour passer de l'une à l'autre mieux vaut faire le tour de l'îlot Margariti acr les sondes du seuil Est ne dépassent pas 2 mètres contrairement aux indications portées sur les cartes.

ici, au fond de Parapanta, nous ne sommes plus qu'à 30 miles de Lesbos ! Plein Nord, ce sera notre destination de demain et le but du voyage !

mardi 23 mai 2017

Saison 2017 : 4ème billet, du 19 mai au 23 mai 2017, Kalados et retour à Kythnos

Du 19 au 22 mai nous restons au quai dans le port de Kalados (ou Kalendo).

La météo est très perturbée et le vent, assez fort à fort, passe sans arrêt du Nord Ouest au Sud Ouest, notamment en plein milieu de nuit, ce qui rend difficile la poursuite du voyage...il faudrait trouver un endroit abrité de tous les vents, denrée rare !

A Kalados nous sommes justement abrités de tous les vents alors c’est sans doute l’endroit où attendre que le temps se stabilise.

Nous profitons de l’environnement naturel : promenade, cueillette de thym sauvage, baignade.

Et puis nous profitons aussi des rencontres que nous faisons, le maître de port plein de ressources à qui nous avons acheté outre le fromage et les œufs, un quart d’agneau de lait, nos voisins de port, un couple de français et un couple d’allemands avec qui nous passons des soirées très agréables : vive l’Europe !

Il me faut également signaler la taverne Kalados, leur site : www.kalados.gr

Sur la colline en face du port, juste au dessus de la chapelle, l’établissement Kalados.

A gauche le port, à droite, le bâtiment blanc la Tavern Kalados

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Non seulement on peut s’y restaurer sur une terrasse ombragée avec vue imprenable sur la baie, mais on peut aussi y séjourner.

La terrasse ombragée
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La vue depuis les terrasses
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Les propriétaires, Hélias et Georgia disposent de 8 studios pour 2 ou 4 personnes, modernes, lumineux avec grandes chambres, kitchenette, salle de bain et terrasse privative, le tout pour un prix défiant toute concurrence.
Pour ceux qui n’ont pas peur de faire de la piste pour se retrouver au bout du monde c’est un bel endroit !

C’est dans cette ambiance à la fois amicale et paisible, bien que ventée, que lundi 22 au matin tombe le message de l’hospitalisation en urgence de mon père.

Il faut que je rentre.

Le prochain avion pour Toulouse décolle d’Athènes le jeudi 25.

Demain nous quitterons le quai pour faire une remontée vers Porto Rafti et l’aéroport.

Mardi 23 mai 2017

Bon anniversaire Capitaine !

A 6 heures nous avons quitté le quai. Le vent est gentil, la mer calme nous naviguons vers le Sud de Paros, puis remontons le chenal entre Paros et Antiparos. Attention aux hauts fonds et aux cailloux de la sortie Nord ! Puis, cap sur Kythnos ! Doug Le fait du près serré entre 5 et 6,5 nœuds...

A 16 heures nous mouillons dans l’anse Ioannis.

Demain, il restera 40 miles jusqu’à Porto Rafti où je laisserai mon capitaine pour rejoindre ma famille.

Il y aura donc une interruption dans le journal de voyage.

vendredi 19 mai 2017

Saison 2017 : 3ème billet, du 13 mai au 18 mai, Kythnos, Paros, Naxos, Dhespotico, Naxos

Samedi 13 mai 2017

A 9h15, après avoir consulté la météo nous quittons Port Irène à Kythnos, cap sur Paros, 42 miles dans le Sud Est.

Comme prévu nous naviguons au bon plein puis au largue, génois-artimon au début et puis tout dessus dès le quart de la traversée.

Belle journée de navigation, le Sharki aime ces allures et il y a juste le vent qu’il lui faut, entre 15 et 20 nœuds.

Nous retrouvons avec bonheur la belle baie de Naoussa à Paros. Vous vous souvenez, il s’agit de cette très grande baie en pinces de crabe qui s’ouvre au Nord de Paros. On y trouve toujours un abri, quelque soit le vent, il suffit de se déplacer un peu !

A 16h30 notre mouillage est terminé dans l’anse Sud Ouest, l’anse Plastira. Il n’y a que quelques bateaux et nous retrouvons le cri des paons, ils font partie du décor dans les hôtels et résidences de la plage.

Tout est encore très calme, la saison débute à peine.

La nuit sera parfaitement réparatrice.

Dimanche 14 mai 2017

Il fait très beau, chaud même, le vent est quasi nul, nous nous installons pour les prochaines 24 heures sous le monastère, dans le creux de la pince Nord Ouest.

L’eau est magnifique et presque chaude, chasse pour le capitaine et baignade pour moi...programme estival, avec petit poisson frais au déjeuner !

Nous savourons ...

Lundi 15 et mardi 16 mai 2017

Nous n’avons plus de réserve de vivres et la météo annonce du vent défavorable pour la poursuite du voyage. Rien de plus simple que de faire une petite traversée jusqu’à Naxos. Un peu plus d’une heure pour franchir le chenal Paros-Naxos et s’amarrer au quai du port de Naxos.

A 9h30, l’amarrage à quai est terminé, juste avant l’arrivée d’un grand catamaran ...nous avons bien fait de nous lever de bonne heure.

A Naxos on est accueilli et placé par le maître de port. Ici on recule sur son ancre et on prend aussi une pendille pour assurer l’amarrage, l’eau et l’électricité sont au cul du bateau : pas tout à fait 15 euros la nuit.

Par ailleurs tous vos besoins, ou presque, peuvent être satisfaits : le gaz, le lavage du linge...tout ça livrés au bateau. Pour les demandes plus spécifiques il suffit de s’adresser au maître de port. Nous avions besoins de 2 morceaux de contreplaqué marine pour remplacer notre dessus de passerelle : ils sont arrivés dans l’heure ! Jean-Claude a pu rendre notre passerelle à nouveau utilisable ! Il ne reste plus qu’à la vernir !

Dans les vieilles ruelles de la jolie ville portuaire de Naxos nous avons retrouvé les produits locaux (légumes et fromages), la boulangerie traditionnelle où le pain au levain est cuit au feu de bois et aussi les gens, le couple de français, Chris et Nathalie, qui tiennent la laverie et qui vivent au port sur un bateau (charmants, d’excellents conseils, ils peuvent renseigner sur tous les sujets, aussi bien les bons restaurants que l’endroit où l’on peut faire imprimer un document...).

Cette année encore nous leur avons fait confiance pour le choix du restaurant : le Doukato. Le lieu est très agréable ( dans une cour ceinte de murs blancs, des tables disposées autour d’un grand arbre) et la cuisine grecque est très bonne.

A quai nous faisons de nouvelles rencontres, c’est un endroit propice !

Mardi soir, le vent du nord souffle assez fort et il fait froid : un apéritif somptueux sur un bateau voisin nous réchauffe très agréablement !

Pour nous, Naxos, l’île d’Ariane, est définitivement une belle étape !

Mercredi 17 mai 2017

A 9h40, tous les pleins faits, nous quittons le port de Naxos par temps calme nous visons la baie de Dhespotico (ou encore Despotiko).

Nous la connaissons bien pour y avoir séjourné par deux fois l’an dernier mais nous succombons à nouveau au charme de ce bel endroit où nous arrivons vers 13h : c’est une large baie, protégée de quasiment tous les vents, entre Antiparos au Nord, Dhespotico au Sud et Tsimindri à l’Ouest.

Dans le milieu de l’après-midi le vent de Nord-Ouest se lève, 15 nœuds...il se met à faire frisquet !

Pour cette partie du voyage...pas d’images ! Mon photographe préféré n’est inspiré que par la découverte d’un lieu...donc pour les illustrations concernant Paros, Naxos et Dhespotico...se reporter aux billets de la saison 2016 !

Demain il devrait y avoir des images !

Jeudi 16 mai 2017

Le vent est tombé, nous naviguons, par mer d’huile, de Dhespotico à Kalando ou Kalados, un petit port au Sud de l'île de Naxos : un bel enrochement, des quais solides en béton et marbre, des bornes électriques.

Il est construit dans un environnement complètement champêtre, au débouché d’une rivière qui a tendance à l’envaser. Pour l’instant quelques places sont disponibles à quai à condition de faire attention aux sondes.

Arrivée au port de Kalando, en dehors de tous les circuits
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Nous y sommes accueillis en tout début d’après-midi par un couple de français qui nous aident à l’amarrage.

Encore un port construit sur fonds européen en dépit du bon sens. Une jetée pharaonique qui ferme un fond de baie face à une petite rivière, ensablement garanti... Le tout construit dans un endroit désert où n'arrive aucune route. Les travaux jamais finis, personne pour prendre le port en gérance pendant plusieurs années, (maintenant c'est le fermier le plus proche qui vient encaisser ses 7 Euros), Résultat un port où on peut placer au maximum 10 bateaux, à moitié ensablé, il y a à peine 2 mètres d'eau le long des quais, absent de toutes les cartes et guides, l'adduction d'eau inutilisable avant d'avoir été branchée et les bornes électriques rouillées dont une seule fonctionne encore. Mais quel charme !



Aujourd’hui, le port abrite donc quelques bateaux locaux et trois bateaux de passage. Le maître de port vient nous saluer, nous propose le branchement électrique et surtout du fromage et des œufs de sa ferme que nous acceptons évidemment ! Un vrai paradis pour écolos !

Il fait encore chaud, il est facile de débarquer la passerelle, le capitaine va pouvoir passer le vernis de protection sur le contreplaqué tout neuf !

Il n’est pas impossible que nous décidions d’y rester quelques jours !

Doug Le à quai à Kalando...
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Vu depuis le chemin qui longe la plage : le port s'envase, indéniablement !
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D'un peu plus près : c'est confirmé !
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Mais le soir tombe, l’orage gronde un peu, il fait un peu froid, vite rentrons nous réchauffer avec une bonne daube de Naxos (bœuf et vin rouge de l’île) cuisinée par mon chef sur la belle gazinière toute neuve !

C'est vrai qu'elle en jette pour le moment !
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Je vous raconterai la suite de nos paisibles aventure à Kalando dans le prochain billet. Le site est si beau !
L'ensemble de la baie, depuis la chapelle en face
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vendredi 12 mai 2017

Saison 2017 : 2ème billet, du 8 mai au 12 mai, de Karistos à Loutra

Lundi 8 mai 2017

A 7h30, soulagés par les résultats des élections présidentielles avec l’élimination des frontistes sur un score convenable, nous levons l’ancre à Xero et pointons l’étrave vers Karistos, le port confortable de la grande baie Sud de l’île d’Eubée (Evia).

Deux heures après nous sommes amarrés au quai, parés pour achever l’entretien du moteur et faire un bon avitaillement avant de cingler vers le Sud.



La journée passe à toute vitesse...faire la vidange, changer tous les filtres du moteur, filtre à huile, filtre à gazole, pré-filtre à gazole, nettoyer le filtre à eau, puis nettoyer la cale et jeter les résidus polluants, faire le réapprovisionnement des produits de base, lourds à transporter, les packs d’eau et autre canettes et bouteilles de boissons désaltérantes et réconfortantes pour pouvoir faire face à nos rituels : l’Ouzo très frais et très allongé à la mi-journée, de temps en temps une petite Mythos (une bière grecque, légère) en fin d’après-midi, avec, à chaque dégustation, une pensée pour ma sœur Christine et pour mes deux petits-fils Mathis et Elouan.

Nous avons même trouvé un plat inox adapté à notre nouveau four et une douchette pour remplacer celle du cokpit.

Les courses de frais sont prévues le lendemain matin, juste avant le départ.

A nouveau nous nous couchons épuisés...mais contents !

Du mardi 9 au vendredi 12 mai 2017

Le mardi, nous faisons le plein de beaux légumes, d’olives, de pain frais et de gressins aux épinards, et achetons un quart avant d’agneau de lait. Nous pouvons tenir trois jours...

A 9h45, nous nous éloignons du quai de Karistos et mettons le cap sur l’île de Kithnos.

Nous naviguons d’abord au moteur puis au près serré, puis au bon plein.

Je suis fatiguée et j’ai froid, mais le capitaine veille sur moi et s’occupe de tout.

Il lui faut retrouver les bonnes habitudes, jongler avec les humeurs du vent, accélération dans les chenaux, changement de direction en fonction des reliefs mais également être attentif aux cargos très nombreux qui sillonnent la mer Égée...l’A.I.S. aide bien.

A16h45, le mouillage est terminé à Kithnos, dans la baie d’Ay Stefanos. Nous sommes seuls, à nouveau. Le mois de mai est merveilleux pour les amoureux du calme et des paysages solitaires !
Le village et la baie de Stefanos
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Le lendemain matin nous nous déplaçons d’un mile pour mouiller dans l’anse de Ioannis dont je vous ai déjà moultes fois parlé et nous choisissons de jeter l’ancre, non pas devant la plage principale, mais dans l’échancrure plus petite à droite...personne !



Première chasse pour le capitaine, première baignade pour moi. L’eau est encore un peu fraîche, tonifiante, belle et transparente je n’y reste pas très longtemps mais j’apprécie. Et puis, nous allons manger notre premier poisson de la saison, c’est un beau sar, forcément délicieux !

A terre, les murettes de Kythnos, les vestiges d’un puits, une aire de battage en parfait état des touffes de thym sauvage...
L'aire de battage à quelques mètres de la mer, la petite anse de Ioannis
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La nuit sera très calme : l’équipage récupère !

Jeudi après-midi, direction Loutra, histoire de rencontrer quelques êtres humains. Toujours à Kythnos, c’est un petit port très accueillant dans le Nord Ouest de l’île.
Lorsque nous arrivons, le quai est vide, en début de soirée le port affichera complet. Nous aimons beaucoup l’ambiance, ici, le maître de port est jeune, serviable et compétent, les tarifs très compétitifs (7 euros la nuit pour notre 12 mètres) et on y trouve aussi un service de laverie (très utile après 15 jours de voyage).

Seul petit bémol, les bars à musique ! Le port devient bruyant la nuit !

Loutra, en grec signifie station thermale. Les sources chaudes et sulfureuses sont ici connues depuis l’antiquité, les canalisations de pierres sont toujours en état de fonctionnement et pour une petite cure à ciel ouvert il suffit de se rendre au coin de la plage, deux minutes de marche à pied depuis le bateau et on s’installe dans un bassin de pierres dans de l’eau à 50°. Pour les plus courageux, il est très facile de passer du très chaud de la source au très frais de la mer...

Le vendredi 12 au matin, aujourd’hui donc, nous avons le bassin juste pour nous deux, nous trempons une bonne heure !

Après ce moment de pure détente, retour au bateau où, après un peu de bricolage et quelques courses, le capitaine décide d’aller passer la nuit au mouillage, loin du bruit. Nous quittons le quai un peu plus vite que prévu car une rafale de vent de face nous rapproche un peu trop du quai, alors moteur, guindeau, et nous voilà dehors.

En deux ou trois minutes nous nous rendons dans la crique au Sud de Loutra, appelée Port Irène.

Nous sommes seuls au milieu de ce bel endroit bordé de deux falaises, au fond la plage avec deux maisons de pêcheurs et une petite chapelle, à droite un petit quai pour les barques de pêche et les petits bateaux, au bout du quai un restaurant chic avec vivier de homards, langoustes et cigales.
Port Irène depuis la colline
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La plage de Port Irène
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Nous y dormirons ce soir et demain matin nous mettrons le cap sur le nord de l’île de Paros.

Si la météo tient ses promesses, nous devrions pouvoir naviguer au bon plein ou au largue : artimon, génois et vogue la galère !

dimanche 07 mai 2017

Saison 2017 : 1er billet, du 27 avril au 7 mai

Le plus difficile pour tenir le blog, c'est de s’y remettre ! Retrouver le plaisir d’écrire, les phrases qui s’enchaînent, les idées qui s’organisent sans effort...je vais essayer.

Tout au long de l’hiver, par ailleurs plutôt actif entre les rendez-vous familiaux, le bricolage et le ski, nous avons préparé la saison estivale.

En septembre 2016, nous avions quitté le bateau avec toute une liste de matériel à acquérir ou à changer...

Mais, comment transporter l’équipage, accompagné d’un bon mètre cube d’objets, de Toulouse à Halkoutsi ?

Refaire le grand trajet en voiture et renoncer au vol direct qui nous emmène de Toulouse à Athènes en 3 heures sans fatigue ? Trouver une autre solution ?

Finalement nous avons fait livrer directement au chantier une palette de matériel (bon à savoir : l’accastilleur SVB, livre en Grèce) ainsi que l’ensemble des batteries du bateau (4 trojan T105+ pour le service et 1 AC Delco pour le moteur) commandé depuis la France à un fournisseur grec du Pirée. (www.roussakis.eu on peut voir les produits sur leur site et commander par tel, le commercial parle français et on est livré gratuitement le jour voulu...)

Par ailleurs, nous avons embarqué le jeudi 27 avril 2017 avec deux bagages de 23 kilos chacun, sur le vol Aegean de 11h20.

Cette année, pour transporter tout çà, nous avons testé la location d’une voiture. Avec la compagnie Sixt nous avons pu prendre la voiture à l’aéroport à la descente de l’avion et rendre le véhicule à Eretria (il y a un bac toutes les 30 minutes entre Oropos et Eretria, pour une traversée d’ un quart d’heure). Quand on est très chargé et qu’il faut procéder à l’établissement du nouveau transit log grec, c’est une assez bonne solution, pas beaucoup plus onéreuse que le taxi.

Le jeudi 27, donc, en fin d’après-midi, nous arrivons au chantier, nous nous installons à bord et savourons notre retour en Grèce : la douceur du climat, l’odeur sucrée des orangers en fleurs et des chèvre-feuilles, le rouge sombre des grands coquelicots et le bleu-rose-violet des pois de senteur...

Mais la langueur n’est pas de mise sur ce bateau, très vite le capitaine se met au remontage de notre centrale électronique B&G, envoyée en révision pendant l’hiver, et l’équipière, range, organise, prépare la couchette...

Le soir, repas de poissons à la taverne, accompagné d’un pichet de vin blanc...nous sommes bien de retour en Grèce !

A partir du lendemain vont s’enchaîner jusqu’au jeudi suivant, sans discontinuer, les épisodes administratifs et les épisodes préparation du bateau.

Commençons par l’administration !

Nous savions, avant de venir, qu’il nous faudrait procéder au renouvellement de notre transit log, Pleasure Craft Traffic Document ou DKPA. Il s’agit d’une nouvelle formule assortie d’une nouvelle taxe, peu élevée au demeurant, 50 euros. Nous savions aussi que la procédure pouvait s’avérer longue et complexe (la lecture du blog “le petit monde de Troll” et de quelques forums de navigateurs est très instructive à ce sujet) aussi, nous avions réservé notre vendredi, une journée entière, pour venir à bout de cette nécessité !

En fait il a fallu s’y reprendre à trois fois ce qui, pour nous, a signifié 3 aller-retours Halkoutsi-Oropos car il fallait bien se rendre au bureau de la police portuaire du secteur. La première fois, le vendredi 28 avril, après une attente d’environ une heure devant le bureau, nous avons obtenu le document officiel qui permet d’aller à la banque, s’acquitter de la taxe et appris qu’il faudrait revenir mardi 2 mai avec le reçu bancaire et les photocopies de tous les documents (dans ce bureau ils ne font pas les photocopies...!).

Nous nous appliquons à tout faire dans les règles, banque et photocopies (j’énumère les documents requis pour ceux qui viendront bientôt en Grèce : lettre de pavillon, cartes d’identité des deux propriétaires, attestation d’assurance, permis mer, certificat de radiotéléphoniste).

Munis de tous ces papiers dûment photocopiés, assez surs de nous, le mardi, nous nous rendons à nouveau au bureau des fonctionnaires de police. L’accueil est charmant, une des jeunes femmes parle d’ailleurs plutôt bien le français, tous nos papiers sont en règle, on en remplit et signe d’autres où l’on précise le prénom de nos pères et mères, on croit déjà que nous allons repartir avec notre sésame...non, ça ne sera pas possible aujourd’hui, ce ne sera prêt que jeudi....Quand nous ressortons dépités du bureau, le couloir est déjà plein de plaisanciers qui font la queue pour obtenir le même laisser-passer que nous, ils n’auront pas plus de chance, il faudra qu’ils reviennent, eux-aussi !

Finalement, troisième étape, le fameux DKPA est disponible le mercredi ! Je téléphone, c’est bien confirmé «it is ready».

Mais, nouvelle émotion, lorsque le capitaine se présente, le poste de police est fermé à clé. Heureusement, le chauffeur de taxi vient à son secours, appuie sur toutes les sonnettes du bâtiment, se fait ouvrir, donne de la voix et permet à jean-Claude de récupérer le précieux document. Ouf ! Que de tracasseries !

Donc, entre deux voyages à Oropos, nous avons travaillé à la remise en forme de Doug Le.

Sur un bateau qui approche de la trentaine il faut maintenant renouveler certains équipements !

Cette année nous avons changé :

  • - tout notre parc de batteries, elles avaient entre 7 et 8 ans, il fallait donc le faire par sécurité.
  • - notre centrale électronique de navigation, révisée pendant l’hiver.
  • - notre transpondeur AIS qui avait eu la mauvaise idée de griller l’an dernier (effet d’un orage probablement).
  • - le joystick de commande du propulseur (tout oxydé !).
  • - notre gazinière (l’ancienne avait le don d’irriter mon chef cuistot par son mauvais fonctionnement, dû en partie à la conception d’origine de l’objet, mais aussi à l’âge de la machine, tubulures et gicleurs oxydés étaient en passe d’en faire un engin explosif !)
  • - notre échelle de bain, pour une 5 barreaux, plus large et plus longue.
  • - l’hélice du moteur hors-bord.


Nous avons également amélioré le confort :

  • - de notre couchette, en l’équipant d’un sur-matelas et d’oreillers à mémoire de forme.
  • - du cokpit, avec des sièges inclinables et des coussins triples de bonne qualité, ainsi qu’un petit taud de soleil maintenant endraillé sur un rail fixé sur le bord supérieur de la casquette.

Enfin, il a fallu comme tous les ans, hisser et étarquer le génois, vérifier le fonctionnement des voiles à enrouleur, nettoyer le pont du bateau, les pare-battages et passer une bonne couche d’antifouling sur la coque.

Tout cela sans compter l’ajout d’une cale sous les silent-blocks du moteur par le mécano et la reprise, par Dennis, du gel coat du tableau arrière endommagé l’an dernier à Poros !

Bref, au bout d’une semaine, le jeudi soir, tout est prêt, la note est payée, les pleins sont faits (eau et gazole livré par un petit camion), le chariot de mise à l’eau est en place sous notre bateau.

Doug Le sera le premier à sortir le vendredi 5 mai au matin.
Prêt à partir
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Du vendredi 5 mai au dimanche 7 mai 2017 : glissade paresseuse jusqu’aux Îles Petaloi

8h30 le vendredi, le bateau retrouve son élément, le voyage de la saison 2017 peut commencer !

Comme nous sommes un peu fatigués par cette semaine intense nous décidons de commencer par de courtes étapes paresseuses.

Vendredi vers midi, après avoir navigué gentiment à la voile, poussé par un petit vent de 3/4 arrière, nous entrons dans la jolie crique de Vouphalo. Vous savez, une de nos préférées, celle qui est toute ronde ! Quand nous y arrivons nous sommes seuls au mouillage. Quel délice !

Nous y resterons jusqu’à dimanche matin et en profiterons pour gonfler notre annexe, aller nous régaler chez Stella et nous promener jusqu’au col qui domine la baie pour faire quelques photos et ramener du fenouil sauvage.
Vouphalo depuis le col
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Dimanche 7 mai, nous levons l’ancre de bonne heure (6h30), prenons le petit déjeuner en mer et descendons dans le calme jusqu’aux Petaloi. Du vent de sud un peu fort est annoncé dans l’après midi, alors nous choisissons l’anse de la côte Ouest de l’île de Xero où nous serons à l’abri.

Ce soir, nous suivrons les résultats des présidentielles sur internet...évidemment nous avions laissé nos procurations avant de partir !

Demain nous rejoindrons Karistos, au Sud d’Eubée où nous nous préparerons pour traverser les Cyclades et plus tard rejoindre les îles du Dodécanèse.

lundi 26 septembre 2016

Du mardi 30 août au mardi 20 septembre 2016 : fin de la saison, dernier billet

Du mardi 30 août au vendredi 2 septembre 2016

Avant de revenir à Zea pour accueillir nos amis Yves et Geneviève, « stand by » le long du flan Nord de la péninsule de Méthana, dans une anse plutôt sauvage et poissonneuse juste après le petit port de Vathi.

Du vendredi 2 au mardi 13 septembre 2016 : dernière croisière de la saison

Ce sera dix jours d'amitié, de retrouvailles, de partage et de découvertes : un vrai régal ! Je vais essayer de vous donner un aperçu.

Notre circuit, un petit tour à la découverte de la côte orientale du Péloponnèse :

Nous sommes allés de Zea Marina au Pyrée jusqu'à Monemvasia, notre escale la plus au Sud, en passant par, Ermioni, Porto Khéli, Kiparissi, Iéraka .

Puis, retour depuis Monemvasia jusqu'à Porto Rafti, en passant par Hydra (Petassi), Poros et le Cap Sounion .

La carte de Geneviève

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La météo du voyage :

Les deux premiers jours, nous avons bénéficié d'un bon courant de Nord pour glisser à bonne allure jusqu'à Ermioni puis Porto Khéli.

Le troisième jour, vents favorables et mer plate pour une navigation très agréable jusqu'à Kiparissi. Puis, quelques nuages et quelques gouttes de pluie, ont rafraîchi l'atmosphère et nous ont rappelé que l'automne arrivait.

Enfin, alors que nous nous attendions à faire une remontée vers le Nord au moteur par vent calme nous avons pu dérouler les voiles entre Monemvasia et Hydra et entre Poros et Sounion. Seuls les quinze derniers miles furent désagrables face au vent et aux vagues courtes entre Sounion et Porto Rafti. Eole et Poséidon nous ont vraiment gâtés !

Les activivités de l'équipage :

  • - Naviguer, nager, lire : ça c'était pour tous les quatre.
  • - Chasser et pêcher à la traîne : ça c'était pour le capitaine qui a ramené de très bons poissons quasiment tous les jours. Jusque là nous n'avions pas pu attraper un seul poisson à la ligne dans les eaux grecques, trop claires, trop transparentes. Nous étions donc particulièrement heureux de retrouver le plaisir de remonter du poisson, maquereaux et bonites (un, deux jusqu'à trois) pratiquement à chaque sortie. La saison, les jours qui racourcissent étaient sans doute des éléments favorables.
  • - Dessiner et peindre : ça c'était pour Geneviève qui m'a gentiment donné l'autorisation de publier ses aquarelles. Vous allez pouvoir admirer.

Les points forts du voyage en images, les aquarelles sont toutes signées Geneviève et les photos Jean-Claude :

Porto Khéli : l'église depuis le centre du mouillage

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Kiparissi : une grande baie ceinturée de haute falaises.

Le village est au centre de la baie qui offre également un abri au Nord et un autre au Sud : un petit quai sous une chapelle dédiée à Saint-Georges. C'est là que nous étions amarrés.
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Iéraka : comme un fjord entre deux hautes falaises qui se termine par une lagune.
Au sommet de la falaise Nord les vestiges (très importants en surface au sol tout du moins) d'une ancienne acropole. Ces ruines ne semblent ni fouillées, ni exploitées, à peine sont-elles signalées...pourtant...
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Monemvasia : le but du voyage.
C'est un rocher fortifié de plus de trois cents mètres de haut relié à la terre par une digue étroite. Il est souvent appelé le Gibraltar du Péloponnèse ! Indéniablement il y a des points communs. Le village médiéval byzantin est dans un très bel état de conservation. Vous ne pouvez que tomber sous le charme de ses bâtiments aux couleurs chaudes et de ses ruelles tortueuses ! Un conseil, si vous voulez visiter la ville haute et l'église Sainte-Sophie accrochée tout en haut au rebord de la falaise, il faut vous y prendre de bonne heure car les portes sont closes à 15 heures. Nous l'avons découvert à nos dépens. Il nous faudra donc revenir !
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Hydra, tout à l'est de sa côte Nord, à l'abri de l'îlot Petassi :

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Le Cap Sounion où la magie opère à chaque fois :

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Dix jours, c'étaient à la fois magnifique et trop court...

Du mardi 13 septembre au mardi 20 septembre 2016 : remontée vers le chantier

Après avoir confié nos amis à un taxi, direction l'aéroport, nous avons entamé notre remontée vers Halkoutsi où se trouve notre chantier d'hivernage.

Une escale aux îles Petaloi, une autre à Vouphalo et déjà Dennis était prêt à nous sortir de l'eau. Le vendredi 16 septembre le bateau était sur ber, le lundi 19 tout était nettoyé, rangé, plié.

Le 20 septembre après avoir passé une soirée délicieuse et gourmande chez nos amis athéniens nous avons pris le vol direct pour Toulouse.

Voilà, la saison de navigation 2016 s'achève, le blog va rester en sommeil jusqu'au mois de mai prochain et nous allons passer aux activités d'automne et d'hiver !

dimanche 28 août 2016

Du mardi 16 août au mardi 30 août 2016 : jolie croisière avec nos petites filles

Les quinze jours à la maison ont filé très vite : aller et retour Toulouse-Figeac et Toulouse-Aureilhan pour rendre visite à nos parents, champagne avec nos petits enfants (succès obligent !), remise en forme du jardin, cueillettes, conserves et confiture...et voilà c'était fini ! Un peu trop court ! L'an prochain nous ferons une parenthèse plus longue !

Le 16 août à 11h30 nous étions dans l'avion pour Athènes avec nos deux petites filles et, à 17h, de retour sur Doug Le qui nous attendait à Zea Marina.

Du mercredi 17 au lundi 22 août 2016 : petit tour dans les Cyclades

Le mercredi, les pleins sont faits, la météo est favorable et les filles sont motivées : à 10h40 nous larguons les amarres à Zea pour un trajet direct vers Kithnos.

Belle journée de navigation à la voile par vent de travers 15, 20 puis 25 nœuds et mer plate ! Les conditions sont idéales pour amariner les filles !

Nous vérifions au passage que Poseidon veille toujours sur le Cap Sounion et jetons l'ancre à Kithnos, dans la belle anse Kolona, à 18h15.

Beaucoup de bateaux au mouillage à notre arrivée qui ont la bonne idée de s'en aller en début de soirée. La nuit sera douce et calme.

Jeudi matin, baignade dans Kolona jusqu'à ce que des bateaux de location, toujours plus nombreux, arrivent en flotilles. Nous fuyons devant « les envahisseurs » et partons faire le tour de l'île.

Nous faisons une pause déjeuner dans une anfractuosité de la pointe Sud de Kithnos, juste après le phare. Nous y sommes seuls et goûtons le calme et la transparence de l'eau.

Il faut quand même prendre garde au ressac des très grosses vagues générées par les catamarans qui font les liaisons inter îles à très grande vitesse. Notre amarre à terre a été soulevée par l'une d'elles...sans conséquence, heureusement.

Petite anse au sud de Kithnos
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Jeudi soir vers 19h nous entrons dans l'anse Ioannis que nous aimons tant et nous avons le plaisir d'y retrouver nos amis Spyros et Olivia.

La météo nous avait annoncé du calme jusqu'à dimanche et dès le vendredi nous touchons du nord un peu soutenu (25 nœuds).

Le vendredi 19, nous profitons de l'abri et de la beauté de Ioannis et partageons l'apéritif et le taboulé du déjeuner avec nos amis.

Encore une belle journée !

Samedi 20 août, le vent souffle toujours, favorable pour une traversée vers Siros. Le bateau marche bien par vent de travers, quelques vagues nous secouent un peu. Loana, la plus jeune de nos petites filles adore ça, l'aînée, un peu sujette au mal de mer reste sagement allongée sur le banc du cokpit.

A midi, nous sommes amarrés au quai de Finikas où nous pourrons profiter de la douche, du service de laverie et jouer les touristes jusqu'au lundi matin.

En effet, dimanche nous prenons le bus jusqu'à Ermoupoli (ou Hermoupolis), capitale de Siros et accessoirement capitale des Cyclades. Elle fut pendant longtemps le port le plus prospère de Grèce avant d'être détronée par Athènes. Cela reste un port très actif et une belle ville toute blanche que surplombent deux collines et deux « choras », l'une catholique et l'autre orthodoxe.



Si nous avons fait l'ascension d'une des collines jusqu'à l'église byzantine, le courage nous a manqué pour nous attaquer à la deuxième sous le soleil de midi !
Petite pause à mi-parcours

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La chora catholique depuis la chora orthodoxe

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La descente est plus facile

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Toutefois nous avons rempli nos obligations de touristes jusqu'au bout en ramenant une belle boite de loukoums. Siros est très réputée pour sa production de loukoums...en effet, ils sont délicieux !

Lundi 22 août 2016

La météo nous invite à engager un retour côté Péloponèse, c'est à dire du côté facile pour ramener les filles à Athènes.

Alors, après avoir fait quelques courses, nous quittons le quai de Finikas pour une première petite traversée de 20 miles vers l'Ouest, direction Ioannis.

Mardi 23 août 2016 : traversée de Ioannis (Kithnos) vers Ermioni (au fond du Golfe d'Hydra)

Encore une fois, la météo nous annonce du vent calme et...nous allons naviguer à la voile par 20-25 nœuds de vents portants puis de travers...super en fait !

Nous aurons avalé nos 60 miles en moins de 10h.

Mercredi 24 et jeudi 25 août 2016

Nous flânons autour de Porto Khéli, la journée dans les jolies criques à l'eau claire et la nuit dans l'anse ronde et protégée de Porto Khéli.

Le temps est couvert, un peu orageux ...du coup le soleil tape moins dur ! Depuis deux jours les filles sont à la manoeuvre de mouillage, l'une à la barre, l'autre au guindeau en alternance...bientôt elles sauront tout faire sur le bateau !

Vendredi 26 août 2016

A 9h30, nous sortons de Porto Khéli pour nous dirriger vers Ermioni. Au début le vent est gentil, c'est tout juste si nous pouvons naviguer à la voile...puis il forcit et les filles expérimentent le près serré par 25-30 nœuds.

Le mouillage dans l'anse d'Ermioni devient rapidement inconfortable car la houle qui court tout au long du golfe d'Hydra y pénètre et vient secouer les bateaux. D'ailleurs une grosse vedette à moteur qui attend sur un corps-mort d'être remise en état rompt son amarre et se met à dériver au milieu du mouillage. Heureusement, elle n'endommage aucun bateau sur son passage et les Coast Guards interviennent très vite.

Nous décidons d'aller chercher un peu plus loin un abri plus sûr.

Nous le trouvons très vite, à un mile au Nord-Est d'Ermioni, au fond d'Ormos Dardiza, sous d'anciennes installations industrielles. Non seulement la houle n'y pénètre pas, mais le vent y est nettement moins fort. Très bon à savoir !

La nuit sera très calme.

Samedi 27 août 2016

Il faut remonter vers le Nord !

Le vent souffle encore assez fort et il sera de face...nous sortons notre trinquette !

Finalement, le vent est tellement irrégulier tant en direction qu'en intensité (il a varié de 10 à 44 noeuds sur le trajet) que nous adoptons la configuration « fifty », grand voile à deux ris + moteur, sans aucune honte car tous les bateaux qui remontent font de même !

A 14h nous sommes installés dans notre crique habituelle au fond de la baie de Poros, à l'opposé du village.

Dimanche 28 août 2016

Avant-dernière étape : Epidaure !

On y trouve...le meilleur Kebab du monde disent les filles qui tiennent à nous en faire la démonstration !

Quant au théâtre ...elles l'ont déjà visité !

Demain lundi nous serons à Athènes à Zea Marina et mardi dès 6h du matin elles monteront dans le taxi qui les conduira à l'aéroport.

Encore un séjour où nous nous serons régalés avec des équipières adorables et pleines d'humour ! Nous sommes des grands-parents très chanceux !

dimanche 31 juillet 2016

Du mercredi 13 juillet au mardi 2 aôut 2016 : deux semaines en Saronique (petit résumé)

Du mercredi 13 au samedi 23 juillet 2016

Nous flânons dans le glofe d'Hydra et en mer Saronique.

Nous y découvrons quelques criques et petit port où nous n'avons encore jamais pointé l'étrave mais bientôt il n'y aura pas beaucoup d'échancrures que nous n'aurons pas visitées dans ce secteur !

Par exemple, le vendredi 15, nous mouillons dans la baie du derrick de l'île de Dhokos. Cette petite île, quasiment inhabitée, ferme l'extrémité Ouest du golfe d'Hydra. Une large baie s'ouvre sur sa côte Est offrant de beaux mouillages. Nous choisissons le plus abrité pour y passer la nuit ...juste en face d'un autre Sharki !
Deux Sharkis face à face à Dhokos
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Autre exemple, le vendredi 22 en quittant Poros pour Athènes via Egine, nous avons fait un petit détour pour entrer dans le très joli petit port de Méthana. Nul doute que nous reviendrons nous y amarrer histoire d'aller visiter le Vulcano qui parfume parfois la péninsule en émanations soufrées. Nous attendrons quand même qu'il fasse un peu moins chaud !

Levé de pleine lune sur Poros
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Le samedi 23 juillet nous pointons vers Zea Marina au Pirée pour accueillir nos amis.

Christelle, Frédéric et Martin embarquent en fin d'après-midi.

Du dimanche 24 au samedi 30 juillet 2016

La météo (léger Nord annoncé) nous semble favorable pour un direct vers Kithnos. Mais...si le Nord est bien au rendez-vous...il est beaucoup plus fort qu'annoncé et nos équipiers sont complètement novices et pas du tout amarrinés...le mal de mer n'est pas loin !

Nous navigons bon train jusqu'au Cap Sounion où le mouillage sous le temple est très sûr et très beau...et nous décidons de changer de programme pour privilégier les eaux calmes et les courts trajets (et aussi le temps pour les apéros, les « mousses » et les tavernas !)
Après Sounion, nous avons donc visé le Cap Skillaion à l'entrée Nord Est du Golfe d'Hydra, puis Ermioni, Dhokos, Poros, Epidaure (étape archéologique incontournable entre le grand Théâtre sur le site d'Esklapios et la cité engloutie tout près de la plage), Korfos et enfin Metopi dernière baignade dans les eaux bleues avant le retour sur Athènes.

La semaine est passé à la vitesse de l'éclair. Tout le monde s'est régalé !

Du samedi 30 juillet au mardi 2 aôut 2016

Samedi nos équipiers débarquent très tôt pour rejoindre l'aéroport et prendre le vol direct pour Toulouse et nous quittons Zea pour Poros.

Nous y reviendrons lundi et à notre tour prendrons le taxi, le mardi 2, à 6h du matin, pour nous envoler vers Toulouse.

Nous rejoindrons Doug Le le 16 aôut avec nos petites-filles.

D'ici là le blog sera en veille !

mardi 12 juillet 2016

Du mardi 5 juillet au mardi 12 juillet 2016 : de Koutalas (Serifos) au Péloponèse

Mardi 5 juillet 2016

Mathis, notre petit-fils aîné, a obtenu son bac, fierté légitime des grands-parents! Et...le vent souffle toujours fort !



Il faut dire que Sérifos est une île relativement haute, du coup les accélérations du vent dûes au relief y sont assez intenses. Des paquets de vent tombent d'un coup de la montagne. Paradoxalement, sous le vent de l'île, le meltem souffle plus fort qu'un peu plus loin au large !

Bon, à force, on est tout « ensuqués » !

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le meltem, le vent d'été en Grèce, je vous recommande un excellent article sur le site « Pratiques et techniques de la plaisance» ainsi que le fil de discussion sur le sujet sur le site « Hisse et ho » .

La météo annonce une petite accalmie demain...le meltem reprend sa respiration pour souffler fort à nouveau jusqu'à la fin de la semaine !

Alors, nous traverserons demain vers le Péloponèse .

Mercredi 6 juillet 2016

A 8h15 le mouillage est levé. Cap sur Porto Kheli !

Nous partons génois roulé au deuxième ris et artimon réduit .

Le vent souffle par le travers à 25 noeuds avec des surventes à 30-35 ; claques violentes qui s'espacent au fur et à mesure que nous nous éloignons.

Puis le vent s'établit entre 18 et 20 nœuds et nous déroulons progressivement le génois et l'artimon.

Doug Le aime bien les allures de largue, il nous emmène à plus de 7 nœuds. Un vrai régal !

Quand le vent faiblit un peu nous déroulons la grand voile, histoire de conserver notre belle allure !

Nous terminons au moteur. En fin d'après-midi le vent est complètement tombé. Nous avons vraiment changé de zone météo !

A 18h, nous jetons l'ancre dans la belle baie de Porto Khéli que nous connaissons bien maintenant pour y être passés aussi bien en 2014 avec ma sœur Christine qu'en 2015 avec nos petits-fils.

Dans cette grande baie toute ronde à laquelle on accède par un long chenal nous sommes certains d'être abrités de tous les vents !

Par ailleurs, nous sommes également assurés d'y faire de bonnes provisions.

Jeudi 7 juillet 2016

A nouveau des résultats tout à fait convenables, pour nos deux petits-enfants suivants Diane et Elouan, aux épreuves anticipées du bac. Les grands-parents sont rassurés et contents !

Nous pouvons donc aller faire nos courses le cœur léger !

Après avoir rempli la cale nous nous déplaçons de quelques miles jusqu'à la baie Zoyoryia au Nord Ouest de l'île Spetses afin de nager dans l'eau chaude et transparente !

Vers 20h nous sommes de retour à Porto Khéli !

Vendredi 8 juillet 2016

Nous ne sommes pas pressés et nous décidons d'explorer un peu le Golfe d'Argolide (Argolikos Kolpos), tout du moins sa rive Est.

Nous faisons un stop déjeuner derrière l'îlot Korakonisia puis nous continuons notre route jusqu'à Koiladhia ou Kilada.

Pour l'instant nous sommes en territoire connu !

Nous testons le quai de Kilada car nous avons besoin de faire le plein d'eau. Le quai Nord, sous la très belle église, est réservé aux bateaux de passages. Des bornes à cartes pour l'eau et l'electricité sont à la disposition des plaisanciers...mais il faut trouver où acheter les cartes !

En fait, c'est juste à côté au bar Happy Flo. Donc cette étape n'a pas été très compliquée !

En revanche, même avec une carte, faire couler de l'eau s'est avéré plus que difficile...notre borne ne fonctionnait pas, il a fallu aller chercher le vendeur de cartes qui bien sûr ne connaissait rien au fonctionnement du système. Il s'est fait aider par un copain, nous a prêté une rallonge pour que nous puissions atteindre une borne éloignée et nous avons enfin pu bénéficier d'un filet d'eau ! La pression était vraiment très faible !

Finalement, à force de patience, à 4 heure du matin notre réservoir était plein !

Ces petits dysfonctionnements ont le chic pour mettre mon capitaine de mauvaise humeur !

En plus, nous sommes arrivés juste la veille d'une grande fête qui se déroulait sur l'île privée qui ferme la baie de Kilada.

Nous avons émis l'hypothèse d'un mariage lorsque nous avons vu une voiture fleurie sur la barge... en attendant, les bateaux à moteur rapides ont fait des aller-retours (et des vagues!) toute la soirée pour aller chercher les invités à quai et les conduire sur l'île !

Pourtant, quel beau site ! Abrité, calme, les eaux y sont chaudes et poissoneuses... pas étonnant d'apprendre que les hommes du mésolithique y étaient déjà installés. Dans les deux grottes, situées sur la rive Est, illuminées le soir, on a retrouvé des ossements humains datant de cette période. Ces grottes s'appellent Franchthi.

Du samedi 9 au lundi 11 juillet 2016

Nous quittons Kilada pour continuer notre lente exploration du Golfe.

Première étape à quelques 6 miles de là, Khaïdari . Encore une baie superbe entre des falaises ! L'entrée est gardée par une chapelle à tribord et un fort vénitien effondré à babord. C'est très profond au milieu mais il y a une zone de mouillage au fond de la baie, près du village. Il ne faut pas hésiter à lâcher de la chaîne car il y a encore 10 mètres de fond très près du rivage !

La chapelle à droite en entrant dans Khaïdari
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Le vieux fort vénitien à droite en sortant de Khaïdari
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Deuxième étape, le lendemain, juste en face : l'île de Tolo !

On dirait un petit volcan effondré : trois quarts de cercle fermés par un îlot, des falaises tout le tour, des pierres volcaniques sur la plage, de très grandes profondeurs au centre. Encore un poste de défense, des vestiges de fortifications courrent sur l'îlot.

La chasse y sera fructueuse.

Arrivée dans l'anse de l'île Tolo
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Un petit sentier conduit à la chapelle située au sommet de l'îlot.

L'anse vue de la chapelle
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Les brises de Sud de l'après-midi rendent le mouillage inconfortable ; on se dandine !

En 10 minutes nous faisons le tour de l'île et mouillons dans le chenal Tolo, entre le village et l'île du même nom. Les vagues n'empruntent pas le chenal, tout est calme.

Le troisième jour, matinée à l'île Tolo puis navigation jusqu'à Nauplie.

Nous pensons naviguer tranquilles, poussés par les brises de Sud qui se lèvent l'après-midi.

En effet, depuis que nous sommes dans le Golfe la météo dit et l'expérience confirme : calme la nuit, Nord le matin, Sud l'après-midi...on ne peut pas faire tellement mieux !

Et, surprise, en plein après-midi, nous essuyons un petit coup de Nord à quelques miles de Nauplie.

Nous passons quand même sous les fortifications, admirons le site, et faisons demi-tour : nous reviendrons, plus tard, pour profiter de cette belle citée et aller faire la visite du site de Mycènes.

Nous passons la nuit du 11 juillet à Khaïdari.

Mardi 12 juillet 2016

Nous profitons des vents portants du matin (vents de Nord) pour glisser jusqu'à Korakonisia que vous connaissez déjà !

Ce soir nous dormirons de nouveau à Porto Khéli !

A partir de là nous ne serons plus en mode « découverte » mais en mode « farniente » en attendant de remonter vers Athènes pour y accueillir des amis !

lundi 04 juillet 2016

Du mercredi 29 juin au 4 juillet 2016 : Dhespotico, Koutalas (Serifos)

Mercredi 29 juin 2016

Parokia : une excellente escale pour se ravitailler !

On y trouve, deux laveries, une bonne boulangerie, une boucherie, deux supermarchés bien achalandés (un sur le front de mer et un Carrefour sur la hauteur), un shipchandler, un petit marché de producteurs locaux, tous les matins, sur le trottoir près de la cathédrale (uniquement des légumes), toutes sortes de boutiques à touristes, banques et agences de voyage et au moins une très bonne taverna, celle où nous nous sommes rendus hier soir. Elle s'appelle Aroma, est tenue par une française mais la cuisine est grecque.

En revanche, les bateaux entrent et sortent toute la nuit dans la grande baie...alors à chaque passage, on roule et ça nous réveille ! Donc nous n'avons pas vraiment bien dormi !

Quelle destination choisir pour une bonne nuit de sommeil ? Là d'où nous venons, Ormos Dhespotico !

Avant de partir, nous repérons un panneau devant un café qui dit «  British refugees Welcome ». Les grecs ne manquent pas d'humour, eux qui ont failli sortir de l'Europe contraints et forcés l'été dernier !
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Puis, nous levons l'ancre, repassons le chenal entre Paros et Antiparos sur nos traces et le descendons à la voile poussés par un petit vent de Nord.

La nuit sera parfaite !

Jeudi 30 juin et vendredi 1er juillet 2016

Nous allons profiter de l'île Dhespotico.

La journée, mouillage dans une des criques de la côte Sud et le soir retour à Ormos Dhespotico.

Ormos Dhespotico pour l'accès à internet et les nuits tranquilles !

L'entrée de la crique Sud
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Les criques sauvages pour la chasse...plutôt productive !

Une grosse seiche et une belle cigale ! La cigale est un crustacé très proche de la langouste (sa chair est même plus fine encore!).

La voici
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Samedi 2 juillet 2016

La météo nous annonce du vent fort pour lundi, mais aujourd'hui nous devrions pouvoir rejoindre Serifos à la voile...peut-être au bon plein.

Le capitaine nous fait gréer la trinquette, au cas où.

Nous allons naviguer sous trinquette et grand voile au prés serré par 20-25 nœuds de vents jusqu'au milieu du chenal entre Sifnos et Serifos.

Les derniers miles jusqu'à la grande baie de Koutalas qui s'ouvre sur la côte Sud de Sérifos, seront un peu plus musclés ; le vent va monter jusqu'à 30-35 nœuds et il faudra réduire la grand voile.

Arrivée à Koutalas, ça souffle !
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La baie de Koutalas est grande, elle accueille déjà de nombreux bateaux, mais nous trouvons à mouiller devant l'une des plages sur fond de sable.

Le site est remarquable : une baie en forme de cœur entourée d'un amphithêatre de hautes collines où l'on peut nettement repérer les traces des anciennes cultures en terrasse et les vestiges d'une exploitation minière de fer qui n'a cessé que vers 1960.

La baie de Koutalas
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Vestiges des installations des exploitations minières
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Les mines : des trous dans la falaise
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Dimanche 3 et lundi 4 juillet 2016

Dimanche, le vent est tombé, tout est calme.

Il commence à faire très chaud et les cigales s'en donnent à cœur joie.

Il fait bon au frais sous les tamaris
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Nous décidons de rester à Koutalas pour attendre le coup de vent. Nous nous sommes déplacés devant la plage la plus à l'ouest où sont localisées deux anciennes chaînes d'amarrage.

Nous mouillons à quelques mètres de l'une d'entre elles et repérons qu'il s'agit des anciennes installations de mouillage pour les cargos qui venaient chercher le minerai de fer.

La chaîne fait plusieurs centaines de mètres et chacun de ses maillons, énormes doit peser 5 kilos !

Nous y passons une amarre.

Dimanche soir tous les bateaux ou presque s'en vont !
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Aujourd'hui, lundi, nous ne sommes plus que quelques uns ! Le vent souffle, comme prévu ! C'est un vent du Nord plutôt fort mais surtout très « rafaleux » . Il peut passer en quelques secondes de 10 à 30 nœuds. C'est la violence et la soudaineté de ces changements d'intensité qui le rendent un peu stressant !

Mais notre amarrage semble au point et on devrait pouvoir attendre que ce vent mollisse pour aller visiter Livadhi, le port d'entrée de Serifos. Il paraît qu'on peut y admirer une des plus belles Chora des Cyclades !

mardi 28 juin 2016

Du jeudi 23 au mardi 28 juin 2016 : Paros, Dhespotico, Paros

Jeudi 23 juin 2016

Toujours au mouillage, dans l'anse Nord-Ouest de la baie de Naoussa à Paros, bien à l'abri des vagues de Nord qui continuent d'agiter la baie et de frapper la côte, nous enchaînons promenades sur le cap et baignades.

Mon capitaine astucieux a même trouvé le moyen de réparer la télécommande du guindeau pourtant très corrodée par l'électrolyse.

Je vous donne une idée de la baie de Naoussa avec une vue Google Earth et nos traces en rose

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Vendredi 24 juin 2016

La météo est plus calme, il est temps de changer de mouillage.

Nous visons Dhespotico (on écrit aussi Despotiko).

C'est une petite île au Sud d'Antiparos.

L'anse Dhespotico, ancien repère de pirates, est comprise entre la côte Nord Est de Dhespotico, une partie de la côte Sud d'Antiparos et l'îlot Tsimindri à l'Ouest...elle semble abritée de tous les vents.

Nous gagnons ce havre en empruntant le canal entre Paros et Naxos : belle journée de navigation à la voile, poussés par 15-20 noeuds de vent portant jusqu'à la pointe Sud de Paros.

Lorsque nous entrons dans la baie Dhespotico, nous sommes à nouveau éblouis par la beauté du site.

La baie de Dhespotico depuis la hauteur, en face Antiparos, au fond à gauche l'îlot Tsimindri
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Mais pour ce premier soir à Dhespotico nous allons avoir le plaisir de faire la connaissance et de recevoir à bord un jeune couple qui vient de faire l'acquisition d'un Maramu dans la perspective d'un tour du monde. Nous essayons de leur donner un maximum de renseignements tant sur le fonctionnement d'un voilier Amel (ce qui est parfois très spécial !) que sur notre expérience de boucle atlantique. Un moment d'échanges et de partage très sympathique !

Du samedi 25 au lundi 27 juin 2016

Notre routine habituelle : promenades à terre côté Dhespotico (il y a un chantier de fouilles archéologiques à découvrir sur la partie plate de l'île), baignades, chasses, ramassage de coquillages, contemplation des étoiles, douceur de vivre.

Les fouilles à Dhespotico
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La baie depuis l'angle Sud ouest

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Il faut également signaler que, malgré un isolement apparent, toutes ces îles sont dotées d'un réseau téléphonique et informatique suffisament performant pour que nous ne soyons presque jamais privés de connexion et donc de relation avec la famille et les amis.

Mais au bout de quatre jours il faut toutefois envisager de faire quelques emplettes !

Mardi 28 juin 2016

Nous sommes prêts à 8 heures : direction Parokia .

C'est la capitale de Paros. Nous nous y sommes arrêtés il y a une dizaine de jours et nous savons pouvoir y faire un bel avitaillement et une opération laverie.

Nous l'approchons par le Sud en empruntant le chenal entre Paros et Antiparos.

Encore un chenal étroit et très peu profond ! Les recommandations de prudence du guide sont explicites : Ne l'emprunter que par grand calme, un œil sur le sondeur et un autre sur l'environnement extérieur.

Le capitaine a fait sa route avec précision et nous suivons toutes les consignes ! Il faut dire que j'éprouve toujours une légère angoisse dans ce type de situation !

Mais tout se passe très bien : nous passons par le chenal Est, sur fonds de 5 mètres entre deux hauts-fonds de 2,9 mètres...et comme nous conservons nos traces, celle-ci nous servira de guide pour une prochaine fois.

Arrivés à Parokia nous nous hâtons d'aller à terre porter nos deux gros sacs de linge à la laverie, puis nous flânons et je visite la célébre cathédrale byzantine dite « Eglise aux cent portes ».

Ce soir nous irons diner en ville, demain matin nous ferons le marché et nous serons parés pour 3-4 jours supplémentaires de navigation paresseuse dans les Cyclades !

Notre trajet depuis Skinoussa : notre trace remonte lelong de Naxos, puis oblique jusqu'à Paros, remonte vers Rinia et Mikonos, revient à Paros, descend jusqu'à Dhespotico et s'arrête provisoirement (la tâche rouge) à Parokia.

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mercredi 22 juin 2016

Du vendredi 17 au mercredi 22 juin 2016 : Rinia, Mikonos, Rinia, Paros

Vendredi 17 et samedi 18 juin 2016

J'avais terminé le billet précédent en disant que nous irions voir du côté d'Antiparos et Despothico, quelques miles au Sud Ouest donc...et finalement nous avons fait 18 miles dans le Nord jusque Rinia.

Nous étions déjà passé par Rinia en septembre 2014 et en gardions un excellent souvenir : île sauvage, quasi inhabitée, grands mouillages solitaires, poissons et tessons d'amphores en abondance...

Rinia est une île en forme de papillon très découpée, elle est située immédiatement à l'Ouest de Delos dont elle est séparée par un chenal étroit (800 mètres) au milieu duquel s'étirent les îlots Remmatia (Mikro au Nord et Megalo au Sud). A 1,5 miles à l'Est de Delos on trouve la grande île de Mikonos.

Trois îles groupées aux caractéristiques très différentes : Rinia, pas d'équipements, quelques fermes et troupeaux de moutons et de chèvres, Delos, l'île musée, une de nos plus belles visites archéologiques en Grèce (pour moi la plus vivante, la plus parlante) et Mikonos saturée d'équipements tourisitiques et d'urbanisations, rendez-vous des amateurs de fiestas branchées (l'équivalent grec d'Ibiza).

Donc, vendredi matin, nous mettons le cap sur Rinia. Le courant est Nord, nous visons la baie Sud que notre guide anglais désigne sous le nom de South Bay.

Elle est toujours aussi belle, avec son puits entouré de quelques arbres et palmiers, faisant comme une oasis dans le coin Nord-Ouest mais ...nous ne sommes pas tous seuls. De nombreux bateaux viennent depuis Mikonos passer la journée dans les baies sauvages du Sud de Rinia, à l'abri du vent du Nord.

Nous réalisons que selon la saison et les conditions météo la fréquentation de l'île varie beaucoup. En effet, nous sommes en juin, c'est le début de la saison et c'est un bon mois pour se promener dans les Cyclades : le meltem n'y souffle pas encore trop fort et la mer est déjà chaude. Plus tard en juillet-août le meltem peut devenir très puissant et difficile à manier.

La première fois nous avions découvert Rinia et Delos à la mi-septembre ; sans doute la période idéale quand la saison touristique décline et que le meltem faiblit !

Nous profitons quand même de l'environnement sans bouder notre plaisir : chasse, cueillette de bigorneaux, promenades jusqu'au samedi après-midi.

La baie reste belle malgré le monde 2016_06_16_A.JPG

Dimanche 19 juin 2016

Dans la nuit de samedi à dimanche, les campeurs installés sur la plage, parfaitement discrets jusque là, nous ont fait partager leur musique ...désagréable le petit quart d'heure de disco grecque vers 2 heures du matin !

Dans la matinée un gros bateau à moteur vient s'installer tout contre nous...le capitaine décide de changer de mouillage.

Il y a une autre baie sur la côte Sud de Rinia. Elle s'ouvre juste à l'Est de celle que nous quittons.

Lorsque nous y arrivons il n'y a qu'une grosse goélette qui propose des voyages à la journée.

Nous pouvons mouiller tranquilles.

Lorsque la goélette s'en va, en milieu d'après-midi nous faisons une manœuvre, tant pour les laisser partir ( nous croisions très légèrement une de leurs chaînes) que pour s'avancer un peu vers le fond de la baie...et là, la télécommande du guideau située à l'avant du bateau refuse de fonctionner...

Heureusement la commande de cokpit, elle, fonctionne. Le capitaine va être obligé de sortir ses outils pour dignostiquer la panne et réparer...peut-être !

Lundi 20 juin 2016

8h20, Jean-Claude est équipé pour partir chasser.

Je dois venir le récupérer en annexe lorsqu'il me fait signe.

Je pense avoir entre 1h et 1h30 devant moi...pas du tout ! Au bout de 45 minutes je saute dans le dinghy...le capitaine a fléché un très gros barracuda, aussi gros que ceux des Antilles, bien plus gros que tous ceux déjà pêchés en Méditerranée !

Ses mensurations : 1,10 mètres pour 11,5 kilos.

Et voilà son portrait
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C'est une prise qui mériterait d'être partagée...mais voilà nous ne sommes que tous les deux !

La bête est rapidement vidée, nettoyée, filmée et mise au frigo pour garantir une bonne conservation. La chair de barracuda est délicieuse mais fragile.

Lorsque tout est rangé, il est encore tôt, nous décidons d'aller faire un tour jusqu'au Sud de Mikonos, voir si la baie d'Ornos est fréquentable.

Alors que nous quittons Rinia sans un souffle de vent nous touchons 15-20 nœuds de Nord au débouché des chenaux ce qui nous étonne mais nous permet de naviguer au bon plein jusqu'à Ormos Ornos.

C'est une très grande baie, profonde, bien abritée du meltem, mais...habitée, équipée, encombrée. Des bateaux partout, des très gros à l'entrée, des plus petits au mouillage, de nombreux habitués sur corps-morts...bref pas un endroit pour un long séjour pour Doug Le.

Un aperçu de Mikonos : Ormos Ornos
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Nous y faisons notre pause déjeuner et nous régalons de barracuda au beurre noir !

Après la sieste, jean-Claude décide d'aller jeter un œil à la marina de Mikonos. Elle est située sur sa côte Ouest, au Nord du Vieux Port, sous le Cap Tourlos.

Pour y parvenir nous embouquons le chenal entre Mikonos et Delos, face au vent et aux vagues. Des bateaux à grande vitesse nous doublent et nous croisent sans arrêt, rajoutant quelques grosses vagues croisées à la mer du vent .

Dans l'anse Tourlos, devant le Vieux Port et la marina, des bateaux partout : des énormes croisiéristes à l'ancre, des ferries gros et petits qui manœuvrent, des cargos qui entrent et sortent, des navires de tourisme qui foncent vers le Port ...à notre arrivée, un ferry manœuvre dans l'entrée de la marina...nous faisons demi-tour, déroulons notre génois, nettoyons notre pare-brise et rejoignons Rinia, le sourire aux lèvres.

Nous constatons à nouveau que le vent baisse au fur et à mesure que nous approchons de Rinia.

Nous mouillons dans le Nord de la baie Skinou derrière ce qui est décrit par le guide comme un débordement rocheux en demi-cercle.

En fait il s'agit de vestiges de sans doute très anciennes constructions portuaires.

C'est un endroit magique avec vue sur Delos et Mikonos.

Rinia, l'anse Nord d'Ormos Skinou et ses vestiges
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Et là, on comprend bien que Rinia fut non seulement la nécropole et la maternité de Delos (puisque nul ne pouvait naître ni mourir sur l'île sacrée) mais aussi une annexe de son port commercial ainsi que son grenier à blé et sa réserve en matière de troupeaux. Je crois que les recherches archéologiques sont quasi inexistantes sur Rinia...il faudra que je fouille ça (c'est le cas de le dire) pendant les longues soirées d'hiver !

La soirée est très douce, la lune, toute ronde, un peu orange nous offre un halo de toute beauté !

Mardi 21 juin 2016

Le vent est très calme dans l'anse : petit-déjeuner, promenade, baignade.

Les cartes météo indiquent que nous sommes dans un couloir de calme alors que ça souffle assez fort au dessus et fort à l'Est....

Je me demande si la prévision peut être à ce point précise...

Nous allons le vérifier dès notre sortie de la crique.

En effet, lorsque nous nous alignons pour emprunter le chenal entre Megalo Rimmatia et Rinia le vent souffle entre 25 et 30 nœuds et les vagues nous poussent fort dans le canal étroit. Ce n'est pas très long mais il faut rester bien au milieu sur la sonde des 10 mètres : le capitaine à la barre et l'équipière à la surveillance sont très concentrés. Dès que le goulet est passé les vagues bien sûr disparaissent et le vent diminue nettement jusqu'à n'être plus qu'un léger souffle lorsque nous entrons dans South Bay.

Les cartes météo étaient exactes !

Après un nouveau dejeuner de barracuda nous rejoignons Paros car nous avons beoin de refaire le plein de victuailles.

La navigation entre Rinia et Paros est sans atrait : de la houle et pas de vent !

Mais le Yanmar nous emmène jusque dans la baie de Naoussa où nous mouillons dans Ormos Platira sous la chapelle.

C'est le seul endroit calme de toute la baie ! Ailleurs la houle pénètre partout, jusqu'au fond du port !

Mercredi 22 juin 2016

Bien ancrés au calme...c'est le moment pour l'équipière d'expérimenter le voyage en navette pour aller faire des provisions.

Les rotations des navettes pour Monasteri (la chapelle) se font toutes les 45 minutes et c'est effectivement très commode d'utiliser ce moyen pour traverser la baie qui reste encore relativement agitée !

Pendant que je réapprovisionne le bord le capitaine s'occupe de la télécommande du guindeau. Il a trouvé la panne et ce n'est pas réparable : la partie femelle de la prise est complètement oxydée et tombe en poussière. Les fils d'alimentation ont été sécurisés ; il faudra changer le système.

La suite du programme n'est pas encore très précise alors je n'anticipe pas et vous raconterai les prochaines étapes au fur et à mesure, dans le prochain billet.

jeudi 16 juin 2016

Du dimanche 12 au jeudi 16 juin 2016 : Paros

Alors que nous venons de quitter Naxos, je m'aperçois que je ne vous ai rien dit d'Ariane.

Je n'avais rien dit non plus de la Vénus, beauté manchotte, en quittant Milos...

Ariane donc, une des filles de Minos, puissant roi de Crète...une grande amoureuse !

D'abord, par amour, elle trahit tous les siens en aidant Thésée. Il n'a pas besoin de conseil pour tuer le Minotaure, car bien que très jeune, il a déjà occis une bonne quantité de monstres...mais pour sortir du dédale...il fallait une fine mouche comme Ariane et son fil !

Dès lors, Thésée est bien obligé d'embarquer Ariane lorsqu'il met rapidement à la voile pour rejoindre Athènes...

Mais, son amour à lui est bien léger et son ambition manifestement immense : il fait relâche à Naxos où il débarque Ariane et repart vers Athènes sans avoir pris la peine de changer ses voiles noires du deuil pour les blanches de la victoire.

Du coup (interprétation personnelle!) lorsqu'il arrive glorieux à Athènes, son père, le vieil Egée, s'est jeté dans la mer qui depuis porte son nom et Thésée n'a plus qu'à monter sur le trône. Un macho, avide de pouvoir, de la pire espèce ce Thésée !

Pendant ce temps à Naxos Dyonisos et Ariane sont tombés fous amoureux et la belle Ariane n'a jamais été flouée par le Dieu !

Depuis ces temps mythologiques, gràce à la bénédiction de Dyonisos, l'île de Naxos produit un vin plutôt réputé. Aujourd'hui encore le vin local se laisse boire !

Dimanche 12 juin 2016

A 8h30 nous quittons Naxos ! Le départ se déroule sans accroc ! J'avais craint une difficulté pour relever l'ancre car le fond du port est particulièrement encombré : chaînes-mères, chaînes des autres bateaux, corps-morts, rochers...bref une probabilité non nulle de coincer ! Mais tout se passe parfaitement !

Nous profitons d'un petit souffle de Sud pour traverser le chenal entre Naxos et Paros et rejoindre la baie de Naoussa, quelques 6 miles dans le Nord Ouest.

La baie de Naoussa s'ouvre au Nord de Paros.

C'est une grande pince de crabe avec son petit port tout blanc au Sud et de très nombreux mouillages tout autour.

Après une première reconnaissance nous jetons l'ancre en fin de matinée dans l'anse Est, Ormos Langeri, et mouillons sous l'île Oikonomou.

La météo nous annonce du Sud Sud-Ouest assez fort pour demain mais, vers 18h30, il commence à prendre son élan. Nous passons de l'autre côté de la baie et mouillons dans Ormos Plastira . L'anse est toute ronde, bordée de sable, en partie fermée au Nord Ouest par une petite île où se dresse une chapelle à la coupole bleue...

Nous sommes fins prêts pour résister au Sud !

Lundi 13 et mardi 14 juin 2016 : mouillage à Plastira

Le lundi, le temps est gris, vaguement orageux et le vent souffle par à-coups jusqu'à 30-35 nœuds.

Alors, c'est une journée sédentaire : lectures et sudokus !

Ormos Plastira
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Mardi, le grand soleil revient et le vent faiblit. Nous en profitons pour faire une belle promenade jusqu'au petit chantier de l'anse Ioannou. Elle est très belle nous y viendrons sûrement demain.

Mercredi 15 juin 2016

Après avoir fait un petit tour dans le village de Naoussa d'un coup d'annexe, nous nous installons dans l'anse Ioannou. Elle est dans le coin Nord-Ouest de la baie sous une grande chapelle.

Ormos Ioannou : le chantier à gauche la grande chapelle à droite
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Un petit quai acueille les navettes qui font l'aller et retour jusqu'à Naoussa toute la journée. Bien sûr elle débarque plein de touristes...mais ceux-là sont à pied ! Et, elle pourrait s'avérer très commode pour ceux qui voudraient aller faire des courses au village sans lever le mouillage !

La presqu'île qui nous protège et s'étend entre les trois Caps Korakas, Almires et Tourkos est un espace naturel protégé. Elle est sillonnée de chemins balisés que nous empruntons avec grand plaisir !

Ormos Ioannou depuis le sentier, au fond le village de Naoussa
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En revanche, la jolie plage est équipée de parasols mais aussi de bateaux rapides pour tirer des skieurs nautiques ainsi que les grosses bouées qui font hurler les gens qu'on y accroche !

Les activités sonores et génératrices de vagues ont commencé vers les 18h et ont fortement aggacé le capitaine...sans compter avec la venue d'un gros bateau à moteur qui a sorti et expérimenté tous ses jouets mécaniques et bruyants !

Conclusion : grand mouillage somptueux mais déjà trop fréquenté à la mi-juin !

Jeudi 16 juin 2016

10h, nous quittons l'anse Ioannou pour Parokia, la « capitale » de Paros, une grande baie qui s'ouvre au tiers Nord de sa côte Ouest.

Par temps calme, comme aujourd'hui, aucune difficulté pour entrer dans Parokia qui acueille sans discontinuer des ferries en provenance de toute la Grèce. Toutefois, l'entrée est très mal pavée...il vaut mieux bien consulter cartes et documents !

L'arrivée sur Parokia
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A l'heure où j'écris nous n'avons pas encore visité la ville.

Nous pensons y faire un ravitaillement conséquent pour pouvoir profiter des espaces plus sauvages au Sud d'Antiparos et de Despothico...

Peut-être n'y aura-t-il pas de connexion là où nous irons, aussi j'en profite pour envoyer mon billet maintenant.

samedi 11 juin 2016

Du dimanche 5 au samedi 11 juin 2016 : deux Petites Cyclades et la grande Naxos

Dimanche 5 juin 2016

Nous sommes installés depuis hier soir dans l'anse Pighadi au Sud Est d'Iraklia.

C'est une langue bleue entre deux falaises avec un tout petit quai de pêcheurs dans le fond, des chèvres et du thym dans la rocaille.

Doug Le dans la crique de Pighadi au Sud Est d'Iraklia
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Iraklia fait partie de ce qu' on appelle les Petites Cyclades. C'est un chapelet d'îles de petite taille, confetti dans la mer Egée au Sud et à l'Est de Naxos. Elles sont sept ou huit, aujourd'hui connues pour leur charme sauvage.

La première d'entre elles, juste au Nord d'Ios et au Sud de Naxos est Iraklia. L'île est rocheuse, sauvage et présente trois échancrures sur sa côte Est, Pighadi est la plus au sud.

La temps est très beau, parfaitement calme, nous passons un dimanche de vacances !

Du lundi 6 au jeudi 9 juin 2016

Du vent de Nord, plutôt fort est annoncé pour mardi. Il nous faut faire quelques provisions et trouver un bon mouillage abrité du meltem.

Nous remontons la côte Est d'Iraklia, passons devant l'anse Livadhi et jetons l'ancre dans le petit port de Yeoryios. Le ferry qui relie les Petites Cyclades s'y arrête, il y a quelques places à quai (3 ou 4 maxi) pour les bateaux de passage et un petit supermarché où nous faisons de modestes provisions. Pas de pain : le cargo ne passe que deux fois par semaine !

Le port de Yeoryios à Iraklia
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Nous décidons d'aller tenter notre chance à Mirsini c'est juste en face, à deux miles à peine : c'est le petit port de l'île Skhinoussa.

A Mirsini même, il n'y a même pas de supermarché, il faut monter jusqu'à la Chora. Peut-être ira-t-on à pied lorsque nous serons installés au mouillage.
Mirsini
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En fonction des prévisions météo, le capitaine choisit l'anse Sud, de l'autre côté de l'îlot Agrilos au pied d'une maison traditionnelle entourée d'un verger splendide. Nous avons une pensée pour nos amis Alain et Chantal qui nous ont beaucoup parlé de Skhinoussa avant notre départ.

Nous resterons dans cette anse pendant 4 jours.

Elle est parfaitement abritée du meltem : elle est bordée par une falaise juste à la bonne hauteur pour casser le vent sans provoquer de brutales accélarations catabatiques, elle offre des fonds de sable entre 5 et 10 mètres...de quoi attendre le coup de vent sans angoisse !

Avant que le vent ne se lève Jean-Claude décide de remonter notre éolienne. Elle avait rendu l'âme l'an dernier dans une survente au Cap Sounion. Nous avions ramené ce qu'il fallait pour la remettre en marche mais le projet de remontage n'avait pas encore été programmé.

Mardi matin, c'est chose faite. C'est pourtant difficile car la machine est lourde et encombrante et il n'y a que très peu de marge pour connecter les fils. Mais le capitaine réussit à tout rebrancher et...ça fonctionne !

Ensuite c'est la vie au mouillage par grand vent !

Le moindre petit événement nous distrait : deux bateaux qui arrivent dans la crique, un chantier de construction très actif à gauche de la maison sur la presqu'île (on dirait un hôtel?), un hélicoptère qui dépose quelqu'un (le propritaire? Pour une réunion de chantier ?) près de la maison...et puis lecture, baignade, courrier...

Nous sommes mouillés juste sous la maison où atterrit l'hélicoptère
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Jeudi après-midi le vent a beaucoup baissé, demain ce sera navigable : ça tombe bien car nous n'avons plus de pain ni de fruits, nous avons besoin d'une petite étape à quai.

Vendredi 10 et samedi 11 juin 2016

C'est décidé : le quai sera celui de la marina de Naxos.

Comme le vent s'est calmé et que nous sommes en fin de semaine nous supposons qu'il y aura de la place.

En fait le vent souffle encore un peu, 15-20 nœuds de face, juste assez pour faire un clapot désagréable dans le chenal entre Naxos et Paros.

Lorsque nous arrivons à la marina le port de plaisance est encore plein. Le maître de port nous case en bout de ponton, presque à couple d'un bateau...français...ça facilite la communication !

Bien amarrés nous recevons un bateau anglais sur l'autre bord !

A toutes fins utiles, je vous indique le canal VHF de la marina de Naxos : c'est le ch 12.

Nous bavardons avec nos voisins qui nous donnent les renseignements utiles pour les marins à l'escale.

Pour le camping gaz il suffit de s'adresser au maître de port, il s'occupe de tout ! Nous rencontrons aussi un couple de français installés ici : elle, tient la laverie, lui, une entreprise de maintenance de bateau, ils habitent au port, sur leur bateau, avec leurs enfants. Leur entreprise se trouve à une centaine de mètres du port. Notre linge nous sera donc livré tout propre sur Doug Le !

Ils connaissent bien Naxos et ses ressources et nous indiquent un certain nombre de restaurants pour le soir. Nous vous recommandons celui que nous avons choisi, le Boulamatsis : très bonne cuisine, belle terrasse surplombant le port, jolie présentation et personnel sympathique.

Vendredi après-midi nous faisons les touristes : tour des vestiges qui ornent la presqu'île ( ce qu'il reste d'un temple d'Apollon, je crois), visite de la vieille ville, du musée vénitien caché dans la citadelle avant d'aller nous régaler au Boulamatsis.

Vue sur le port et la ville de Naxos depuis le temple d'Apollon
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Les petites rues de la vieille ville
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Vue sur le port depuis la fenètre de l'ancienne résidence de l'ambassadeur de Venise
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Samedi : manœuvres de port pour laisser partir nos voisins et courses
. A Naxos il y a un vrai boulanger qui cuit au feu de bois et une petite coopérative qui propose des légumes et fruits très frais ainsi que du fromage de pays. C'est un bon endroit pour faire un bel avitaillement.

Le boulanger vient d'enfourner, la première fournée est déjà à la vente
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En revanche, la marina de Naxos est encore un de ces ports grecs où il faut se tenir loin du quai car bien que les ferries rapides arrivent de l'autre côté de la jetée leurs vagues pénétrent quand même dans la marina et font bouger tous les bateaux !

Demain dimanche nous laisserons Naxos pour l'autre grande île du milieu de la mer Egée : Paros.

lundi 06 juin 2016

Du mercredi 1er au samedi 4 juin 2016 de Milos à Ios

Mercredi 1er juin 2016

Le vent de Sud Ouest qui soufflait depuis deux jours s'est calmé, la cale est pleine, à 10 heures nous sommes prêts à larguer les amarres et quitter Milos.

Nous reprenons notre voyage vers l'Est loin des intempéries naturelles, politiques et sociales qui semblent s'abattre sur la France...

Non pas que la Grèce soit épargnée par la crise ! En effet, dans le secteur du Pirée, zone d'activités traditionnellement intenses, le nombre d'immeubles d'habitation inoccupés augmente chaque jour (entre ¼ et 1/3 sont vides) et les commerces ferment les uns après les autres...pour autant cela n'affecte pas l'amabilité et l'hospitalité des Grecs. Ils demeurent accueillants, prêts à rendre service ! Il faut dire aussi que le tourisme reste une des rares activités où les retombées financières sont immédiates pour les gens...

Donc, nous repartons, sous le soleil ! Nous faisons le tour de Milos par l'Ouest et le Sud pour passer devant le site célèbre de Kleftiko : une ancienne cache de pirates où les grottes et les falaises, uniquement accessibles par la mer, sont blanches. Le site est très fréquenté ; nombre de bateaux de tourisme, chargés de passagers à la journée, y font escale.

Le site de Kleftiko à la pointe Sud Ouest de Milos
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Nous admirons les falaises blanches et ocre de la côte Sud passons devant les anciennes mines de soufre et jetons l'ancre pour la soirée et la nuit derrière l'îlot Manolonisi dans une échancrure de la côte Ouest de Poliagos. L'eau y est d'une absolue transparence...et elle commence à devenir chaude !

Jeudi 2 juin 2016

La météo annonce un petit coup de Sud Ouest pour la nuit.

Le capitaine vise la côte Est de l'île suivante à une vingtaine de miles dans le Sud Est de Poliagos : Folégandros.

En longeant les côtes de Poliagos nous admirons des formations géologiques au moins aussi belles que celles de Milos et ...désertes !

La côte de Poliagos : elle n'a rien à envier à celle de Milos !
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Folégandros est une île étroite, une barre rocheuse qui court Nord Ouest – Sud Est, désolée, peu peuplée mais qui présente une triple anse découpée, cachée derrière de nombreux îlots à son extrémité Sud Est. La première de ces anses, s'appelle Karavostasi. Un petit quai y accueille les ferries et les cargos ainsi que quelques bateaux de passage.

Nous choisissons le mouillage, fonds de sable et bonne longueur de chaine : nous sommes parés pour le coup de vent de la nuit.

En effet, vers minuit le vent rentre, tel qu'annoncé par la météo, il vient du fond de la plage ; nous sommes très bien placés et passons une bonne nuit.

Vendredi 3 juin 2016

Le matin tout est calme, les places au quai se libèrent et nous nous y amarrons pour quelques instants, histoire de faire le plein de gazole.

A peine avions nous demandé les renseignements que quelqu'un avait déjà téléphoné au livreur de carburant...10 minutes après il était là avec son mini camion citerne ! Quand je disais que les Grecs étaient gentils et serviables...

Lorsque le plein est terminé nous profitons du courant d'Ouest-Sud Ouest pour viser la pointe Sud de l'île d'Ios.

En quittant Folegandros
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Belle navigation à la voile par vent de travers !

Nous entrons dans la grande baie de Tris Klises au Sud Est de Ios pour mouiller dans 8 à10 mètres d'eau turquoise.

Au moment de couper le contact...inquiétude : de l'eau sort par la pompe de cale automatique. Sous le plancher le puisard est plein ! Pas de panique on entend la pompe électrique d'alimentation d'eau : c'est donc une fuite d'eau douce. Je dégage la partie avant du coffre de cokpit pour que Jean-Claude puisse accéder à la pompe électrique d'eau douce : effectivement un collier a lâché. 5 minutes plus tard, il est remplacé et tout fonctionne à nouveau normalement. Nous aurons perdu entre 50 et 100 litres dans l'aventure mais heureusement le Sharki a une bonne réserve d'eau douce !

Comme il n'y a pas de connexion internet au fond de la baie nous montons sur la falaise par les sentes de chèvres pour faire la photo...et peut-être repérer une antenne...

la photo est réussie mais point d'antenne à l'horizon !
Pour appeler la famille par Skype demain soir il faudra trouver une autre solution...

Tris Klises depuis le haut de la falaise
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Samedi 4 juin 2016

Le vent est tombé complètement.

Jean-Claude revient de la chasse avec une ceinture convenable.

Les bateaux quittent le mouillage de Tris Klises les uns après les autres.

Nous serons les derniers à partir, juste après le déjeuner. Il faut dire que par temps très calme les moindres vagues des ferries qui passent sans arrêt au large entrent dans la large baie pour nous faire rouler !

Alors nous décidons de faire un petit saut de puce vers le Nord et nous nous installons dans la baie de Pigadhi, sur la côte Est de l'île Iraklia. C'est tout petit mais bien abrité et internet fonctionne !

C'est une des « Petites Cyclades ». Nous entamons la deuxième partie du périple maintenant que l'équipière a pu admirer les îles volcans !

Je vous raconterai les Petites Cyclades dans le prochain billet.

Carte de la première partie du voyage.

En rose notre trace avec les étapes.

Du Nord au Sud et d'Ouest en Est:

  • dans le coin en haut à gauche : le Cap Sounion
  • première île dans l'Est de Sounion : Kéa
  • deuxième étape vers le Sud : Kithnos
  • troisième étape : Sifnos
  • quatrième étape : Milos
  • cinquième étape en repartant vers l'Est : Poliagos
  • sixième étape : Folégandros
  • septième étape : Ios
  • huitième étape en remontant un peu vers le Nord: Iraklia
  • neuvième étape marquée par le rond rouge qui indique la position du bateau : Skhinoussa

Les deux dernières îles appartiennent aux Petites Cyclades.

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samedi 04 juin 2016

Du lundi 30 au mardi 31 mai 2016 : Santorin

Lundi 30 mai 2016

10h10, nous montons dans la navette rapide.

La navette quitte la baie de Milos

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Elle nous conduit jusqu'à Santorin en 2 heures...à 36 nœuds de moyenne c'est facile !

C'est comme un autobus ; elle s'arrête d'abord à Folegandros puis à Ios avant d'atteindre Santorin. La manœuvre ne traîne pas, en quelques minutes les passagers sont débarqués, de nouveaux clients montent à bord...et c'est reparti !

Lorsque nous arrivons au port des ferries, sous la falaise de Santorin, nous sommes déjà impressionnés par le site.

Suivant les conseils de notre astucieux voisin nous nous mettons en quête d'un véhicule à louer : une petite Micra fait l'affaire ! En effet, tout peut se faire en bus mais quel confort, souplesse et autonomie que de disposer de son propre moyen de transport.

Par une route en lacets très serrés, taillée dans la falaise nous accédons au sommet de la Caldera. A partir de là, l'éblouissement sera permanent.

L'île de Santorin est le cratère d'un volcan effondré dont l'explosion a eu lieu environ 1400 ans avant notre ère. C'est cette éruption massive qui a pratiquement donné forme au site actuel signant dans le même temps l'arrêt de mort de la civilisation crêtoise, l'une des plus brillantes de l'antiquité. Autour du site des îles ont pu apparaître et disparaître au fil du temps car les activités volcanique et sismique n'ont jamais cessé depuis. Le dernier événement sismique d'importance date de juillet 1956 !

Santorin a la forme d'un croissant de lune. Sa côte ouest, son bord interne, une très haute falaise de couleur sombre, constitue les ¾ du cratère. Le reste du cercle est partiellement complété par les îles Thirasia et Aspronisi. Au centre du cratère se tient la petite île volcanique toute noire de Kameni. La côte Est de Santorin s'incline en pente plus douce jusqu'à la mer : sur chaque parcelle cultivable, des vignes. Le vin de Santorin est très réputé.

Voilà, très sommairement pour l'histoire et pour la géographie !

Nous partons donc à la rencontre des beautés de l'île.

Quasiment au centre du centre du croissant : le village de Fira. C'est la capitale de l'île. Son activité est exclusivement tourisitique : hôtels de grand luxe accrochés à la falaise, boutiques, bars, restaurants, églises et chapelles se succèdent et alternent. C'est une couronne de batiments immaculés sur le bord du gouffre ! Nous déambulons un long moment dans Fira. Nous empruntons le cheminement piétonnier du bord de la falaise, montant et descendant des centaines de marches.

Fira sur la falaise au bord du cratère
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Hotels de luxe accrochés à la falaise
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Il fait très chaud mais...que c'est beau !
Un foulard blanc pour se protéger du soleil
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Comme nous n'avons que 24 heures nous finissons par reprendre la route pour atteindre le village d'Oia.

Il est situé à la pointe Nord du croissant, tout au bord de la falaise.
L'entrée nord de la Caldera vue du village de Oia
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Le site est magnifique, très réputé. Là aussi les hotels de très grand luxe sont accrochés à la falaise. Ici, le cheminement piétonnier est en marbre, les boutiques proposent les plus grandes marques de luxe qui puissent exister, beaucoup de monde. Un peu trop pour nous sans doute...

Nous ne nous y attardons pas très longtemps et repartons vers le Sud avec l'idée de s'arrêter dans une propriété viticole pour une petite dégustation.

Sur Santorin les domaines sont fléchés en jaune sur brun. Nous suivons la première pancarte rencontrée. Les dégustations sont organisées autour d'un menu, les plats apportés aux tables voisines semblent très alléchants mais il n'est que 16h ; pas encore l'heure du repas du soir !

Nous nous contenterons de goûter leurs vins rouges. Ils en ont deux, originaux et plutôt bons mais...trop chers. Pour nous quand un vin est plus cher qu'un Saint Emilion Grand Cru....il faut vraiment qu'il soit exceptionnel !

En revanche, lors d'un séjour un peu plus long, ce peut être une bonne idée d'aller déguster et manger dans une cave à Santorin.

Après cette expérience gustative raisonnable (nous n'avons goûté que 2 vins !) nous roulons vers le Sud. Mon idée est d'aller voir Akrotiri, le site archéologique de Santorin et de trouver un hôtel.

Finalement, mes performances en lecture de cartes étant ce qu'elles sont, nous nous sommes retrouvés au Profitis Ilias, le sommet de l'île et avons trouvé un hôtel de charme sous le château du village de Pirgos : l'hôtel Zannos. La bâtisse est vieille de deux cents ans, la décoration intérieure chic dans la simplicité, l'accueil sympathique...la magie continue d'opérer !

La soirée est tellement douce que le capitaine décide de boire un verre sur la terrasse afin d'y goûter la vue somptueuse sur le cratère...

La nuit est parfaitement calme.

Mardi 31 mai 2016

Après un petit déjeuner sur la même terrasse nous reprenons la route.

Depuis la terrasse de l'hôtel Zannos sous le chateau de Pirgos
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En cherchant à rejoindre la marina de l'île nous visitons les plages du Sud (il est déjà difficile d'y circuler...) et grimpons sur la colline aux vieux moulins.

Nous finissons par trouver la marina histoire de prende quelques renseignements pour une fois prochaine.

Elle est saturée de bateaux de tourisme locaux, là encore, plus luxueux les uns que les autres, mais il y a quelques places à quai pour les bateaux de passage...encore faut-il y rentrer sans talonner. En effet, la passe extérieure entre les récifs est étroite et le chenal interne a tendance à s'envaser. Aujourd'hui ça passe à 2 mètres de tirant d'eau...pas plus !

Si vous souhaitez vous rendre à la Marina Vlichada il faut téléphoner la veille soit à Kostas au 69789489957, soit au bureau de la marina au 2286082119 et confirmer le jour même... Kostas se débrouille alors pour vous caser à l'intérieur.

Comme nos 24 heures d'escapade sont presque achevées nous nous approchons gentiment du port de ferries où nous rendons la voiture et nous tenons prêts à embarquer sur la navette du retour.

A 16h nous retrouvons Doug Le, intact ! Nous sommes ravis de notre excursion !

Comme nous voulons quitter le quai de Milos le lendemain matin nous nous activons pour faire une corvée lessive et remplir la cale.

Demain nous partons vers l'Est.

mercredi 01 juin 2016

Du samedi 28 au dimanche 29 mai 2016 : de Fikhiada (Sifnos) à Milos

Samedi 28 mai 2016

Vers 10h nous levons l'ancre à Fikhiada, direction Milos...c'est le conseil de la nuit.

Milos est aussi une île volcan (comme Santorin) dont la très grande baie circulaire correspond au cratère du volcan effondré après son explosion il y a ...très très longtemps !

C'est l'île la plus importante et la plus peuplée d'un petit groupe d'îles très proches les unes des autres. D'Est en Ouest on trouve Poliagos, Kimolos, Milos et Anti Milos. Ce sont également les plus occidentales des Cyclades du Sud, situées à seulement 15 miles dans le Sud Ouest de Fikhiada...pour nous, une petite navigation par temps de demoiselle.

Nous longeons la côte Sud de Kimolos où nous admirons les falaises de kaolin toutes blanches.
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Nous faisons un arrêt pour le déjeuner juste au nord du petit port de Psathi dans un environnement de carte postale entre le blanc éclatant des murs chaulés des maisons et les bleus du ciel, de la mer, des portes et des volets ainsi que des coupoles des églises.
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Dans l'après-midi nous poursuivons notre route vers Milos, empruntons le chenal entre Milos et Kimolos et faisons notre entrée dans la baie par le côté Nord. Le long chenal d'entrée est gardé par des sentinelles de pierres, tout en haut, les bâtiments blancs de la Chora dominent la falaise.
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Il faut passer devant le village coloré de Klima avant de découvrir le port d'Adamas.
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Lorsque nous y arrivons, vers 17h, il est presque vide et nous choisissons une bonne place au quai, côté intérieur du nouveau ponton flottant ; nous y sommes à l'abri tant des vagues des ferries, que de celles générées par le vent d'où qu'il souffle. Le quai est équipé de pendilles mais elles sont malcommodes. Nous faisons donc comme tous les autres, nous jetons l'ancre et utilisons la pendille a posteriori, en sécurité. Il y a également l'eau et l'électricité à quai.

Pour 30 euros, nous resterons 4 nuits à Milos.

Le samedi soir nous découvrons le port, la petite ville d'Adamas et décidons de louer un scooter le lendemain pour aller visiter l'île.

Dimanche 29 mai 2016

Visite de la Chora en scooter. Je suis toujours aussi mal à l'aise, pinquillée derrière le capitaine, sur cet engin à deux roues...mais nous arrivons quand même à destination pour admirer le vieux village perché et profiter de la vue sur la baie.

Dans le vieux village
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De tout là haut nous visualisons bien le cratère sans pouvoir évaluer, imaginer, la puissance de l'explosion à l'origine de cet effondrement.

Je vous laisse admirer aussi.

De gauche à droite l'ensemble de la baie sur les quatre photos qui suivent.
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Comme souvent lorsque nous sommes à quai nous bavardons avec nos voisins, faisons part de nos expériences réciproques et, parfois, ils nous donnent de vraies bonnes idées.

Dans la journée, un catalan de Canet en Roussillon est venu s'amarrer contre nous. Il est seul à bord et nous l'aidons à la manœuvre. La discussion s'engage, agréable. C'est un marin d'expérience, il connaît bien la Grèce. Pour lui, Santorin est un des sites à ne pas manquer... mais il confirme la difficulté tout à fait réelle d'y laisser un bateau quand on est seul ou en équipage réduit. Lui, avait choisi de laisser son bateau dans le port de Ios et d'emprunter une navette rapide pour pouvoir visiter Santorin en toute sérénité.

Nous réfléchissons quelques minutes pour en arriver à la conclusion, le capitaine et moi, que le port de Milos est un endroit sûr et que nous pouvons y laisser le bateau 24 heures sans prendre trop de risques.

La décision est prise, demain, lundi, nous prendrons la navette pour Santorin et reviendrons à Milos par celle du mardi après une nuit passée sur place.

Je suis aux anges !

Je vous raconterai donc « notre » Santorin dans le prochain billet.

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