Le voilà enfin ce billet si souvent annoncé…le billet littéraire. L’exercice m’apparaît tout à fait difficile, périlleux même, car, si je suis une grande consommatrice de livres en langue française et anglaise, je ne suis ni une linguiste ni une littéraire. Vous l'aurez compris, j'ai le trac mais c'est parti, je me lance. Je me contenterai de rendre compte, de signaler mes enchantements et ravissements mais aussi les médiocrités et mes déceptions…vous réagirez j’espère !

D’abord, il faut dire que j’étais partie armée, ou plutôt chargée, pour ce long voyage!

J’avais dit (il faut toujours faire attention à ce qu’on laisse échapper !) que sur le bateau la lecture est une activité intense et délicieuse. Du temps de mon activité professionnelle, le temps de la croisière estivale était aussi le temps des retrouvailles avec la littérature.
Au boulot, les lecture étaient nombreuses mais…plus austères : pédagogiques, sociologiques, administratives, juridiques, bref pas très poétiques.
J’avais également dit (je parle trop sans doute) que j’aime la littérature policière et notamment en langue anglaise pour faire durer le polar plus longtemps !!!

Alors, dans la hotte immense des cadeaux, des attentions, des témoignages d’amitiés qui m’ont été adressés il y avait des livres, des livres et encore des livres, offerts, donnés, prêtés, il y avait aussi …un splendide hamac. C’est encore plus confortable qu’un fauteuil !

12 mars 2011, Antigua, le North Sound, Great Bird Island hamac

Je dois ajouter aussi que les livres s’échangent, se donnent, entre plaisanciers, objets de trocs intellectuels toujours intéressants.

Mais, comment classer, trier … je vais commencer par deux bouquins lus pendant l’été 2010 avant le grand départ, deux récits de voyage.

La chronique littéraire débute très mal car je n’ai noté ni le titre ni le nom des auteurs (je me souviens qu’ils étaient deux) du premier bouquin dont je veux parler. C’était un prêt et je l’ai rendu !

Il aurait pu avoir un lien avec le nôtre (de voyage), c’était un cheminement géographique, culturel et poétique dans l’archipel du Cap Vert, dix îles, dix cartes à jouer, dix chapitres, dix nouvelles, ça m’avait mis l’eau à la bouche, merci à mon amie Annie. Le Cap Vert fait partie des destinations futures !

L’autre récit, écrit par un américain amoureux de l’Europe et installé en Angleterre, Bryson, Bill Neither here nor there sous-titre Travels in Europe, est d’un humour décapant. Bryson écrit dans une langue limpide et très accessible… les fous rires sont garantis. Il nous fait partager, avec talent, les raisons qui le poussent à voyager puis à rentrer au bercail, son regard personnel sur le monde et sur les gens qui y vivent. Peut-être cette lecture m’a-t-elle incitée à écrire, en toute modestie, et à partager notre journal de bord ? Un grand merci à Christine, cette fois, mon amie pourvoyeuse de littérature anglaise en langue anglaise.

Je peux maintenant m’attaquer à la littérature policière. Comme je partais pour un « tour du monde » les bouquins que l’on m’a offerts viennent du monde entier (ou presque !) les intrigues se situent à toutes les époques, et sont rédigées dans les deux langues que je sais lire ! Merci, merci à tous, je ne peux les nommer, le cadeau était collectif et ils et elles étaient si nombreux.

Les français presque toujours historiques ou engagés (6) :
  • Daeninckx, Didier Meurtre pour mémoire. Une mort sur ordre, un haut fonctionnaire respecté et redouté, des entrelacs nauséabonds entre les rafles vichystes de la seconde guerre mondiale et la grande manif du 17 octobre 1961 des algériens de Paris. Un écrivain dont on connaît l’engagement, une écriture soutenue, une intrigue raffinée qui nous fait passer d’un racisme d’état à un autre et nous gratifie de belles figures de femmes. ***
  • Pécherot, Patrick Tranchecaille. C’est la grande guerre…il est mort …pour l’exemple. Nous sommes dans l’horreur de la guerre et celle de la raison d’état. Le doute est raisonnable et substantiel…mais il est fusillé cet étrange soldat. A cette lecture : bien obligée de réfléchir !***
  • Izner, Claude Mystère de la rue des Saint-Pères . Paris, l’exposition universelle et la Tour Eiffel, un japonais distingué et une librairie comme on en rêve…*
  • Barrière, Michèle Meurtre au potager du Roy. Une plongée chez les maîtres des jardins potagers à Versailles : de vrais savants ! Les fruits, les légumes, la cuisine…voilà les héros de ce charmant ouvrage ! *
  • Parrot, Jean-François L’énigme des Blancs-manteaux. Dans le Paris de 1761…quartiers et banlieues troubles.*
  • Ferrère, Fabienne Un chien du diable. Rouen sous Henri IV, à la rencontre d’un jeune homme beau, courageux, honnête et même bon et cultivé ! *

Je les ai classés par ordre chronologique inversé de la date où se situe l’intrigue et le hasard veut que mes « étoiles » soient également en ordre décroissant. Je vous recommande les deux premiers ouvrages si vous ne les connaissez pas déjà. Moi je vais aller piocher dans la production des ces deux auteurs.

Les anglo-saxons : ça se passe en Angleterre, en Amérique à des époques parfois éloignées les unes des autres (7) :
  • Kellerman, Jesse Les visages. Dans le New York contemporain et le milieu de l’art…ce n’est pas sans rapport avec des questions de cartes et de territoires. Il n’y a pas de commissaire, pas vraiment de gangsters, mais un vrai suspens et une analyse peu complaisante du milieu WASP. ***
  • Flynn, Gillian Les lieux sombres. Perturbant vraiment, mais très bien foutu. **
  • Hillerman, Tony Sacred clowns. Les clowns sacrés, lu en anglais. Dans l’Amérique contemporaine, dans les états où les lois indiennes s’appliquent. J’ai retrouvé l’ambiance que j’ai tant aimée des romans de Barbara Kingsolver. ***
  • Grace, CL Meurtre dans le sanctuaire. Nous sommes à Cantorbury au moyen-âge anglais.*
  • Green, Graham Le facteur humain. Guerre froide, espionnage, loyauté, amour, solitude, préjugés…Comme un goût amer !**
  • Carr, Caleb L’aliéniste. New York à nouveau, fin du XIXème siècle, début de la police scientifique et du « profilage » psychologique, des avant-gardistes traquent ce que l’on n’appelait pas encore un serial killer. Belle intrigue, bien menée. Je recommande. ***
  • Perry, Ann Meurtres sur les docks. Lu en anglais mais j’ai omis de noter le titre original ! Les meurtres sont perpétrés sur les bords de la Tamise …toutefois la haute société londonienne n’est pas absente du tableau ! Il est question de prostitution de jeunes garçons dans le Londres si puritain de cette époque ! J’ai bien aimé. J’ai lu ce bouquin en mai 2011 avant de quitter St Martin et je n’ai pas remarqué que ce polar en anglais « me durait » plus longtemps que les autres ! Comme quoi l’entraînement…ça paye toujours, pour tous les « sports »! **
Les nordiques, norvégiens, suédois, islandais…la géographie et le climat du grand nord font partie de l’ambiance de tous ces romans, exotisme garanti (4) :
  • Indridatson, Arnaldur La femme au manteau vert. Un commissaire déprimé, à la vie de famille perturbée, obsédé par la perte irréparable de son jeune frère …Il est plein d’humanité, son équipe le suit, sans toujours comprendre; ils l’aiment en fait. Un plaisir de retrouver ce personnage au fil des romans d’Indridatson qui nous font approcher l’Islande…une Islande que nous ne connaissons pas. Depuis La cité des Jarres en passant par L'homme du lac , Un hiver arctique et Hypothermie, j’avais quelques uns de ses romans à mon actif…coup de chance, pas celui-là ! ***
  • Larson, Björn Le cercle celtique. Un roman pour les marins du Nord, du grand nord et…les illuminés. *
  • Nesbo, Jo Le bonhomme de neige. Un serial killer du grand nord…Il faut vraiment être de là bas pour imaginer que la signature du meurtrier puisse être…un bonhomme de neige !*
  • Theorn, Johan L’heure trouble. Un deuil impossible. J’ai aimé l’ambiance, la mer, les bateaux, la lande brumeuse, la recherche de la vérité assumée par un vieillard presque invalide, la renaissance d’une femme…**
Ceux du Sud d’Amérique ou d’Europe (7) :
  • Diez, Rolo Les 2001 nuits. De New York à Mexico farce burlesque et terrifiante entre corruption et raison d’état…**
  • Todde, Giorgio La peur et la chair. Sardaigne 1860, Marini, jeune médecin est un momificateur. Que va-t-il sortir de sa rencontre avec cette vieille étonnante…qui ne mange que des courgettes ? C'était bon ! **
  • Padura, Leonardo Mort d’un chinois à La Havane. Petit bouquin.*
  • Ignacio Taibo II, Paco Et nous revenons comme des ombres. Le Mexique, les retrouvailles improbables de trois compères, la venue énigmatique d’Hémingway pour régler une histoire de sous-marins allemands… Etrangeté, irrationnel, valeurs fortes et littérature se mêlent comme dans un roman de Garcia Marquez. J’aime. ***
  • Camilleri, Andrea La forme de l’eau. En regardant la télévision cet été (nous qui ne l’avons ni à la maison ni sur le bateau), j’ai compris que tout le monde connaît les enquêtes du commissaire Montalbano. Je ne connaissais pas et j’ai apprécié l’écriture, la Sicile, si belle, si violente.*
  • …et il m’en manque deux ! un Espagnol et un Romain de la Rome antique !

Je me laisse tellement bien embarquer par ces écrivains du sud… peut-être suis-je indulgente !

Et tous les autres (7) :
  • Afrique du Sud. Meyer, Deon Les soldats de l’aube. Des histoires d’amour …tragiques, l’absurdité des comportements militaires, un érotisme plein de tendresse pour les femmes. Du sang et du sexe…mais pas que !*
  • Inde. Dars, Sarah La morte du Bombay express. Fait passer un moment.
  • Afrique. Mc Call Smith , Alexander Les larmes de la girafe. C’est gentil…un peu trop !
  • Chine populaire. Xialong, Qiu Mort d’une héroïne rouge. Nous sommes vraiment ailleurs. J’ai eu du mal à accrocher car le lancement est un peu lent.
  • Chine traditionnelle. Van Gulik, Robert Meurtre à Canton. RAS
  • Israël. Gour, Batya Mort au kibboutz. Là encore on est ailleurs et l’intérêt est là.*
  • Australie. Upfield , Arthur La loi de la tribu. Aborigènes, blancs, métisses dans le Kimberley. Le commissaire, métisse, Bony, s’appelle en fait Napoléon Bonaparte ! Mais ça fonctionne quand même gentiment.*


Je ne suis pas certaine de la nationalité des auteur(e)s mais je suis sûre des lieux où se déroulent les intrigues !



Et voilà pour 33 bouquins !

Après la littérature dite policière, adjectif qui minore ou péjore cette écriture je passe à …quoi au fait ? Cette littérature policière, pourtant, me donne tant de plaisir, celui des rencontres, de la découverte, de la construction narrative, de la psychologie de personnages complexes…Enfin, le même plaisir ou déplaisir (quand c’est mauvais ou mal fichu) que la littérature !

Du coup je vais passer aux essais ! Il y en a eu assez peu en fait ! Huit ! (8)
  • Paxman, Jeremy The English, a portrait of people. Une étude savante, pleine de distance, de références et d’humour sur le fait d’être anglais…pas britannique, anglais… ne pas confondre ! Regards croisés, Paxman cite Bryson (rencontré plus haut) pour signaler à la fois l’acuité de son regard et…les lacunes de son interprétation (le pauvre Bryson, il ne peut pas tout comprendre il est américain !). Dans cet ouvrage, lu le 21 octobre 2010 entre Espalmador et Carthagène, j’avais relevé, page 130, cette citation d’Odette Keun parlant des hommes anglais et de leur absolue courtoisie, à la différence de la grossièreté et de la rudesse des continentaux de l’époque, mais… « The matter, the real matter they were incapable of making up their minds. » Voilà, trop de pragmatisme et d’aptitude à la négociation peuvent empêcher la construction de convictions fortes! A méditer !***
  • Sobel, Dava Longitude. Un cadeau de notre ami Mark avant notre départ. C’était plus que dans le thème et c’est en anglais. C’est l’histoire d’une mise au point technique : celle du chronomètre de marine qui a permis de mesurer la longitude avec précision. C’est aussi l’histoire d’une polémique scientifique entre les tenants d’une mesure par observation astronomique et ceux d’un calcul par rapport à une heure de référence. Pendant longtemps, c’est bien le chronomètre de marine qui a permis de faire des mesures fiables et reproductibles (Thomas Cook fut l’un des premiers utilisateurs…et quel utilisateur !). Aujourd’hui, le GPS a réintroduit grâce aux « astres artificiels » à la course régulière (les satellites) une mesure de type astronomique ! Merci Mark !**
  • Langaney, Clottes, Guilaine, Simonnet La plus belle histoire de l’homme. Jolie vulgarisation par des scientifiques...des vrais.***
  • Camus, Albert Le mythe de Sisyphe. Comme il promet un développement sur la possibilité de Sisyphe heureux, Jean-Claude est allé au bout de la lecture. Il a trouvé le « prof de philo » un peu laborieux et peu convainquant. Alors je me suis abstenue pour garder en moi le Camus de l’Etranger.
  • Rambaud, Patrick 4ème chronique de Nicolas 1er. Pour se souvenir, au cas où, et sourire souvent jaune ! *
  • Hessel, Stephan Indignez-vous!. J’ai trouvé le manifeste sur ma table de salon, lors de l’un de nos retours au bercail, déposé par notre « gardien de phare ». A faire lire à tous les jeunes gens !***
  • Murakami, Haruki Auto portrait de l’auteur en coureur de fond, où courir devient une pratique philosophique et conduit Murakami à nous proposer une belle analyse de son travail d’écriture. Mais Murakami n’est ni un essayiste, ni un marathonien c’est un écrivain. C’est parce que nous avions déjà lu Chroniques de l’oiseau à ressort et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil ( je vous recommande les deux) que nous sommes tombés sur cet autoportrait que tous les coureurs de fond ou grand fond que je connais pourraient lire. Je pense à Marc à qui je l’ai donné mais aussi à Jean-Paul, Jean-François et Olivier. Du coup, j’ai aussi envie d’évoquer les écrivains japonais que j’ai rencontrés dans ma vie de lectrice, ceux qui m’ont marqué : Kobo, Abbé et son célèbre La femme des sables (j’ai lu quelque part que c’était le roman fétiche de Glenn Gould), un des romans les plus novateurs qu’il m’ait été donné de lire, et puis Sosêki et son écriture si poétique dans Chien de fusil ou Oreiller d’herbe. Tous méritent beaucoup d’étoiles ! ****
Et maintenant…littérature ! Française ou étrangère ! En anglais ou en français ! (24)
  1. - Ruiz Zafon, Carlo Marina. Nous sommes bien dans l’univers de Zafon, qui culminera dans L’ombre du vent. Barcelone à la fois somptueuse et décrépie, pleine de secrets magnifiques et inavouables, noblesse et monstruosité des personnages…vous pouvez y aller ! Quel dommage de ne pas pouvoir lire en espagnol !**
  2. - Shaffer, Mary Ann ; Barrows, Annie Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Délicieux et pas prétentieux dans une forme devenue très inhabituelle, le roman épistolaire. Je me suis régalée et me suis aperçue à Pointe à Pitre qu’il était en tête des ventes…à la mode donc ! Merci à Nicole de l’avoir choisi pour moi !**
  3. - Nothomb, Amélie Une forme de vie. C’est aussi un roman épistolaire, très court et très mauvais…je ne comprends pas pourquoi il a été choisi pour le Goncourt ou plutôt je comprends trop bien ! sans commentaire !
  4. - Khadra,Yasmina, deux bouquins Ce que le jour doit à la nuit et Les sirènes de Bagdad. Des plaidoyers pour la compréhension mutuelle, l’ouverture interculturelle, la paix, le respect des différences, la reconnaissance des racines communes…**
  5. - Houllbecq, Michel La carte et le territoire. Il y a quelque chose chez cet écrivain, dans son écriture, dans les idées qu’il balance, quelque chose qui nous fait passer outre son narcissisme insupportable…Il m’agace mais je ne peux pas m’empêcher de lui trouver du talent !**
  6. - Mazetti, Katarina Le mec de la tombe d’à côté. Rencontre improbable entre deux milieux sociologiquement trèèès éloignés. Tonique, drôle et tendre ! Je vous le recommande !**
  7. - Thouy, Edgard Histoires insolites. Un recueil de nouvelles aux éditions Jets d'encre d'un auteur inconnu, c'est sa première publication je crois, pas son premier essai en écriture vu son talent! Découvrez-le! Un premier merci à Geneviève pour cette découverte.
  8. - Hardy, Thomas'' Les forestiers' '. C’est du grand art ! Cet écrivain anglais de la fin du 19ème début du 20ème siècle aurait inspiré DH Lawrence et John Irving. Je ne le connaissais pas. C'est encore un merci à Geneviève. Je reviendrai chez Hardy. ****
  9. - Bauchau, Henry Antigone. C’était si beau et si fort à lire pendant la traversée, si loin du nombrilisme des auteurs à la mode. Un troisième merci à Geneviève. ****

25 décembre 2010, la traversée, nous sommes partis depuis deux jours. lecture

  1. - Tchékov, Anton Une banale histoire. Et c’est génial…la concision et la précision de l’écriture…à couper le souffle ! Si vous êtes prof, si vous entrez parfois faire un cours dans un amphithéâtre…vous vous retrouverez. Trois lignes et tout est dit ! Bon d’accord Tchékov c’est Tchékov, vous connaissez son nom, peut-être son théâtre, lisez ou relisez ses romans ! ****
  2. - Némirovski, Irène La proie. Tout est bon chez elle…Il n’y a rien à jeter chez Némirovski…aurait-elle appris chez Tchékov ? Comme tout le monde j’ai commencé par Une suite française mais tout est excellent même ses tout premiers écrits, elle est alors très jeune, 19 ans je crois, et tout est déjà là, juste, précis, percutant. ****
  3. - Sampedro, José Luis Le sourire étrusque. Quand le tout petit enfant apprend la délicatesse, le sourire et la tendresse au vieux combattant de la vie. J'ai aimé ce personnage de vieux macho. **
  4. - Wharton, Edith The custom of the country. Une garce New Yorkaise à la fin du 19ème siècle. La description est cruelle et brillante, l’écriture simple et percutante. A découvrir en anglais, if possible !***
  5. - Austen, Jane Orgueil et préjugés. Je l’ai lu en français. La traduction était belle. Jane Austen fut, est et sera tant et tant commentée que je ne peux que dire : dégustez !***
  6. - Kureishi, Hanif The buddha of the suburbia. Ironique et brillant ! Si le titre My beautiful laundrette vous rappelle quelque chose, alors vous connaissez Kureishi ! Une des lectures dans le texte original anglais les plus difficiles pour moi, mais quel fierté et quel bonheur d’être arrivée au bout ! ***
  7. - Dagtekin, Seyhmus A la source, la nuit. Récit philosophique, conte des origines, enseignement initiatique, promenade en poésie : tout ça à la fois. Cette fois c’est Brigitte que je dois remercier. Je crois qu’il faut suivre ce jeune écrivain Kurde de Turquie ; il écrit en français et en Kurde. ***
  8. - Kramer, Pascale Fracas. Un petit récit qui chamboule. *
  9. - Laferrière, Dany Tout bouge autour de moi. Journal du séisme haïtien par un écrivain haïtien en exil au Canada qui se trouvait justement là ce jour-là. Ce n’est pas un roman, ni vraiment un compte-rendu, ce n’est ni pleurnichard ni voyeur, ça nous dit beaucoup sur le peuple haïtien. **
  10. - Claudel, Philippe Le rapport de Brodeck ou comment l’écriture peut dévoiler l’horreur. Puissant. ***
  11. - Mistry, Rohinton L’équilibre du monde. Grande saga de l’Inde contemporaine où l’on peut croire un moment que tout pourrait changer avec un peu d’ouverture de compréhension et d’entraide inter ethniques et inter confessionnelles... sauf que la vie, la vraie vie …Il faut lire ! Merci à Ghislaine ! ***
  12. - Glissant, Edouard Tout monde. Glissant, écrivain créole, est mort lorsque nous étions en Martinique. Je n’avais jamais lu Glissant. Il fallait y remédier. Les amoureux de la langue française ne peuvent pas manquer ça. Comme moi vous serez emmenés dans le rythme, les couleurs, les odeurs, les sensations, les picotements de ses mots. ***
  13. - Sweig, Stefan Romans et Nouvelles. Presque 1000 pages de papier bible. Une telle beauté dans l’écriture, une telle finesse dans l’analyse de l’âme humaine. Bon, trop de savants ont planché sur Sweig pour que je me lance dans l’ébauche d’une quelconque analyse. Il faut donc lire Sweig. Je précise que l’on n’est pas obligé d’avaler les 1000 pages d’un coup comme l’a fait mon capitaine. Les textes de Sweig sont souvent courts, c’est surtout un nouvelliste, vous pouvez donc déguster lentement et souvent. Merci à Yves pour ce merveilleux cadeau ! ****
  14. - Margot, Yann La légende de Thornin – L’héritier -. C’est un cas à part !!! A Pointe à Pitre (vivent les technologies modernes) j’ai relu les épreuves du premier roman de mon fils. Ce n’est pas le type de littérature qui spontanément m’attire, le monde des elfes, des gnomes, des forêts magiques et des arbres de sagesse qui parlent, courent ou volent, le monde de Tolkien par exemple…je pouvais donc être une relectrice d’autant plus sévère et critique. Conclusion : son récit fonctionne, c’est manifestement le début d’une saga et on attend la suite. Il a été publié fin mai, sur internet. Ses fils, mes petits fils de 12 et 13 ans ont fait partie de ses premiers lecteurs après publication, ils ont lu et aimé…cela pouvait-il en être autrement ? Par ailleurs, j’ai également été sollicitée pour donner avis et suggestions sur son site de « Poète public ». Allez le visiter c’est sympa et bien fait ; voici l’adresse http://a-fleur-de-mot.fr/Index/ . Il est indexé en milieu de page 2 sur Google. Bon, mon fils écrit comme d’autres font du sport ou jouent du violon, pour le plaisir. J’aime bien ça !


Voilà, au moins 66 ouvrage, dans le désordre alphabétique, entre le 15 octobre 2010 et le 25 mai 2011 peut-être un peu plus ! J’ai bien essayé d’être rigoureuse et de noter auteurs et titres au fur et à mesure mais j’ai pu faire quelques échanges intempestifs et certains seront peut-être passés aux oubliettes ! Presque tous ces livres avaient été choisis pour nous par d’autres. C’est un super bon plan pour partir à l’aventure…en littérature !

Depuis le 25 mai l’activité de lecture ne s’est pas vraiment arrêtée. Le dernier Vargas, le dernier Irving (pas le meilleur parce que la traduction mot à mot est insupportable !) un autre Katarina Mazetti, un autre Laferrière, quelques polars, Le lièvre de Vatanen d’Arto Paasilinna, Les choses de Perec, Singué sabour d’Atiq Rahimi que je n’avais pas lu lorsqu’il fut primé …mais j'ai sûrement retrouvé ma paresse de terrienne car je n’ai rien noté avec rigueur ! Peut-être aurais-je du ?

Petite morale de l’histoire

C’est une chance et un bonheur de savoir et pouvoir lire… jamais seul, jamais en panne d’activité intellectuelle…surtout si on se met à tenir son journal de lectures !

Ce billet est dédié à Annie, Brigitte, Christine, Geneviève, Ghislaine, Hélène, Josée, Nicole, Mark, Pascal, Régine, Yves et tous les amis qui ont contribué à remplir notre cale.