Saison 2018, 2ème billet, du 9 au 13 mai, de Karistos à Paros

Mercredi 9 mai

Comme prévu, après le petit-déjeuner, nous traversons la baie de Karistos pour nous amarrer au quai.

Pour nous, Karistos est une bonne étape-avitaillement avant d’entamer le voyage.

En effet, l’amarrage est facile, les commerces très près et les produits très bons. Il suffit de remonter la rue au bout du quai à gauche (côté Ouest) et on trouve sur la gauche la station service, puis toujours sur la gauche après la première intersection le poissonnier et le boucher (ces commerces ne sont ouverts que le matin), à droite juste à l’intersection le petit super marché qui vous livre à bord et enfin en face du super marché une excellente boulangerie. En 1 heure toutes nos courses sont faites, huile neuve pour la vidange du moteur, épaule d’agneau, un plein caddy au super marché qui nous sera gentiment livré et du bon pain, des tourtes aux épinards, des gressins aux épinards des petits gâteaux...de quoi tenir !

Pendant que je range tout notre ravitaillement, Jean-Claude fait la vidange et change le filtre à huile ce qui nous permet d’évacuer l’huile usagée dans le conteneur spécifique. C’est toujours un problème les déchets très polluants !

A ce stade, il est près de midi, nous quittons le quai et revenons mouiller dans notre anse solitaire, au Sud Ouest de la grande baie de Karistos.

Déjeuner, sieste, blog, changement du pré filtre et du filtre à gazole, nuit calme, ainsi sommes-nous prêts pour entamer notre descente vers le Sud.

Jeudi 10 mai

7h45, nous levons l’ancre à Karistos, destination Siros. Le vent est très faible, plutôt de Sud, nous commençons donc notre voyage au moteur.

Après Yaros, peut-être pourrons-nous faire de la voile ? Yaros est sur notre route, c’est une petite île, très inhospitalière, battue par les vents, aujourd’hui déserte. C’est une ancienne île-prison qui fut rééquipée et utilisée sous la dictature des colonels.

Nous nous y étions arrêtés en 2014 et avions mouillé sous les installations pénitentiaires, drôle d’ambiance...

En revanche Jean-Claude y avait fait de bonnes chasses. Là, comme c’est le grand calme, nous visons une échancrure dans les falaises de la côte Nord et laissons tomber l’ancre dans 10 mètres d’eau, contre les rochers, pour permettre au capitaine de faire une chasse.
Il est 11h45. Je suis un peu anxieuse au début car le site est impressionnant...mais tout se passe bien, plus que bien même puisque le capitaine revient rapidement avec deux beaux poissons, un mulet de pleine eau, dont les filets au citron feront nos délices lors des prochains apéritifs, et un mérou très convenable, plusieurs repas en perspective !
Un arrêt sur la côte Nord de Yaros
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A 14h45, nous repartons et naviguons à la voile jusqu’au Nord de Siros. Le vent est faible et régulier autour de 8 kts, la mer très calme, nous en profitons pour étalonner la girouette électronique : on navigue sous pilote en mode vent à 38° apparent (pour notre bateau c’est du près très serré !) et on fait des virements automatiques en reprenant le même réglage de génois d’un bord sur l’autre. Le pilote replace le bateau à 38° du vent apparent sur l’autre bord et les voiles doivent avoir la même incidence et le bateau la même vitesse. Finalement, à 1° près, on est à l’identique sur les deux bords.
Au près serré pour étalonner la girouette
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Nous passons la nuit dans l’anse Grammata. C’est un bel abri au Nord Ouest de Siros qui tire son nom du fait que de très nombreux navigateurs ont attendu là que le vent du Nord se calme avant de pouvoir poursuivre leur route et ont gravé leur nom et les dates de leur escale forcée sur le cap qui borde l’anse au Nord Ouest. Certaines de ces inscriptions sont très anciennes et le site est aujourd’hui un espace archéologique...à ne pas polluer par des graffitis de touristes du 21ème siècle !
Arrivée à Grammata
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Siros était l’île des commerçants et des voyageurs, sa position géographique au milieu du Nord de la mer Egée l’explique bien. Sa capitale Ermoupolis (la citée d’Hermès, dieu des voyageurs et des marchants) située au milieu de sa côte Est, est également la capitale des Cyclades et reste un port commercial relativement actif.

A Grammata, un peu de roulis dans la nuit malgré ou plutôt à cause de l’absence de vent !

Vendredi 11 mai

Après le petit-déjeuner nous gréons les tangons car la météo nous annonce un courant de Nord qui devrait nous pousser jusqu’à Paros.

A 8h45 nous sommes en route.
Lumière du matin, Grammata vue du Sud lors de notre départ
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Le vent du Nord nous pousse, plus ou moins fort... Il change plusieurs fois de direction, ce qui nous fait faire plusieurs manœuvres de tangon : bon entraînement de début de saison !

A 14h45 nous sommes installés dans la baie de Naousa, au Nord de Paros

Comme le vent du Nord doit forcir dans la nuit nous choisissons le beau mouillage du Nord-Ouest, sous le monastère.

Je crois que nous allons rester là un jour ou deux. Nous mettons l’annexe à l’eau et partons faire une petite promenade sur le cap. Je me suis même baignée ! Elle est fraîche mais pas glacée, on peut nager sans problème !

Samedi 12 et dimanche 13 mai

Le vent est effectivement rentré la nuit dernière, 15 puis 20 nœuds, pour monter à 30 dans la matinée du samedi et mollir progressivement.

Nous nous sommes mis en configuration «vie à bord», rangements, nettoyage de l’intérieur, petits bricolages, lecture, écriture, chasse, baignade, promenade...
La baie de Naousa depuis le cap, au premier plan le mouillage du monastère, au fond les maisons blanches du villageDSCN3762.JPG
En cette saison le cap se couvre de fleurs bleues et blanches
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Demain nous irons au port de Naxos, l'île voisine, un port que nous aimons beaucoup.