Doug Le

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samedi 09 juin 2018

Saison 2018, 8ème billet, du 5 au 9 juin, de Pserimos à Archangelos en passant par Kalimnos et Leros

Mardi 5 juin

Le vent est devenu tout calme. Nous quittons l’anse Vathi de Pserimos sans être certains de faire de la voile...

Nous longeons la côte Sud de Pserimos, touchons un peu de vent dans le chenal entre Pserimos et Kalimnos, histoire de faire 10 minutes de voile ! Puis nous poursuivons notre route le long de la côte Sud puis Ouest de Kalimnos. Nous passons entre Kalimnos et les îles et îlots qui la flanquent à l’ouest : les paysages sont de toute beauté.

Côte Ouest de Kalimnos, petit village sur l'île Telendhos
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Nous visons la baie d’Emborios, un grand amphithéâtre sous le Cap Kefala, caché au sud par l’îlot Kalavros. C’est encore un de ces endroits qui vous laissent éperdus d’admiration !

Le soir tombe sur la grande baie d'Emborios
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Au fond de la baie, devant une plage de sable ombragée par les tamaris, les tavernes vous offrent des bouées de mouillage. Il est d’usage d’aller manger à la taverne dont le nom est inscrit sur la bouée à laquelle vous vous êtes amarrés.
Lorsque nous arrivons, vers 14h, mon capitaine choisit une bouée, un peu à l’écart, qui correspond à un établissement dont la terrasse domine toute la baie, chez Nikolas.

La bande de terrain plat, autour de la plage, n’est pas très large. Tout de suite les maisons, et même l’église, s’accrochent à la pente.

Je vous laisse admirer, je manque de mots pour décrire !
Depuis chez Nikolas
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Toutes ces îles sont habitées depuis la nuit des temps...enfin, depuis le néolithique en tout cas ! Quand on voit les grottes en surplomb dans ces falaises calcaires, la mer et ses poissons en dessous...on peut comprendre pourquoi certains de nos lointains ancêtres ont un jour décidé de s’arrêter là.



Bien sûr nous allons dîner chez Nikolas : vue imprenable sur la baie, calamars délicieux dans l’assiette, douceur de l’air...difficile de ne pas goûter l’instant !

Mercredi 6 juin

Nous lâchons la bouée pour une petite promenade : le tour du Cap Kefala, où les fermes aquacoles s’alignent tout le long de sa côte sud, et retour !

Cette fois-ci nous jetons l’ancre devant la plage la plus à l’Ouest au fond d’Emborios. Elle pourrait être parfaite car les fonds de 5 à 10 mètres sont de bonne tenue mais ils sont noirâtres bien que l’eau soit parfaitement claire ! C’est la rançon de l’exploitation aquacole. Cette jolie anse abritait une «fishfarm», il y a peu ! Et par ailleurs, la rive est jonchée de plastiques (sacs, bâches, bidons...). peut-être est-ce le site de l'ancienne décharge du village ?

C'est quand même très beau
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On ne peut pas dire que la conscience écologique soit encore très développée dans ces îles magnifiques et fragiles ! Même les lois anti-tabac semblent ne pas exister : aux terrasses des tavernes, les fumeurs, qu'ils soient patrons ou clients, allument leur clope sans vergogne !

Jeudi 7 juin

Départ pour Leros après une petite chasse pour le capitaine.

C’est tout près ! Les deux îles, Leros et Kalimnos se touchent presque ! Elles étaient considérées comme faisant partie de la même entité au temps de la Grèce antique.

Au Sud Ouest de Leros s’ouvre la très grande baie de Lakki. Elle abrite une base navale implantée sur sa rive Sud. Tout au fond, deux marinas.
Les bateaux peuvent mouiller entre les deux marinas devant le ponton des annexes (surveillez vos sondes devant le petit ponton !).
Lakki est une grande ville où vous pouvez faire un bel avitaillement !

Et puis, comme décidément cette mer est petite, nous y rencontrons, avec grand plaisir, l’équipage de Troll, Thierry, Françoise et le chien ! Nous suivons leur blog depuis longtemps et...ce sont également des habitués du chantier Evoiko à Halkoutsi !

Vers 14h30, nous levons l’ancre pour un mouillage moins citadin. Leros n’est pas très grande, il est à peine 16h lorsque nous mouillons aux îles Arkhangelos. Avec une orientation Sud-Ouest, Nord-Est, à 1 mile de Leros, ce chapelet d’îles en protège la côte Nord et garde l’entrée de la grande baie Partheni.

Nous ne sommes pas mal du tout sous la protection des archanges : une petite plage, un ponton pour les annexes, sans doute autrefois destiné aux clients de la taverne abandonnée, de l’eau claire...je crois que nous allons y passer quelques jours !
Arkhengelos, notre petite anse, la plus au Sud
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Arkhengelos de plus loin
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Vendredi 8 et Samedi 9 juin

Nous retrouvons le rythme paisible du mouillage !

Chasse, baignade, cueillette de bigorneaux, promenade sur les collines, lecture, écriture, petites opérations de maintenance...

Vendredi après-midi, Jean-Claude et Nadine de Jeanad nous rejoignent...ils viennent de faire refaire leur coussins de cokpit à Leros : travail bien fait à un prix très raisonnable !

Nous avons pris l’adresse et je crois bien que nous allons nous en servir !

Donc, notre programme pour les deux jours qui viennent devrait être le suivant : dimanche tranquille à Arkhangelos et lundi, retour à Lakki pour commander nos coussins et faire quelques courses...à confirmer !

lundi 04 juin 2018

Saison 2018, 7ème billet, du 29 mai au 4 juin, de Kos à Pserimos en passant par Simi

Mardi 29 mai

La météo confirme : dans le secteur de Kos et au dessus, une semaine de vent de Nord Nord-Ouest assez fort.

C’est donc décidé, nous irons à Simi (ou Symi) où le vent devrait être nettement plus calme.

Depuis Kos, il faut compter une cinquantaine de miles pour rallier Panormittis, une anse protégée au Sud de la côte Ouest de Simi.

Simi est une île grecque plantée au beau milieu du golfe turc de Hisaronu Korfezi, à quelques quinze miles au Nord de Rhodes.
Elle est réputée très belle et, sur la carte, sa côte Est apparaît comme très découpée, offrant des abris sûrement parfaits en cas de vent de Nord Ouest.

Après avoir fait le plein de vivres, nous quittons Kos marina peu après 10h.
Le vent de Nord Nord-Ouest annoncé nous pousse au début, puis nous abandonne, puis revient !
C’est souvent le cas en Grèce, le vent est irrégulier tant en force qu’en direction. Il faut s’incliner devant les effets d’accélération dans les chenaux, les courants entre les îles, le catabatique qui descend violemment de la montagne, les calmes soudains... bref accepter de passer de la voile au moteur souvent plusieurs fois sur le trajet !

Lorsque nous arrivons à Panormittis il est près de 18h. Il y a un peu de monde, mais la baie est grande et relativement profonde jusque près du bord. On y accède par un chenal dont le bord Nord porte un moulin à vent tout blanc, aisément repérable de loin. Le fond de la baie est occupée par un grand monastère.
C’est une destination prisée des pèlerins et des touristes. De nombreux ferries, plus ou moins gros, abordent en journée au quai juste devant l’église. Il faut leur laisser la place de manœuvrer...il suffit de choisir la partie gauche de l’anse, en rentrant, pour planter son ancre.
L'Anse de Panormittis, le moulin garde l'entrée
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Panormittis, arrivée d'un ferry devant le grand monastère
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Le soir de notre arrivée nous pouvons tester la fiabilité du mouillage car nous essuyons quelques belles rafales d’orage. Mais très vite tout s’apaise et la nuit est parfaitement calme.

Mercredi 30 et jeudi 31 mai

Le mercredi nous restons, sur place, c’est une journée de farniente, par temps très calme : visite de l’église (entièrement peinte comme toutes les vieilles églises orthodoxes), promenade jusqu’au moulin, lecture, écriture... Les cigales stridulent, l’eau est chaude, ici, c’est déjà l’été !

Le jeudi, nous décidons d’aller à la découverte des belles criques de Simi après être passés à la boulangerie du monastère. Le pain y est cuit au feu de bois (mais la pâte est industrielle).

En sortant de Panormittis, nous pointons l’étrave vers le Sud. Nous passons devant le mouillage d’Ormos Skomisa, au Sud de l’île Seskli : pour y accéder, il faut prendre la passe Est entre les récifs avant de trouver le sable. Un bateau y est à l’ancre et roule légèrement.
Nous décidons de remonter le long de la côte Est de Simi où la houle résiduelle d’Ouest ne se fera pas sentir.
Les anses que nous découvrons sont très profondes, bordées de hautes falaises...à vingt mètres du bord les fonds sont toujours de cinquante mètres !
Finalement nous nous arrêtons à mi-chemin de la côte Est, à Marathouda où il est possible de mouiller devant la plage, par 10 mètres de fond, sur le sable. La baignade dans l’eau claire et la pause déjeuner y sont fort agréables.
La plage au fond de Marathouda
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Si vous allez à Simi, prenez le temps de vous reporter aux explications de Yoruk, sur Plaisance Pratique, elles sont extrêmement précises pour l’ensemble des mouillages de l’île.

Autre remarque, toutes les cartes, CM93, Navionics et CMap sont, à des degrés divers, fausses à Simi : notre trace GPS passe allègrement sur la terre ! Ouvrez l’œil et surveillez votre sondeur, même si c’est très profond presque partout !

Comme la météo nous annonce du vent autour de 20 nœuds devant souffler en début de nuit, nous retournons dormir à Panormittis.

Mais, le vent annoncé n’arrivera pas jusque là !

Vendredi 1er juin

La météo est favorable... on remonte vers le Nord !

A 13h nous retrouvons avec grand plaisir le petit port de Pali à Nisiros (l’île volcan).
Le port est presque plein. Ici le vent a soufflé assez fort, comme prévu, et de nombreux bateaux sont venus se réfugier à Pali.
A notre arrivée, un bateau quitte le quai Nord. Nous prenons sa place et faisons notre manœuvre, contre Pinco, un très beau bateau que nous connaissons bien. Nous y retrouvons nombre de bateaux que nous y avions laissés la semaine dernière.

Samedi 2 juin

La météo est devenue très calme, un à un nos voisins vont quitter Pali.

Hier, pendant la promenade du soir sur la digue Jean-Claude a repéré, au comportement des petits poissons affolés, serrés en banc compact, la présence de poissons carnassiers, probablement des Sérioles.
Il évoque, la possibilité d’aller faire le lendemain matin un agachon à l’extérieur du port. Depuis le loup d’Astipalaia il n’est pas allé chasser et le frigo est vide, alors...

A 9h, tout équipé, il traverse le quai pour franchir la digue, sous le regard amusé, voire les commentaires légèrement narquois des bateaux voisins... On me demande avec un brin d’ironie ; « il en prend dès fois ?» Je réponds, pincée, qu’en général, il ne se met pas à l’eau pour rien ! Les regards restent sceptiques.
Un quart d’heure plus tard, il franchit la digue dans l’autre sens avec une Sériole ( on dit aussi liche jaune ) de près de 2 kg sur la flèche de son arbalète.
Les sceptiques se muent en admirateurs et viennent poser des questions !
Encore des questions ?
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Demain nous laisserons l’île de Nisiros et son petit port de Pali qui nous auront séduits.

Dimanche 3 juin

9h, nous quittons Pali, comme prévu. Avec l’entraînement, nos manœuvres d’amarrage et de déhalage sont de plus en plus fluides !

Au sortir de Nisiros nous envoyons toute la toile, puis le vent tombe, pour se renforcer de face dans le couloir entre Kos et la Turquie.

A 14 heures nous jetons l’ancre dans l’anse Vathi (encore une, mais relativement ouverte celle-ci !) au Sud Ouest de Psérimos, juste au cul du bateau Jeanad, nos voisins de chantier à Halkoutsi.

C’est avec eux que nous partageons la Sériole : soirée gourmande en amicale compagnie !

Pserimos est une toute petite île, à moins de 10 miles de la marina, au Nord de Kos.

L’anse Vathi, sauvage, offre un bon abri par vent de Nord Nord-ouest, le fond de sable compact y est d’excellente tenue. Elle est flanquée de deux fermes aquacoles qui, heureusement, ne gênent en rien la zone de mouillage. Une dizaine de bateaux va y passer la nuit avec nous.

Lundi 4 juin

Aujourd’hui, le vent souffle encore.

Nous partons à pied depuis Vathi jusqu’au Port de Psérimos. Il suffit de franchir le col !
Une promenade de 2,5 kilomètres nous fait découvrir, une oliveraie, quelques jardins potagers, une ou deux tavernes et quelques commerces dont la qualité et la richesse de l’étalage dépendent de l’arrivée du ferry...
Au retour nous faisons notre cueillette de thym sauvage, la colline en est remplie ! Pas d’arbre, pas d’arbuste mais du thym aux fleurs violettes !
Depuis le col, vers le village de Pserimos
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Depuis le col, vers Vathi
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Demain...nous devrions continuer notre découverte des îles du Dodécanèse en remontant vers le Nord.

mercredi 30 mai 2018

Saison 2018, 6ème billet, du 24 au 28 mai d’ Astipalaia à Kos

Jeudi 24 mai

A 8h40 nous sommes prêts à partir : tous les niveaux sont vérifiés et la météo du jour, 10 à 15 nœuds de Nord-Nord Ouest, est parfaite pour les presque 30 miles que nous avons à courir dans l’Est depuis Astipalaia vers...Nisiros.

En effet, après relecture du guide, le mouillage de Kamares sur la côte Sud de Kos n’inspire pas vraiment le capitaine. En revanche un joli petit port semble nous attendre sur la côte Nord de Nisiros. Pali sera donc notre destination.

Nisiros est une petite île volcan à une quinzaine de miles au Sud de Kos. Il est difficile d’y aborder car elle ne propose quasiment aucun abri, pas de baie, pas de crique, pas d’échancrure dans son rivage sauf deux petits ports sur sa rive Nord : Mandraki, sous la pointe Nord Ouest et à 2 miles dans l’Est, Pali.
Mandraki est le village principal de l’île et le port d’arrivée des ferries et des cargos. Mais c’est un port très ouvert ! En revanche, Pali est protégé par une longue digue et une contre-jetée. Deux quais sont disponibles, au Sud le quai des tavernes, au Nord le quai de la grande digue. L’anse a été draguée et les profondeurs y sont d’environ 3 mètres. Cependant, il faut faire très attention au chenal d’entrée, les profondeurs ne sont suffisantes que tout près de la digue à tribord sur une largeur de moins d’une dizaine de mètres. Des bouées rouges (non lumineuses) marquent la limite du chenal à bâbord.
La plage s’est envasée jusque là.
Il vaut donc mieux prendre un peu de marge avant de s’y engager afin de vérifier qu’aucun bateau ne soit justement en train de sortir au même moment...car deux bateaux ne peuvent pas se croiser dans le chenal.
Une fois passée la contre-jetée, il n’y a plus de problème. Comme on nous annonce un peu de vent de Nord pour la nuit, nous choisissons de culer vers le quai Nord. A 15h15 nous sommes amarrés, gentiment aidés, comme partout en Grèce, par les voisins. Nous y retrouvons d’ailleurs avec plaisir un couple d’allemands avec qui nous avions partagé le quai de Kalendos au sud de Naxos, l’an dernier.
Le port de Pali, vu de la falaise qui le surplombe à l'Ouest
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Le port de Pali, vu de la route qui grimpe vers le Volcan, à l'Est, en arrière plan l'île de Yali
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Une première promenade dans le village de Pali nous permet de constater que les tavernes y alternent avec les agences de location de véhicules (parfois les deux activités coexistent dans le même établissement) et que presque toutes les agences de location vous proposent également un service de laverie et un service de douches. C’est vraiment au bout du quai et il n’y a que l’embarras du choix...on s’en servira. Les 2 mini-markets sont très peu achalandés...mais on peut s’y dépanner et il existe une boulangerie. Elle se trouve un peu plus loin sur la droite de la route qui longe la plage lorsqu’on se dirige vers les anciens établissements de cure thermale.

A notre grand étonnement le port se remplit très vite ! Il paraît qu’il s’est taillé une bonne réputation et beaucoup de bateaux y font escale.

Comme le vent force un peu, la manœuvre pour l’amarrage au quai Nord devient un peu plus délicate. En effet, le vent est plutôt de Nord Ouest et prend les bateaux légèrement par le travers.
Finalement le quai Sud est plus abrité et la manœuvre s’y avère plus facile.
Et bien sûr, plus on s’avance à l’intérieur du port, vers la plage, et plus on est protégé !
Nous donnons quelques coups de main et tout se passe bien pour tout le monde !

Ce premier soir une taverne propose de la musique vivante, plutôt bonne, même si mon capitaine fait un peu la grimace ! A 23h tout sera calme !

Alors donc vous aurez compris, si nous n’aimez pas le bruit de la fête, vous choisirez le quai Nord, sinon vous viserez une place indifféremment au Nord ou au Sud le plus à l’intérieur possible. Pour ça, il faudra arriver assez tôt !

Vendredi 25 et samedi 26 mai

Nous sommes au pied d’un volcan actif et, paraît-il, remarquable. C’est d’ailleurs LA curiosité de l’île...j’aimerais beaucoup aller le visiter...

Évidemment, il faut tenir compte de l’environnement avant d’envisager d’abandonner le navire !

Le vendredi est clairement défavorable pour deux raisons : la météo (le vent sera plutôt fort toute la journée) et le voisinage. Nos voisins de droite et de gauche doivent partir dans la matinée et nous savons d’expérience qu’il vaut mieux être là !

D’ailleurs, dans la journée nous voyons arriver les italiens qui avaient bravement chaluté toutes les ancres du port de Skala Astipalaia au moment de leur départ...ils réussiront à décrocher une nouvelle ancre lors de leur manœuvre d’amarrage...au quai Sud ! Décidément, de vrais spécialistes ! Nous préférons les savoir un peu loin de nous !

Du coup, nous restons à bord pour veiller sur notre monture et en profiter pour faire quelques bricoles : pour moi, faire faire une lessive (chez Manos K, 7 euros une machine de linge lavé et séché, une des prestations les moins chères que nous ayons trouvées) et réserver à Kos Marina pour dimanche et lundi et à Zéa Marina à Athènes pour les 13 et 14 juillet, pour Jean-Claude, faire les réparations de gel coat sur le pont.
La première passe est bien réussie. Grâce à notre amie Danièle, nous avons du gel coat Amel de la couleur désirée ! Merci Danièle !

Le vent se calme en soirée pour disparaître complètement pendant la nuit.
Le samedi matin est parfaitement calme, nous n’avons pas de voisins immédiats, c’est le moment de louer une petite voiture et de partir à la découverte du volcan.

L’île est toute petite, le volcan n’est qu’à une dizaine de kilomètres. Le site vaut vraiment le détour !
Il faut vous dire que j’aime les volcans. La terre qui fume, qui gronde, qui laisse entrevoir ses entrailles...ça m’émeut... Le volcan de Nisiros est le plus jeune volcan de la mer Egée. Il est actif, fume et quand on s’en approche, non seulement la chaleur augmente, mais l’odeur de souffre est très forte. On descend en voiture dans la caldeira primitive puis on pénètre à pied dans les trois cratères ouverts à ce jour. Un grand cratère principal et deux cratères secondaires. Nous avons admiré les trois !
Nous étions arrivés de bonne heure sur le site (en fait en même temps que le personnel de caisse !).
Bien nous en a pris car découvrir l’espace quand on est seul n’a pas de prix !
Au centre du grand cratère, la terre bouillonne
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et elle fume !
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Vers le second cratère
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Le troisième est un double cratère
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Dernier regard sur le grand cratère
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Je vous offre une fleur...de souffre !
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A peine étions-nous redescendus du troisième cratère que les premiers autobus chargés de touristes arrivaient. La noria commence vers 11h pour s’achever à 16h ! Bon à savoir !

Sur la route du volcan on nous avait recommandé la visite du village d’Emporio.
Il est posé tout au bord de la caldeira, accroché à la pente ! C’est un cul de sac !
On y pénètre à pied par une ruelle étroite qui vous mène à une petite place où s’ouvre une taverne de grande réputation. Elle s’appelle Balcony. Elle porte magnifiquement son nom. Sa terrasse donne sur le volcan. La vue y est somptueuse et la nourriture délectable. Là encore, une cuisine simple, familiale, avec de bons produits !
Depuis Balcony
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Ce village, était en train de tomber en ruines. Heureusement quelques amoureux du lieu rachètent et restaurent ! C’est ainsi qu’en sortant du Balcony nous avons bavardé avec un couple de français, heureux propriétaires à Emporio. Ils y passent 6 mois de l’année. C’est un peu leur bateau à eux ! Ils nous ont appris que ce village, presque abandonné, comptait autour de 2 mille âmes dans les années 1940. Toutes les restanques fertiles de la caldeira étaient cultivées bien sûr ! Aujourd’hui elles s’effondrent et le chêne vert remplace progressivement l’olivier !

Comme nous sommes motorisés nous en profitons aussi pour aller visiter le Kastro (l’ancienne Acropole, - 400 avant JC) et le port de Mandraki.

Toutes nos journées sont belles, mais celle-ci est particulièrement réussie...un peu magique pour moi !

De retour au bateau, il me reste un peu de temps pour mettre en forme et envoyer mon 5ème billet, le précédent donc ! Il part sous un orage fracassant ! La foudre tombe sur le quai ! Impressionnant !
Pas de dégâts ! Ouf ! Il faut dire que l’équipement électronique n'apprécie pas la foudre !

Dimanche 27 et lundi 28 mai

Nous avons réservé deux nuits à Kos Marina.

Deux objectifs : visiter cette marina qui a la réputation d’être une des meilleures de Grèce et réparer notre annexe !

La journée du dimanche est très calme. Nous ne sommes pas attendus à Kos avant 15h. Nous avons tout notre temps. Nous quittons Pali à midi et nous dirigeons vers Kos, au moteur. Nous laissons à bâbord, la petite île de Yalos, un morceau de volcan, une immense carrière. On y extrait de la pierre ponce.

Nous arrivons comme convenu, un peu après 15 heures devant la Marina. Il faut se signaler sur le canal VHF 77 et un marin en zodiac vient vous accueillir et conduire jusqu’à votre place. Un deuxième marin sur le ponton vous passe la pendille et attrape vos amarres.
Jusque là, c’est parfait, ponton en dur, pendille, accueil technique !
Bien sûr, il y des bornes d’eau et d’électricité au quai. A l’intérieure de l’enceinte sécurisée de la marina, outre le bureau lui-même, vous disposez de blocs sanitaires très confortables et pouvez trouver un super market (qui vous livre), des shipchandlers, cafés, restaurants.
Un chantier avec cale de levage jouxte la marina. Entre la marina et le chantier se trouve le poste de carburant, facile d’accès pour les bateaux. C’est aussi là que vous pourrez faire remplir votre bouteille de gaz.
Les prix sont raisonnables.
Le premier objectif est atteint : nous avons vu Kos Marina et savons que nous pourrions y laisser le bateau en toute sécurité en cas de besoin.
En fin d’après-midi nous partons à la découverte de la vieille ville de Kos.
Quand on localise la ville de Kos, à l’extrémité Est de l’île, à 2,5 miles de la grande ville de Bodrun en Turquie, on comprend pourquoi et comment elle est devenue récemment connue pour son afflux de réfugiés. Aujourd’hui on n’en voit plus. Le centre de rétention est fermé.
Mais la ville et l’île de Kos ont une très vieille histoire. Elle était peuplée, déjà, au néolithique. Des traces de la Grèce ancienne sont encore très présentes dans la ville. On peut même s’asseoir sous le platane où Hippocrates dispensait ses enseignements !
Quand on fait le chemin depuis la marina jusqu’au vieux port de Kos on ne peut éviter de passer sous les remparts de la forteresse des Chevaliers de Saint Jean (les mêmes qu’à Rhodes). Ils ont retardé de quelques siècles le passage de l’île sous domination ottomane, dont les traces architecturales sont, elles aussi, évidentes.
Un fort beau mélange qui a été bousculé en juillet dernier lors d’un puissant tremblement de terre de 6,6 sur l’échelle de Richter. Il a laissé de vilaines traces. Un minaret s’est écroulé et la forteresse n’est toujours pas réouverte au public.

Lundi matin, réveil de bonne heure : du travail nous attend !

En effet, Jean-Claude veut tenter de réparer notre annexe.
Pour cela il a besoin d'une colle bi composants.
A l’ouverture des shipchandlers nous nous procurons ladite colle et le capitaine se met à la réparation.
Quant à moi, je m’occupe du reste, le plein d’eau, les courses, le nettoyage des inox du cokpit, le nettoyage du bateau.

La journée est fructueuse, la réparation semble efficace !

En revanche, nous voulions continuer notre périple vers le Nord, dès demain, mais la météo nous prévoit une bonne semaine de vent du nord !
Le capitaine n’a pas envie de se faire remuer au mouillage, l’équipière non plus !

Comme nous avons encore du temps avant d’envisager notre retour vers Athènes, nous décidons de perdre un peu de chemin en descendant vers le Sud Est et d’aller visiter l’île de Simi ou Symi où le vent devrait être calme.
Ce sera notre destination de demain.

vendredi 25 mai 2018

Saison 2018, 5ème billet, du 20 au 23 mai de Levitha à Astipalaia

Dimanche 20 mai

A 9h15 nous levons l’ancre à Levitha, anse Ouest, cap au Sud vers Astipalaia, notre première île du Dodécanèse.

Nous bénéficions d’un vent de Nord-Nord Ouest de 12 nœuds à la sortie de l’île, qui va monter progressivement jusqu’à 20-25 nœuds. Il est entre le travers et le trois-quart arrière. Nous sommes surpris (la météo nous avait annoncé un tout petit temps !) et ravis de ces conditions idéales pour Doug Le qui file ses 7 nœuds avec aisance ! En 3 heures nous avons atteint la pointe Nord Est de l’île Astipalaia.
C’est une île en forme de papillon, formée de deux blocs montagneux reliés par un isthme, pleine d’anfractuosités et de caches très abritées : c’est un ancien repaire de pirates !

Pour notre arrivée sur l’île nous visons l’anse de Vathi, une grande baie ovoïde qui s’ouvre par un chenal étroit sur la côte Ouest de la corne Nord Est de l’île...autant dire qu’elle est fermée de toutes parts et abritée de tous les vents. Il existe de nombreux abris appelés Vathi dans toute la Grèce, ce sont généralement des cercles, plus ou moins grands, très fermés.
Vathi à Astipalaia, à droite le chenal d'entrée, à gauche l'anse au fond de laquelle nous sommes mouillés
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Nous y mouillons en toute fin de matinée, par 5 mètres d’eau, côté village.
Doug Le au mouillage dans Vathi, en face de la taverne
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Le site est vraiment spécial, quelques maisons, un petit quai pour les petits bateaux de pêche, une taverne le long du quai, deux monastères, deux ou trois petites chapelles, des restes de constructions en pierres et des tas de cailloux (ici la terre a dû et doit encore trembler!) une dépression cultivée, des chèvres, des moutons, des poules et des coqs splendides, un âne, une vache, une simple piste en terre pour relier le village à la seule ville de l’île, aurions-nous voyagé vers le passé ?

Le temps est couvert. Va-t-il pleuvoir ? Non, juste quelques gouttes histoire de nous mâchurer le bateau !

Ce soir nous irons manger à la taverne.

Maria est entrain de remettre sa terrasse en état, pinceaux à la main. Elle en fait un lieu pimpant et coquet. C’est également une bonne cuisinière. Cuisine simple, familiale : salade de poulpe moelleuse, rougets grillés tout frais pêchés, même ses frittes sont délicieuses !

La nuit est forcément bonne : ici ça peut souffler !

Lundi 21 mai

Notre annexe fuit ! Un des boudins arrière se dégonfle plutôt rapidement. Diagnostic fait, ce sont les collages qui lâchent ! Au bout de 4-5 ans les UV sont fatales aux colles néoprène ! Il nous faudra acheter la colle adéquate ou...une nouvelle annexe !
En attendant, le capitaine s’est équipé pour aller chercher un loup. La veille au soir il m’avait dit, «Ici il doit y avoir du loup !"
Cela ne fait même pas 3 minutes qu’il est parti que je l’entends appeler...un problème ?
Non, record de vitesse pour la prise d’une belle pièce : 30 secondes d’agachon pour un loup de 65cm et 3 kg !
Photo à l'appui
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Une fois la bête écaillée et vidée, nous avons encore le temps, avant le déjeuner, d’une promenade sur la rive en face du village.

A 13h30 nous levons l’ancre pour faire le tour de l’île, par l’Ouest, jusqu’à Skala Astipalaia. Nous en profitons pour faire un petit essai de trinquette.

La côte Ouest est absolument sauvage ! Pas un village, de temps en temps une ferme ou un monastère, mais la plupart du temps rien, les pentes arides, et partout des mouillages profonds et solitaires !
Beauté aride de la côte Ouest d'Astipalaia
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Lorsqu’on vire la pointe Sud Ouest et qu’on remonte vers l’isthme on découvre Skala Astipalaia, un petit port au pied d’une magnifique forteresse vénitienne du début du 15ème siècle. Un Kastro remarquable qui domine une Chora qui descend jusqu’au bord de l’eau et une très belle esplanade des moulins (j’en ai compté huit!).

Le port est tout petit, très mignon, l’eau y est très claire. Nous nous y amarrons par temps calme et réalisons que les chaînes des autres bateaux sont étalées de manière oblique. Nous essayons de n’en croiser aucune !
Un peu de vent est annoncé dans la nuit. C’est du vent de Nord qui balaie le quai par le travers avant !

Au menu de ce soir, bouillabaisse de tête de loup !

Mardi 22 mai

La nuit a été calme, le vent annoncé n’est pas encore arrivé ! A 6h30 un bruit de moteur nous réveille, le bateau turc d’à côté fait sa manœuvre de départ. Il accroche une ancre au passage, peut-être la nôtre ? Jean-Claude reprend de la chaîne pour la replanter, à tout hasard !
Après le petit déjeuner, Jean-Claude monte en vitesse jusqu’à la station service juste au dessus pour remplir notre bidon de réserve pour le moteur hors-bord.
Le port de Skala Astipalaia depuis la citadelle vénitienne, photo prise par l'équipière
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Initialement nous avions prévu de visiter tous les deux le Kastro, mais je sens mon capitaine inquiet, des bateaux vont partir et le vent devrait rentrer...
Je lui propose de rester au bateau pendant je grimpe au Kastro en vitesse.
Je crois que j’ai bien fait !
En effet, lorsque je redescend, 45 minutes après, Doug Le est toujours à sa place mais des bateaux manœuvrent dans le port ! Non seulement le vent s’est levé, mais le bateau italien du bout du quai est parti en décrochant toutes les ancres des autres bateaux !
Je fais quelques courses pendant que le capitaine continue à surveiller.
A mon retour, nous rangeons la passerelle et nous sommes prêts à appareiller.

Le vent souffle à 20-25 nœuds, 30 dans les rafales, il était temps de quitter le port !

Le guide nous indique un mouillage de type «paradis privé»...nous y allons.
L’anse s’appelle Agrilithi. Elle est très longue. Sur la gauche, l’anse principale s’arrondit en une crique plus petite, sous une chapelle. Le vent y est très sensiblement atténué, en revanche le sol est de mauvaise tenue et il faut aller porter une longue amarre à terre...c’est une manœuvre que je n’aime pas et à laquelle je n’excelle pas ! mais, quand il le faut...
Une fois que tout est terminé nous sommes très bien abrités sous la chapelle, quant à parler de paradis...à terre un ancien four à chaux à moitié en ruine...l’environnement n’est pas vraiment paradisiaque !
Agrilithi sous la chapelle, côté face
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Agrilithi sous la chapelle, côté pile
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En revanche, nous sommes juste sous les antennes, je vais pouvoir travailler au blog !

Mercredi 23 mai

Bon anniversaire capitaine !

Le vent s’est bien calmé.
Nous retrouvons des activités habituelles, le nettoyage du bateau, la baignade, le petit tour à terre.
Avant le déjeuner nous larguons les amarres à terre pour nous retrouver sur l’ancre principale afin d’être prêts à aller visiter une autre anse.
Finalement nous nous apercevons que les criques précédentes, plus à l’Ouest, directement sous l’isthme sont très jolies mais beaucoup plus ventées et que la suivante, est trop profonde pour mouiller...alors nous revenons à Agrilithi mais cette fois nous jetons l’ancre au fond de la grande baie où les fonds de vase sont de 5 mètres presque jusqu’à la plage.
Trois bateaux nous y rejoindrons dans la soirée.

Astipalaia est vraiment une très belle destination, encore un endroit où nous aimerions revenir pour y passer plus de temps !

Demain, nous partirons vers l’Est, Kos ?

mercredi 23 mai 2018

Saison 2018, 4ème billet, du 18 au 19 mai de Kinaros à Levitha

Donoussa, Kinaros, Levitha nous visitons les petites voir même les très petites Cyclades.

Vendredi 18 mai

Nous quittons Kinaros en milieu de matinée pour rejoindre Levitha : une courte navigation de 7-8 miles dans l’Est. Un gentil vent de Nord nous permet d’y aller à la voile : tout dessus.

Un bateau nous rattrape, il sera à Levitha avant nous ! Par tout petit temps Doug Le ne peut pas lutter contre des bateaux deux fois plus légers que lui !
Nous le retrouvons au mouillage, le bateau s’appelle Ethel et son équipage a un cadeau pour nous.
En effet, séduits par l’allure de notre bateau naviguant sous ses trois voiles, ils nous ont photographié. C’est un joli présent car il est rare d’avoir des images de son propre bateau en mer ! Merci à tous les deux !
Doug Le entre Kinaros et Levitha, photographié par Ethel
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Nous entrons dans la Baie de Levitha à l’heure du déjeuner, l’ouverture, plein sud, se trouve au milieu de la baie qui offre deux anses Ouest et Est, très protégées.
L’anse Est est équipée de bouées et présente un petit ponton sur sa rive Nord. C’est là qu’en trois coups de rames on peut débarquer pour aller jusqu’à la ferme-auberge à quelques 10 minutes à pieds sur la hauteur.
C’est la seule activité humaine sur l’île !
Des chèvres et des moutons, un champ de céréales (sans doute...) dans un affaissement plat entre les rives Nord et Sud de l’île, un jardin, des figuiers et figuiers de barbarie, entourés, protégés par des murs blancs, la famille qui vit ici a su attirer les navigateurs qui aujourd’hui n’hésitent pas à faire halte à Levitha.

L'anse Est d'Ormos Levitha
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Depuis le Kastro, la ferme-auberge, le mouillage
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Cette petite terre a sûrement dû être une place forte autrefois, il y a longtemps, très longtemps...comment savoir ? En tout cas les vestiges des fondations du Kastro, tout en haut de l’île, témoignent d’un savoir-faire plutôt ancien, vue la dimension des blocs de pierre !

Du bateau au ponton...trois coups de rames
DSCN3816.JPG Bien sûr, le soir, tous les équipages des bateaux se retrouvent à la ferme.
C’est très simple et très joli : paisible. Les tables sont installées dans la cour, close de murs blancs, l’ambiance est bon enfant, la nourriture simple et bonne à base de production locale, issue de la ferme ou de la mer. Comme nous ne sommes pas privés de poissons frais, grâce au capitaine, nous choisissons un menu terrestre : purée de fèves, ragoût de chevreau, citrons confits. Tout est très bon et plutôt original par rapport au menu standard des tavernes du bord de mer.
La réputation de Levitha n’est pas surfaite !
Attention, le retour au bateau par nuit noire demande d’être muni d’une bonne torche ! Pas d’éclairage public sur Levitha !

Nuit très calme à la bouée, par vent nul !

Samedi 19 mai

Nous profitons de l’amarrage à la bouée et d’une météo particulièrement calme pour moufler notre nouvelle drisse de spi.
A 11 heures l’opération est terminée et tout fonctionne. Nous larguons la bouée pour rejoindre l’anse Ouest pour une journée solitaire.
Au passage devant l’entrée nous faisons un point météo et communication car, ici encore, le réseau est aléatoire et faible !

Peu après nous sommes installés au fond de l’anse, au pied de l’isthme entre Ormos Levitha et Ormos Vathi.
L'anse Ouest
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Levitha, île minuscule dotée de trois mouillages fantastiques : les anses Est et Ouest d'Ormos Levitha et sur la côte Ouest, Ormos Vathi séparée par un isthme de l'anse ouest d'Ormos Levitha
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Demain nous quitterons Levitha et les Cyclades pour rejoindre Astipalaia, à 23 miles dans le Sud, la première île du Dodécanèse que nous visiterons.

dimanche 20 mai 2018

Saison 2018, 3ème billet, du 14 au 17 mai, de Paros à Kinaros

Lundi 14 mai

Un peu après 8h30, nous quittons Naousa, à Paros, pour nous rendre au port de Naxos.

Naxos, c’est l’île voisine, pour s’y rendre, il y a juste le chenal à traverser.

C’est un port que nous connaissons bien, pour y être venus deux fois déjà. Lorsque nous arrivons le maître de port est sur les pontons, à pied d’œuvre, il nous indique notre place et nous laisse nous débrouiller car il a un catamaran coincé au milieu du chenal !

Le port de plaisance est très bien, magnifique accueil, excellents services, mais il est relativement petit, et encombré...il n’est donc par rare de voir un bateau engager son ancre sous une autre ou sous un quelconque objet abandonné au fond, spectacle distrayant pour tous...sauf celui qui galère au milieu !
Le vent est très calme et nous faisons une belle manœuvre d’amarrage. A 10h10 les amarres sont tournées, la passerelle est installée. A 11h, le plein d’eau est achevé et le petit camion de gazole arrive... Je dépose mes sacs de linge au kiosque, chez Nikolas, le maître de port et nous partons chez le shipchandler. C’est ce qui s’appelle une affaire rondement menée !

Ici à Naxos Marina, si vous avez besoin de quoi que ce soit, il suffit de demander ! Souvent le service existe comme le plein de carburant, le renouvellement des bouteilles de gaz, la laverie, mais même si la demande est inhabituelle, le maximum sera fait pour la satisfaire. C’est une des raisons pour lesquelles nous apprécions l’escale.

Pas la seule, car nous aimons beaucoup l’ambiance de cette petite ville avec sa Chora qui descend jusqu’à la mer et les vestiges d’un temple d’Apollon qui garde l’entrée du port. Elle est à la fois très touristique, petites ruelles, jolies boutiques, restaurants et par ailleurs tout à fait authentique avec sa boulangerie traditionnelle (pain au levain cuit au four à bois) et ses étals de fruits, légumes, fromages, issus de la production locale.

Nous nous y sentons bien. C’est une belle destination de printemps !

Demain nous repartirons avec le plein de tous ces bons produits.

Mardi 15 mai

Le ravitaillement complet est effectué à la fraîche. Le bateau embaume le bon pain ! Il est temps de larguer les amarres !

10h45, nous voilà partis, destination Dhenoussa ou Donoussa.

C’est une petite île, tout près de Naxos. Elle est à une dizaine de miles de sa côte Est.

Nous avons choisi de nous arrêter à Donoussa sur la recommandation de nos amis grecs, Olivia et Spyros. A l’occasion de l’une de nos rencontres, Olivia avait écrit sur un pense-bête que j’ai précieusement conservé, les noms de quatre îles grecques parmi les plus belles selon leur expérience. Donoussa fait partie de ce top 4 !

C’est un gros caillou, sauvage et désolé.
Nous visons la grande baie du Nord Est de l’île, l’Ormos Roussa, sous le Cap Kalota, à l’abri de l’îlot Skilonisi. Lorsque nous entrons dans la baie un bateau y manœuvre, on dirait qu’il s’en va et puis non, il revient...Le capitaine me dit «Ces deux là n’étaient pas rassurés dans cette grande baie solitaire, mais te voir mouiller avec habitude et conviction les ont fait changer d’avis» . Et bien, le capitaine a raison ! Ce couple (c'étaient nos voisins immédiats de ponton à Naxos) confirme que c’est leur première nuit dans une baie. Nous sommes très contents de les avoir, par hasard, suffisamment rassurés pour qu’ils puissent goûter le plaisir du mouillage forain.
Au fond de la baie, deux plages, quelques barques de pêche, quelques maisons, un coq qui chante toute la journée et des chèvres à l’état quasi sauvage...pas de réseaux, ni internet, ni téléphone !
Ce n’est pas que nous soyons chagrinés d’être ainsi coupés du monde mais, dans nos rituels quotidiens, il y a le rendez-vous téléphonique de 19h avec nos mamans ! Alors, comme nous sommes aussi marcheurs, nous empruntons le chemin balisé n°3 et trouvons tout en haut, en bord de falaise, un arbre qui nous accueille pour téléphoner.
A la recherche d'un petit peu de réseau
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La vue est splendide depuis là haut, En voici un aperçu.

Ormos Roussa depuis la plage
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Ormos Roussa depuis la falaise Nord
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Depuis la falaise Nord, en regardant vers Naxos
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La soirée est douce et la nuit calme.

Mercredi 16 mai

Matinée à Ormos Roussa et déjeuner gourmand car Jean-claude a ramené un beau barracuda de la chasse.

Une voiture ! L’île est traversée par une route récente, mais le pick up rouge qui l’emprunte, lui, a au moins l’âge vénérable de notre bateau, la trentaine !

Dans l’après-midi nous levons l’ancre histoire de faire le tour de l’île et de tester le mouillage Sud, Ormos Dhendro ou Khendro, qui se situe très près du tout petit port de Stavros où un ferry vient régulièrement déposer quelques touristes. Dhendro est également une belle baie avec une jolie plage naturiste, une taverne ombragée dans un jardin clos de murs et un chemin piétonnier qui conduit au village de Stavros. Qu’il est joli ce village blanc et bleu ! Nous sommes bien dans les Cyclades !
Ormos Dhendro
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Ici, pas de problème de réseau !

Jeudi 17 mai

Nous allons continuer notre lente progression vers le Sud Est et le Dodécanèse.

Sur la route, à 20-25 miles dans l’Est de Donoussa, se dresse un chapelet d’îles encore plus petites que Donoussa, dont les plus importantes sont d’Ouest en Est, Kinaros et Levitha.
Nous avions plusieurs fois entendu parler de Levitha (où nous irons bien sûr !) mais pas de Kinaros.
Pourtant, une simple mention relevée sur notre guide nous a incité à nous y arrêter !
Kinaros, petit cailloux escarpé
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L’Ormos Pningo, au Sud de Kinaros se présente comme une longue indentation bordée de hautes falaises. C’est profond pratiquement jusqu’au bout et jusqu’aux falaises, c’est caillouteux devant la plage de galets.
L'entrée dans le mouillage Pningo
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Coupés du monde à Kinaros
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C’est un peu étroit, mais comme nous sommes seuls et que la météo est particulièrement calme, il nous est facile de poser l’ancre en plein milieu sur une portion de sable où elle croche tout de suite.

Nous découvrons une maison habitée, nichée là ! Il faut vraiment aimer la solitude ! Mais quelle splendeur sauvage ! Ici, pas de route !

Tout à l’heure, nous sortirons du «fjord» en annexe pour pouvoir téléphoner car entre les hautes falaises...pas de réseau !

Et demain nous irons à Levitha !

dimanche 13 mai 2018

Saison 2018, 2ème billet, du 9 au 13 mai, de Karistos à Paros

Mercredi 9 mai

Comme prévu, après le petit-déjeuner, nous traversons la baie de Karistos pour nous amarrer au quai.

Pour nous, Karistos est une bonne étape-avitaillement avant d’entamer le voyage.

En effet, l’amarrage est facile, les commerces très près et les produits très bons. Il suffit de remonter la rue au bout du quai à gauche (côté Ouest) et on trouve sur la gauche la station service, puis toujours sur la gauche après la première intersection le poissonnier et le boucher (ces commerces ne sont ouverts que le matin), à droite juste à l’intersection le petit super marché qui vous livre à bord et enfin en face du super marché une excellente boulangerie. En 1 heure toutes nos courses sont faites, huile neuve pour la vidange du moteur, épaule d’agneau, un plein caddy au super marché qui nous sera gentiment livré et du bon pain, des tourtes aux épinards, des gressins aux épinards des petits gâteaux...de quoi tenir !

Pendant que je range tout notre ravitaillement, Jean-Claude fait la vidange et change le filtre à huile ce qui nous permet d’évacuer l’huile usagée dans le conteneur spécifique. C’est toujours un problème les déchets très polluants !

A ce stade, il est près de midi, nous quittons le quai et revenons mouiller dans notre anse solitaire, au Sud Ouest de la grande baie de Karistos.

Déjeuner, sieste, blog, changement du pré filtre et du filtre à gazole, nuit calme, ainsi sommes-nous prêts pour entamer notre descente vers le Sud.

Jeudi 10 mai

7h45, nous levons l’ancre à Karistos, destination Siros. Le vent est très faible, plutôt de Sud, nous commençons donc notre voyage au moteur.

Après Yaros, peut-être pourrons-nous faire de la voile ? Yaros est sur notre route, c’est une petite île, très inhospitalière, battue par les vents, aujourd’hui déserte. C’est une ancienne île-prison qui fut rééquipée et utilisée sous la dictature des colonels.

Nous nous y étions arrêtés en 2014 et avions mouillé sous les installations pénitentiaires, drôle d’ambiance...

En revanche Jean-Claude y avait fait de bonnes chasses. Là, comme c’est le grand calme, nous visons une échancrure dans les falaises de la côte Nord et laissons tomber l’ancre dans 10 mètres d’eau, contre les rochers, pour permettre au capitaine de faire une chasse.
Il est 11h45. Je suis un peu anxieuse au début car le site est impressionnant...mais tout se passe bien, plus que bien même puisque le capitaine revient rapidement avec deux beaux poissons, un mulet de pleine eau, dont les filets au citron feront nos délices lors des prochains apéritifs, et un mérou très convenable, plusieurs repas en perspective !
Un arrêt sur la côte Nord de Yaros
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A 14h45, nous repartons et naviguons à la voile jusqu’au Nord de Siros. Le vent est faible et régulier autour de 8 kts, la mer très calme, nous en profitons pour étalonner la girouette électronique : on navigue sous pilote en mode vent à 38° apparent (pour notre bateau c’est du près très serré !) et on fait des virements automatiques en reprenant le même réglage de génois d’un bord sur l’autre. Le pilote replace le bateau à 38° du vent apparent sur l’autre bord et les voiles doivent avoir la même incidence et le bateau la même vitesse. Finalement, à 1° près, on est à l’identique sur les deux bords.
Au près serré pour étalonner la girouette
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Nous passons la nuit dans l’anse Grammata. C’est un bel abri au Nord Ouest de Siros qui tire son nom du fait que de très nombreux navigateurs ont attendu là que le vent du Nord se calme avant de pouvoir poursuivre leur route et ont gravé leur nom et les dates de leur escale forcée sur le cap qui borde l’anse au Nord Ouest. Certaines de ces inscriptions sont très anciennes et le site est aujourd’hui un espace archéologique...à ne pas polluer par des graffitis de touristes du 21ème siècle !
Arrivée à Grammata
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Siros était l’île des commerçants et des voyageurs, sa position géographique au milieu du Nord de la mer Egée l’explique bien. Sa capitale Ermoupolis (la citée d’Hermès, dieu des voyageurs et des marchants) située au milieu de sa côte Est, est également la capitale des Cyclades et reste un port commercial relativement actif.

A Grammata, un peu de roulis dans la nuit malgré ou plutôt à cause de l’absence de vent !

Vendredi 11 mai

Après le petit-déjeuner nous gréons les tangons car la météo nous annonce un courant de Nord qui devrait nous pousser jusqu’à Paros.

A 8h45 nous sommes en route.
Lumière du matin, Grammata vue du Sud lors de notre départ
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Le vent du Nord nous pousse, plus ou moins fort... Il change plusieurs fois de direction, ce qui nous fait faire plusieurs manœuvres de tangon : bon entraînement de début de saison !

A 14h45 nous sommes installés dans la baie de Naousa, au Nord de Paros

Comme le vent du Nord doit forcir dans la nuit nous choisissons le beau mouillage du Nord-Ouest, sous le monastère.

Je crois que nous allons rester là un jour ou deux. Nous mettons l’annexe à l’eau et partons faire une petite promenade sur le cap. Je me suis même baignée ! Elle est fraîche mais pas glacée, on peut nager sans problème !

Samedi 12 et dimanche 13 mai

Le vent est effectivement rentré la nuit dernière, 15 puis 20 nœuds, pour monter à 30 dans la matinée du samedi et mollir progressivement.

Nous nous sommes mis en configuration «vie à bord», rangements, nettoyage de l’intérieur, petits bricolages, lecture, écriture, chasse, baignade, promenade...
La baie de Naousa depuis le cap, au premier plan le mouillage du monastère, au fond les maisons blanches du villageDSCN3762.JPG
En cette saison le cap se couvre de fleurs bleues et blanches
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Demain nous irons au port de Naxos, l'île voisine, un port que nous aimons beaucoup.

jeudi 10 mai 2018

Saison 2018, 26 avril 2018 : Retour en Grèce

Bonjour à toutes et à tous, mes habitué.e.s du blog !

J’espère que vous accepterez mes excuses car je sais n’avoir pas réalisé une vraie conclusion de la saison 2017.
En effet, je vous ai laissé en plan à Iéraka dans le Péloponèse alors que bien sûr nous avons remonté le bateau jusqu’à Halkoutsi pour qu’il puisse hiverner au sec chez Dennis Marinos, au chantier Evoiko Sea Center, comme tous les ans !

Fin septembre nous étions de retour à Toulouse.

Le temps file à toute allure et le 26 avril 2018 nous étions à nouveau dans le vol direct Toulouse-Athènes impatients de rejoindre notre Doug Le.

Après avoir essayé plusieurs systèmes nous trouvons très confortable de louer une voiture en “one way” depuis l’aéroport. C’est ainsi qu’une Octavia flambant neuve nous attendait chez Sixt. Je ne fais pas de publicité particulière mais je le signale parce que c’est la seule agence de location (que nous ayons trouvée) qui offre la possibilité de ramener le véhicule pas trop loin du chantier.

Montés dans l’avion à 11h20 à Toulouse, nous sommes arrivés sans stress vers 17h à Halkoutsi.

A chaque fois ce sont des retrouvailles...avec Dennis, son épouse et les personnels du chantier, avec la douceur de l’air, les odeurs de chèvrefeuille et de fleur d’oranger, la couleur rouge sombre des coquelicots et avec notre bateau bien sûr !

Doug Le nous attendait sagement pour son grand toilettage de printemps.

Dès le lendemain matin et jusqu’au dimanche 6 mai nous avons préparé le bateau : 10 jours de boulot !

Heureusement la météo a été parfaite, temps chaud et sec au début, plus perturbé à la fin mais les orages et la pluie ont eu la bonne idée de ne se déclencher qu’une fois le travail terminé, dans la soirée ou la nuit !

Grâce à la voiture nous avons pu facilement nous rendre à Oropos faire tamponner notre DEKPA (le transit log grec) par les autorités portuaires. Cette année les formalités étaient plus simples et le coup de tampon gratuit, en une demi-heure c’était fait ! Cela semble un peu ridicule de se préoccuper d’un document administratif qui ne nous sera peut-être jamais réclamé de la saison mais...le défaut de DEKPA se solde par une très lourde amende, plusieurs milliers d’euros ! Mieux vaut être en règle !

Le samedi matin nous avons également profité du beau marché de plein vent d’Oropos. Il est particulièrement bien achalandé ! Fraises, petits-pois, courgettes-fleur, fèves, artichauts...tout frais cueillis et pas chers ! Il faut dire que nous sommes dans une région maraîchère ! Je vous signale tout particulièrement, à l’entrée du marché, le vendeur de miel : le personnage est remarquable comme sa 2CV, une vieille 6 volts des années 1950, et son miel de couleur plutôt sombre est délicieux.

Et puis il a fallu aller la rendre, cette voiture !!!!! Cela nous a fait une demi-journée de promenade et donc de pause puisqu’il nous avons du prendre le bac d’Oropos à Erétrie (la grande ville juste en face sur l’île d’Evia ou Eubée) et revenir en bus.

Sinon questions travaux je vous fais un petit résumé !

Pour le moteur il fallait un faire un entretien qu’on ne fait que tous les 5-6 ans à savoir changer la bague hydrolube et le presse étoupe.

Le capitaine voulait également nettoyer le faisceau de son échangeur. Si vous décidez de le faire n’oubliez pas de venir avec le kit de joints correspondants...sinon vous ne pourrez pas remonter votre échangeur !

Un faisceau qui avait bien besoin d'être nettoyé

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Il fallait aussi changer la télécommande du guindeau et monter au mat pour y fixer le capteur girouette anémomètre CV7 et changer la drisse de spi.

Et enfin, Jean-Claude avait décidé de rénover sa coque ! En effet, l’an dernier nous avions fait une belle rayure sur le flanc bâbord en raclant le quai à Monemvasia. Il fallait réparer ça et en profiter pour reprendre toutes les petites éraflures.



Ceux qui ont déjà fait des réparations de gel coat savent que le travail est long et minutieux : nettoyer, poncer, préparer le gelcoat, le passer, laisser durcir et poncer de nouveau ! Petite constatation : pour les petites réparations de gelcoat le temps de séchage est long car les coques sont souvent froides, il faut donc s’armer de patience, 48h au moins...on peut aussi passer le dosage du durcisseur de 2% à 3% pour accélérer un peu la polymérisation.

Après les réparations, Doug Le a eu droit à un polissage pour fignoler le travail et retrouver une coque toute brillante !

Le dimanche 6 mai, il nous reste juste le temps de passer l’antifouling ! Et puis de partager une excellente soirée avec nos voisins de Jeanad que nous croisons au chantier depuis 4 ans !

Nous avons gardé pour plus tard tous les travaux qui peuvent se faire à flots comme les réparations du gel coat du pont pour lesquelles notre amie Danièle s’est déplacée pour nous chez Amel à Hyères, et aussi les reprises de peinture des mâts...j’en oublie c’est certain.

Lundi 7 mai au matin nous sommes fins prêts pour la mise à l’eau.

Le chariot était positionné devant notre bateau depuis le samedi, nous savions donc que nous serions les premiers sortis : à 8h38 nous voguons de nouveau !

Quel bonheur, nous nous sommes sentis d’un coup en vacances ! Le temps est très calme, il fait doux, un peu couvert, idéal pour une reprise ! Nous déroulons les voiles et entamons notre descente vers le Sud à toute petite vitesse. Bientôt le vent s’arrête complètement et le moteur prend le relais pour nous conduire jusqu’à Vouphalo. Vous savez bien, à une vingtaine de miles d’Halkoutsi, cette si jolie anse, toute ronde, sur la côte Ouest d’Evia !

Lorsque nous y arrivons nous sommes seuls au mouillage. Dans la soirée, sur les 6 bateaux présents nous en connaissons 5, tous du même chantier que nous !

Au programme de la soirée : petite promenade à terre, cueillette de l’aneth sauvage et repas chez Stella, c’est un rituel fort agréable !

Aujourd’hui, mardi 8 mai, nous flemmardons un peu. Les anchois sont entrés dans la baie et les carnassiers semblent se régaler. Serait-ce le moment de pêcher ?

Jean-Claude hésite, puis finalement enfile sa combinaison de chasse. Excellente idée, en une demi-heure il ramène deux jolis poissons !

A 11h nous quittons Vouphalo direction les Petaloi ou Karistos.

Finalement ce sera Karistos, la grande baie au Sud d’Evia. Pour ce soir nous mouillons dans l’anse Sud Ouest.
belle lumière du soir dans l'anse
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La ville de Karistos, tache blanche au fond de la baie
DSCN3744r.JPG Demain nous irons au port faire les pleins avant notre virée dans le Dodécanèse.

mercredi 06 septembre 2017

Saison 2017 : 8ème billet. Du 29 août au 5septembre 2017, de Iéraka à Iéraka

Je vous avais laissé à Iéraka (qui s’écrit aussi Géraka) où nous avons retrouvé avec un très grand plaisir Marisa et Fabio, qui naviguent depuis de très nombreuses années en Grèce. Nous avions passé le canal de Corinthe en même temps qu’eux à notre arrivée en 2014. Ils nous avaient alors donné un coup de main à l’amarrage et d’excellents conseils dont nous tirons toujours profit aujourd’hui. Nous avons bavardé autour d’un verre comme de vielles connaissances ! Très agréable !

Mardi 29 août 2017

Fabio et Marisa sont au quai, nous pensons les rejoindre si la place se libère à leur côté...pas de chance elle reste occupée toute la matinée !

Et puis de toute façon la météo annonce du vent du Nord-Nord Est assez fort à fort qui devrait rentrer cette nuit alors, après le déjeuner, le capitaine décide de lever l’ancre et d’aller trouver un bon abri de l’autre côté du cap Maléas, dans la baie Vathica au Sud Est du golfe Lakonikos entre l’île Elafonisos et la chaîne du Parnon qui aboutit au Cap Maléas.

J’essaie de vous situer les lieux. Quand on regarde une carte, le Péloponnèse ressemble à une main droite à 4 doigts. Aujourd’hui c’est l’index que nous allons contourner. Il se termine au cap Maléas et se prolonge 6 miles plus au Sud par l’île de Kithira (Cythère).

C’est un cap très sauvage et très impressionnant qu’il est difficile de franchir par fort vent de Nord Est (dans le sens Ouest-Est pour rejoindre Athènes depuis l’Italie par exemple) mais aussi pas fort vent d’Ouest quand on veut rejoindre les Ioniennes depuis la mer Egée...un vrai cap !
Le Cap Maléas vu du sud
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Nous doublons son phare niché dans les hautes falaises de sa face Est à 17h40 et, dix minutes plus tard, nous passons sous le monastère qui garde sa face Sud. Monastère du bout du monde, construit au bord de la falaise, face aux tempêtes : isolement et méditation sur la force des éléments garantis !

Après avoir passé le cap et ses hautes falaises nous longeons des terres basses et désolées.

A 19h20 nous sommes mouillés à Palaiokastro dans une baie protégée par une haute digue à l’Ouest. Nous sommes du bon côté par rapport au vent annoncé ! Jean-claude va vérifier l'accroche de l’ancre, la nature du fond, l’évitage. Les fonds de vase, sont de 7 mètres réguliers jusque très près du bord. Nous pouvons dérouler de la chaîne et du câblot...en principe nous sommes prêts !

Tout est parfaitement paisible quand nous partons nous coucher.

Mercredi 30 août 2017

Il n’est pas tout à fait 1 heure du matin quand le vent rentre. Il vient bien de la bonne direction mais il est accompagné de fortes rafales encore accélérées par la montagne toute proche.

Quand la rafale arrive, le bateau vibre, la mâture siffle, l’artimon au dessus de ma tête proteste...bon, difficile de dormir dans ces conditions.

Au petit matin, le vent se renforce encore, l’ancre chasse un peu... Le capitaine décide d’aller voir si les plages de sable du Sud d’Elafonisos ne seraient pas plus confortables !

Nous les atteignons rapidement, poussés par ce vent fort dans la mer qui blanchit !

Dans le vent fort et la mer blanche
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Nous mouillons alors devant une magnifique plage de sable, bordée de dunes, elle s’appelle Frangos. Elle est séparée par un étroit banc de sable d’une deuxième plage, Sarakiniko. Un nouveau paysage grec !

Les fonds de sable de 5 à 7 mètres, de bonne tenue s’avancent très près de la plage. Nous pouvons dérouler autant de longueur de chaîne que nécessaire et si le vent souffle toujours aussi fort les rafales sont beaucoup moins brutales car il n’y a pas de hautes montagnes pour provoquer les accélérations soudaines et brutales qui sont si inconfortables.

Je crois que nous allons pouvoir attendre ici que le vent se calme.

En fin d’après-midi, nous partons faire un tour sur la dune et quelques photos !
A gauche Sarakiniko, à droite Frangos où Doug Le nous attend, en face Levki
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La nuit sera réparatrice !

Jeudi 31 août 2017

C’est sur l’eau, dans ce décor magnifique que nous apprenons le décès de notre ami Jean-Charles, un amoureux de la mer, bon marin, excellent pêcheur. Nous avons tant partagé autour de son paradis minorquin ! Nos pensées affectueuses s’envolent vers Danielle son épouse.

Nous passons une journée tranquille dans le coin.

Vendredi 1er septembre 2017

Le vent est complètement tombé, nous partons pour Cythère (en fredonnant «Pars, pars, pars pour Cythère...» les amateurs d’opéras ne peuvent pas y échapper !)

Une dizaine de miles plus au Sud et nous voilà installés à Dhiakofti.

C’est le port des ferries sur la côte Est de Cythère. Une grande baie entre la côte et l’île Makronisi aujourd’hui reliée à la terre par un pont et dont la point Nord est prolongée par une jetée. Les quais et installations portuaires sont installées là, sous la jetée. Le petit port de pêche traditionnel, lui, se trouve au Sud de la baie côté terre.

Encore un endroit plutôt tranquille et peu fréquenté ! Nous sommes seuls dans la baie à notre arrivée !
Taverne tout au bord de l'eau à Dhiakofti
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Il faut dire que cette belle île de Cythère qui vit la naissance d’Aphrodite a beaucoup perdu de son lustre et de son intérêt d’autrefois. En effet, ce fut un lieu de passage pour toutes les routes commerciales entre mer Egée et Méditerranée occidentale pour les Crétois, les Phéniciens, les Grecs de toutes les périodes puis les Romains et enfin les Vénitiens !

L’intérêt stratégique de Cythère s’était confirmé jusque pendant la deuxième guerre mondiale !

Mais depuis elle était entrée progressivement en sommeil.

Alors qu’elle se modernisait tranquillement pour s’adapter aux exigences du tourisme moderne, elle a tout récemment a subi les effets désastreux de deux accidents écologiques, d’abord en 2000 l’échouage d’un cargo pétrolier sur l’îlot Fidonisi (juste à l’extérieur de l’île Makronisi) qui provoqua une belle marée noire puis en 2004 un séisme de magnitude 5,6 à 5,8, enfin, à partir de 2010, les effets de la crise financière...

Elle est redevenue une belle endormie pour le plus grand plaisir des amateurs de solitude !

Je vous montre les images du pétrolier échoué sur l’îlot Fidonisi, on dirait qu’il a tenté une ascension : touché, coulé !
Le Nordland échoué, devenu amer remarquable sur Fidonisi
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Samedi 2 septembre 2017

La météo est toujours calme et nous allons visiter la baie Saint Nicholaos et le village d’Avlemona à quelques miles au Sud.
La baie Saint-Nicholaos, côte est de Cythère
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Le soir nous sommes de retour à Dhiakofti.

Cette fois-ci il nous faut recommencer le mouillage plusieurs fois avant de trouver une rond de sable pour bien crocher l’ancre. En effet, le fond est pour partie constitué de grandes dalles de pierres plates recouvertes d’une fine couche de sable (ça c’est pour tromper le plaisancier !) et bien sûr l’ancre glisse sur les dalles sans se planter ! Au moindre souffle d’air, ça dérape ! Il vaut mieux aller vérifier !

Dimanche 3 septembre 2017

Nous profitons du vent d’Ouest (15-20 nœuds) pour entamer le voyage de retour. Cythère aura été le point le plus méridional de notre périple de fin de saison.

En moins de deux heures nous atteignons le cap Maleas, 7 nœuds de moyenne, vent de travers. La lumière est superbe, le Péloponnèse apparaît rose orangé sur fond bleu !

Passé le cap, le vent nous abandonne mais les poissons veulent bien attaquer nos hameçons : une bonite et une petite sériole jaune viendront ainsi compléter notre déjeuner.

A 12h40 nous entrons dans le port de Monemvasia où nous trouvons une belle place en long, sous la jetée.

Le vent s’est remis à souffler mais là, nous pouvons attendre !

Je suis très heureuse que nous ayons pu nous arrêter à Monemvasia. Certes nous y étions déjà venus l’an dernier avec nos amis Yves et Geneviève mais, partis visiter trop tard le rocher citadelle, nous n’avions pas pu accéder à la ville haute !

Vous le savez bien, les sites archéologiques, la plupart des musées, en Grèce, sont fermés à 15h !

Il faut prévoir les visites à la fraîche ! Entre nous soit dit, c’est effectivement le meilleur moment : avant les chaleurs étouffantes et les hordes de touristes !

Demain matin nous nous lèverons de bonne heure !
Le rocher nous attend ! Photo prise depuis le port
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En attendant, nous retrouvons avec plaisir le jeune maître de port qui parle français et nous indique quelques bonnes adresses de restaurants pour ce soir.

Lundi 4 septembre 2017

A nous la ville haute !

Le site est vraiment remarquable !

Il vous faut faire une recherche internet pour avoir plans et photos du "Gibraltar de la mer Egée."

Cette place forte médiévale byzantine est unique : l’isthme, le rocher entouré d’eau, la ville basse en pierres blondes et tuiles roses entourée de remparts, la ville haute à laquelle on accède par une rampe escarpée fermée de lourdes portes. Au sommet, on découvre un grand plateau cerné de falaises, défenses naturelles, surmontées de remparts. Il abrite d’anciennes constructions militaires et administratives, une très vieille église orthodoxe, construite tout au bord de la falaise Nord, des citernes remarquables, une citadelle...et en plus vous propose une vue exceptionnelle ! Ce site, particulièrement bien placé est resté sous administration byzantine jusqu’à l’effondrement de l’empire, puis convoité par les puissances commerciales ou militaires de l’époque il est passé alternativement et successivement sous administration vénitienne ou ottomane quasiment jusqu’à la guerre d’indépendance... Nous avons bien apprécié la promenade et la visite.
Depuis le sommet de la citadelle, tout en haut de la ville haute
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Depuis la ville haute, vue sur la ville basse et ses remparts
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Descendus de notre place forte nous avons fait le plein de vivres et comme il s’est mis à faire très chaud ...vers midi nous décidons de larguer les amarres et d’aller déjeuner en mer.
Le rocher depuis la mer, un dernier regard admiratif en partant
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En début d’après-midi nous sommes de retour dans le beau mouillage de Iéraka (Géraka).

Et là, la chance nous sourit, le mouillage se vide, nous nous mettons au quai ! Le confort !

Doug Le à quai à Iéraka
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Mardi 5 septembre 2017

Baignade, chasse, lecture, écriture, promenade sur la colline jusqu’à l’acropole mycénienne de Zarax et ses vestiges de murs cyclopéens : journée paisible à Iéraka !
Au bout du fjord de Iéraka, une lagune peu profonde
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Sur chaque promontoire du Péloponnèse, des vestiges. L'acropole de Zarax est mycénienne, mais cette inscription l'est-elle?

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Demain nous remonterons vers le Nord.

mardi 29 août 2017

Saison 2017 : 7ème billet. Du 16 au 28 août 2017, retour à bord pour la fin de la saison.

Plus de 10 jours déjà que nous avons rejoint notre bord et rien sur le blog, pas une ligne, pas une photo...une très grande paresse m’a saisie !

Il faut que je m’y remette sinon certains vont s’inquiéter !

Le mercredi 16 août nous avons repris l’avion pour Athènes. Il faut bien reconnaître que le vol direct qui relie Toulouse à la capitale grecque en trois heures est vraiment très commode !

Vers 17h le taxi nous a déposé à Saint Nicholas Beach, Agyios Nicholaos, l’anse Ouest de la grande baie d’Anavissou.

Le mouillage est très abrité, à 5 miles à l’Ouest de Sounion, pas très loin de l’aéroport. Un endroit à retenir surtout quand le meltem souffle fort en continu comme cette année !

Sylvie, notre fille, et son compagnon sont en pleine forme, ravis de leur mois de navigation malgré le vent fort ! Ils nous rendent le bateau nickel, avec le plein de vivres pour une semaine ! Ils sont parfaits !

Nous passons la première soirée avec eux, au restaurant de la plage...les pieds presque dans l’eau, nous grignotons des sagagnakis en sirotant du rosé bien frais...comme une impression de vacances...

Le lendemain à 6 heures, Jean-Claude débarque les enfants pour qu’ils puissent prendre leur taxi. Nous retrouvons nos marques à bord, puis vers 12h30 nous levons l’ancre pour voyager vers des cieux un peu moins ventés.

Cap au Sud Ouest, vers Ermioni, le fond du Golfe d’Hydra. Le vent de 3/4 arrière nous y pousse à bonne allure.

A 18h22, notre mouillage est terminé dans l’anse Dartiza...7,3 nœuds de moyenne ! Pal mal pour une reprise !

Dartiza est une grande anse qui se situe juste à l’est d’Ermioni, sur la rive Nord du Golfe d’Hydra. L’environnement n’y est pas particulièrement joli avec ses vestiges de ce qui semble être une exploitation minière, en revanche le mouillage est calme et sécure (notamment par vent de Nord) et le poisson fidèle au rendez-vous du chasseur sous-marin !

Nous allons y rester trois jours !

Le flux de Nord est toujours présent...c’est une année avec meltem !

Au rendez-vous téléphonique du soir les nouvelles de mes parents sont correctes, plutôt stables...je me détends un peu !

Dimanche 20 août 2017

Il nous faut quand même reprendre le cours du voyage et puis aussi faire quelques courses !

La journée sera faite de petits sauts de puces !

Un premier arrêt à Ermioni pour faire les courses sera suivi d’un second à Spetsai pour une pause déjeuner et une petite baignade, d’un troisième dans la petite anse derrière la pointe Ververouda et enfin d’un dernier à Porto Khéli pour la nuit.

Avec le vent qui bascule au nord dans la nuit le capitaine a choisi un endroit sûr pour dormir, Porto Khéli, abrité de tous les vents...c’était sans compter avec la musique forte des lieux de villégiatures l’été ! Le lendemain matin nous fuyons vite cette baie bruyante pour nous installer à quelques 5 miles de là dans l'ouest, aux îlots Korakonisia.

Nous faisons une manœuvre pour nous accrocher cul aux rochers...je n’aime pas ça ! Allez savoir pourquoi ! Je m’applique, pourtant, mais je réussis à emmêler mon cordage...le capitaine reste serein...il avait parfaitement réussi sa manœuvre, lui ! Une fois bien amarrés nous profitons de l’eau claire, des poissons, des coquillages et du calme...jusqu’au mercredi 23 août.

Là, vous aurez droit à une petite photo car bien que nous nous soyons déjà arrêtés à Korakonisia le capitaine n’avait pas souvenir d’y avoir fait des images !
Doug Le accroché aux rochers à Korakonisia
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Mercredi 23 août 2017

Nous sommes dans le Péloponnèse et plus précisément dans Golfe Argolikos au fond duquel se trouve la ville de Nauplie.

Ici, l’été, d’ordinaire, le vent du Nord, plutôt faible, souffle le matin, alors que dans l’après-midi se lève une brise de Sud Sud-Est, parfois soutenue.

C’est précisément ce que nous prévoit la météo, une journée standard ! Nous visons donc le mouillage qui se trouve au Nord de l’île Tolo, protégé du Sud par l’île elle-même et du Nord par la falaise à laquelle s’adosse la petite ville de Tolo, de l’autre côté du chenal.

Le paysage est toujours aussi beau ! Nous y étions venus en juillet 2016. cette fois-çi nous empruntons à pied le chemin qui monte jusqu’au sommet de l’île et conduit sur le site d’une ancienne place forte, jusqu’au Kastro d’où la vue est magnifique.

Depuis le vieux Kastro au sommet de l'île Tolo
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L'équipière dans la montée, le Golfe Argolikos en arrière plan
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Du jeudi 24 au samedi 26 août 2017 : Astros

La météo prévoit à nouveau du vent de Nord assez fort et nous avons besoin de faire le plein d’eau, de gazole aussi, de déposer un gros sac de linge dans une laverie et de faire à nouveau quelques courses...le port d’Astros nous tend les bras. Il est à quelques 12 miles de Tolo et les forums nous apprennent qu’il a été agrandi et rénové...c’est l’occasion d’aller voir !

Quand nous y arrivons le port est calme et presque vide. Nous choisissons une belle place pour culer à quai près d’une borne d’eau et d’électricité. Il nous sera facile de refaire le plein d’eau et de rincer le bateau qui en a bien besoin.

Le grand quai est très bien orienté pour les brises de l’après-midi. La petite station balnéaire, très coquette, est surmontée d’un Kastro qui vaut un petit effort sous le soleil ! les tavernes abondent, il n’y a que l’embarras du choix !

Le joli port d'Astros depuis une des fenêtres du Kastro
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La première nuit sera très calme, pas de vent, pas de musique !

En revanche le Nord, qui se lève le vendredi matin, balaie le quai un peu par le travers. Il vaut mieux avoir prévu de mouiller long.

Vendredi matin nous profitons de la venue d’un petit camion de livraison de gazole commandé par un autre plaisancier pour faire le plein nous aussi. Le «diesel man» est charmant et serviable, marié à une française. Il nous fait le plein très proprement, pas une goutte de gazole n’est tombée en dehors du réservoir ! Il nous prend également notre sac de linge et tente de nous trouver une voiture à louer pour le lendemain.

Je vous note son numéro de téléphone : +30 2755051008 ou +30 6974194250.
He is a very good guy !

Dans la journée de vendredi le port se remplit (la météo ? la fin de semaine ?). A la nuit tombée il sera plein comme un œuf !

Il n’est pas certain que la manœuvre de déhalage sera facile...une chaîne peut toujours en croiser une autre !

En effet, lorsque nous quittons le quai le samedi après le déjeuner...nous remontons également l’ancre du voisin ! Heureusement un plaisancier néerlandais vient en annexe nous donner un coup de main pour dégager tout ça ! Merci à lui ! Il n’est jamais très agréable d’être trop longtemps le clou de ce genre spectacle !

Une heure plus tard nous mouillons dans une grande baie, à 6 miles dans le Sud d’Astros, sous le cap Dhimitrios, protégée du vent du Nord qui souffle encore. C’est très profond. Il faut donc s’approcher au ras des bouées qui marquent la plage où les sondes sont de 10 mètres. Avec 50 mètres de chaînes au fond nous sommes parés !

Le soir nous sommes seuls sur l’eau, entourés de hautes falaises, juste quelques belles maisons sur la droite dont bien peu sont occupées d’ailleurs !

Lorsque le vent se calme, la nuit, une longue houle très arrondie vient nous bercer un peu, puis tout s’aplanit.

Dimanche 27 août 2017

Le vent du Nord souffle encore !

Nous allons glisser vers le Sud, à bonne allure, sous foc tangonné et artimon, jusqu’à la baie de Foniakos.

Un premier petit creux à droite abrite quelques barques et donne l’impression d’être très protégé...impossible d’y mouiller, c’est trop profond.

En revanche on peut, (il faut !) mouiller dans le coin à droite de la grande plage. Il y a du fond (6-10 mètres) jusque très près du bord sur 360°.

D’ailleurs nous nous étions installés nez à la plage à l’heure du déjeuner et nous nous sommes réveillés de la sieste cul à la plage...nous n’avons pas senti la renverse !

Le mouillage au bout de la longue plage de galets blancs de Foniakos
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Du coup nous savions que nous aurions un moment inconfortable le soir lorsque le vent faiblirait puis se remettrait au Nord...j’ai donc emmené mon capitaine au restaurant de la plage où le roulis était inexistant et la nourriture très bonne !

Lundi 28 août 2017

Le vent du Nord souffle encore !

Dans la même configuration que la veille nous allons à nouveau glisser vers le Sud jusqu’à Iéraka (ou Géraka). Vous vous souvenez, cette baie comme un fjord surmontée sur la droite d’un château de type mycénien ! Notre amie Geneviève nous avait fait le plaisir d’une jolie aquarelle lors de notre passage en septembre 2016.

Nous y sommes arrivés peu avant midi après avoir pêché deux beaux maquereaux à la traîne.

samedi 15 juillet 2017

Saison 2017 : 6ème billet, du 29 juin au 15 juillet 2017, Lesbos et retour à Porto Rafti par Psara

Du 29 juin au 8 juillet 2017 : Lesbos

Peu après 9h, le jeudi 29 juin, nous quittons Parapanta au Nord de Khios pour rejoindre Lesbos.

Lesbos est une des grandes îles de la mer Egée, très proche de la Turquie. Elle a la forme d’un triangle, pointe au Nord Est. Sa longue côte sud est découpée par deux grands golfes, celui de Kalloni qui s’ouvre au milieu de la côte Sud et celui de Yéras (ou Géras) un peu moins profond, qui s’ouvre à l’angle Sud Est de l’île.

Nous naviguons plein Nord au moteur, par mer très calme, et visons une baie de la côte Sud, Mersinia, où nous arrivons vers 14h.

C’est une baie qui propose deux grandes anses, nous choisissons celle de gauche...l’autre est très belle également avec sa chapelle blanche.

Nous en partons le lendemain pour aller à la découverte du Golfe de Yeras.

L’entrée et le chenal sont semés de quelques embûches, hauts fonds et îlots, mais ils sont parfaitement indiqués sur les cartes et les plans. Passé l’îlot Kaloyeros, aisément identifiable par sa balise de pierres, il suffit de longer la rive droite du chenal en suivant les sondes supérieures à 10 mètres et de laisser à bâbord les îlots Vromonisi puis Ay Vasilios (Square Rock chez Heikell). Bien sûr par très grand vent il faut quand même se méfier des courants ! Pour autant, rien à voir avec la vigilance requise pour la navigation antillaise entre les récifs de coraux !

Vendredi 30 juin, en milieu d’après-midi nous mouillons dans l’anse de Skala Loutra. Au fond de la baie, un petit port de pêche, un chantier de réparation, un quai pour les bateaux de passage, une taverne, un très beau bâtiment avec cheminée dont on ne sait pas encore ce qu’il est, et, niché dans la colline, le village tout blanc de Loutra.
Arrivée à Skala Loutra
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Le soir même nous testons la taverne, l’accueil est sympathique mais la nourriture très médiocre.

Nous apprenons que le beau bâtiment avec cheminée est en fait une ancienne huilerie, restaurée et transformée en établissement de type hôtelier. Une équipe est d’ailleurs en train de monter estrade et sonorisation pour une fête de mariage qui aura lieu samedi soir. Nous constatons, étonnés, qu’une partie du toit de la bâtisse, sous la cheminée, est complètement effondrée. L’incident est très récent. Il y a eu un tremblement de terre, relativement puissant, au large de Lesbos, au début du mois de juin. L’épicentre était en mer à 10 miles au large de Plomari mais la secousse a fait quelques dégats sur l’île et notamment fait tomber le haut de la cheminée sur le toit de notre bâtiment...
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Pour tous les détails je vous renvoie sur le site du «Petit monde de Troll»...il a vécu l’événement en direct !

Tout ça pour nous rappeler que la mer Egée est une zone volcanique et sismique toujours active !

Le lendemain, nous partons de bonne heure vers le village de Loutra pour refaire le plein de vivres. Une petite demi-heure de marche au milieu des oliveraies. Pas un souffle, il fait vraiment chaud. Au village, nous trouvons tout ce qu’il nous faut et redescendons au port une bouteille d’eau glacée dans une main le sac de courses dans l’autre !
Skala Loutra depuis l'église tout en haut du village
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Nous trouvons quand même le courage de monter jusqu’à la chapelle qui surplombe le chantier, histoire de faire quelques photos. Jean Claude y oublie son chapeau, mais nous le retrouverons, soigneusement attaché à la corde de la cloche de la chapelle, la semaine suivante !
Skala Loutra depuis la chapelle
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Après le déjeuner nous quittons Skala Loutra, remontons le Golfe de Yéras jusqu’à l’îlot Saint Nicholas puis faisons demi-tour pour aller mouiller à l’entrée du Golfe, dans l’anse de Kavourolimi, loin des festivités bruyantes du mariage annoncé.

Nous y restons jusqu’au lundi 3 juillet.

Les nouvelles de la maison ne sont pas très bonnes...pas alarmantes non plus, préoccupantes...

Lundi 3 juillet 2017, nous levons l’ancre pour Mytilène, la capitale de Lesbos. C’est un grand port commercial, en demi-cercle, protégé par de grandes jetées et brises-lames. Dans sa partie Sud, s’ouvre la marina. C’est une marina moderne, du groupe turc Setur, avec pontons, catways et pendilles (comme il n’y en a très peu en Grèce !). Bien sûr avec eau, électricité, bloc sanitaire avec machine à laver en accès gratuit, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Un accueil pro (même si les marins sont un peu gauches et ne savent pas faire un noeud à un taquet !). Si vous avez besoin de gazole, d’un taxi, d’une voiture etc. la secrétaire s’occupe de tout...La marina est gardée jour et nuit, l’accès aux pontons est sécurisé.

Pour notre 12 mètres, le tarif est de 21 euros la nuit (plus les consommables eau et électricité). Si vous êtes membres de certaines associations (pour nous STW) vous pouvez bénéficier de 10% de remise. Excellent rapport qualité/prix !

Nous profitons aussi bien de la machine à laver que de la promenade en ville et retenons une voiture pour le lendemain matin afin de visiter l’île par la terre.

Un vent assez fort, 5 à 6 Beaufort, est annoncé pour la nuit et les jours suivants. Ça y est, le meltem fait son entrée !

Le lendemain matin, le vent est là, la voiture aussi !

L’île est montagneuse, très cultivée, de belles oliveraies bien entretenues sur une grande partie du territoire. Les habitants de Lesbos ont maintenu la tradition et sont passées à l’huile d’olive A.O.C. bio...elle est excellente.

En revanche, l’extrémité Ouest de l’île dans le secteur de Sigri est complètement desséchée et caillouteuse, nous sommes au pays de la forêt pétrifiée...un phénomène géologique rare de fossilisation des arbres en place. En haut du village de Sigri, le musée, moderne, très bien fait, donne aussi accès à un parc d’arbres pétrifiés. Nous n’avons pas pu visiter les deux autres sites remarquables : le plus grand où l’on peut marcher dans une véritable forêt pétrifiée, était fermé, l’autre situé sur une petite île était inaccessible pour cause de grand vent...il nous faudra revenir une autre année, par temps calme, dans ce site si particulier.
Le site de Sigri depuis le parc du musée
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Dans notre traversée de Lesbos, d’Est en Ouest, nous nous sommes arrêtés dans la petite ville de Kalloni qui est pratiquement au centre de l’île ainsi que dans les jolis villages de Paraskevi et d’Agiasso. Nous y avons fait de bons achats : miel de châtaignier, fromage, huile d’olive, œufs de ferme, petites poires...que des choses qui se mangent !

J’ai failli oublier de vous signaler que Lesbos est aussi l’île de l’Ouzo !

Au retour, arrêt au super marché à Mytilène, afin de profiter du coffre de la voiture pour trimballer les grosses courses...



Une fois les vivres rangés, je m’allonge, je suis claquée...mon capitaine va me cuisiner une bonne assiettée de spaghetti à la tomate pour me requinquer !

Mercredi 5 juillet, le vent souffle à 20-25 nœuds, rafales à 30.

Jean-Claude prépare soigneusement sa manœuvre de déhalage car nous devons sortir en marche arrière, contre le vent. Un marin vient nous aider à larguer les amarres avant au quai et nous sortons de la panne sans problème, il est 10h30.

Nous naviguons à la voile jusqu’à l’entrée du Golfe de Yéras.

C’est là, en mer, que nous apprenons que deux de nos petits enfants, Diane et Elouan, sont bacheliers ! Les grands-parents ne sont pas peu fiers !

Nous remontons le chenal au moteur jusqu’à Skala Loutra. Le vent y souffle fort mais l’abri est sûr. Avec 40 mètres de chaîne doublée d’ une bonne longueur de câblot...rien ne bouge !

Nous restons à Skala Loutra jusqu’au samedi 8 juillet où le vent doit se calmer suffisamment pour nous permettre de retraverser la mer Egée vers le Sud-Ouest.

Du samedi 8 au dimanche 10 juillet 2017 : Lesbos - Psara - Evia

Comme prévu, le vent se calme juste assez pour que nous puissions entamer notre retour confortablement vers Evia (ou Eubée).

Le samedi 8 juillet, à 7h30 nous quittons Skala Loutra et visons l’île de Psara.

Un vent modéré (15-20 nœuds) de Nord doit nous y pousser gentiment.

Le vent est au rendez-vous jusqu’à la verticale de Plomari (la capitale de l’Ouzo!) puis il s’arrête pendant quelques miles et se relance, un peu plus fort, pour la dernière partie de la journée. Nous déboulons bon train à 7 nœuds de moyenne sur la pointe Sud Est de Psara.

C’est une toute petite île à 12 miles au Nord-Ouest de Khios, un caillou dénudé et sauvage, ébouriffé par le vent, dont l’anse Sud abrite un petit port, un village fortifié, et de belles plages le long desquelles il est possible de mouiller à l’abri des vagues générées par le vent du Nord.

Nous mouillons dans une des criques près du port, il est 16h45. La beauté sauvage du lieu nous saisit !
Psara
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Le lendemain matin, nous levons l’ancre à 7h. Nous faisons un tour au moteur pour voir l’intérieur du port, la place à quai pour les bateaux de passage est très restreinte... Puis dans le mouillage sauvage d’Antipsara (la petite île dans l’Ouest de Psara!) : magnifique ! Ça nous donne vraiment envie d’y revenir pour y séjourner un peu plus longtemps.

Nous entamons notre descente vers le Sud d’Evia.

Nous naviguons à bonne allure, les 65 miles sont avalés en 9 heures. Après avoir passé la pointe Sud Est d’Evia nous avons envie d’aller voir si l’anse Kastri offre un abri suffisant par ce vent. Elle s’ouvre dans la côte Sud d’Evia, juste au Nord de l’îlot Mandhili à quelques miles à l’Est de Karistos. Finalement, bien que le vent y souffle assez fort, le mouillage est correct et nous y passons la nuit.

Du lundi 10 au jeudi 13 juillet 2017

Nous explorons de nouveaux mouillages dans un endroit que nous commençons pourtant à bien connaître : Likourimas au Sud Ouest d’Evia et l’anse Sud Ouest de la baie de Karistos.
L'anse Sud Ouest de la baie de Karistos
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Mais nous retrouvons également avec plaisir, le quai de Karistos si facile pour faire les pleins (eau, gazole, vivres) et la belle anse Vassiliko au Sud de Mégalo (la grande île Petaloi).

Le vent souffle fort, de Nord, faiblit un peu la nuit et reprend de plus belle dans la matinée! C’est l’été en Grèce, le meltem est là !

Du vendredi 14 au samedi 15 juillet 2017

Vendredi après déjeuner, nous quittons Vassiliko pour une petite traversée de 12 miles jusqu’à Porto Rafti.

Nous y avons rendez-vous avec notre fille pour lui confier Doug Le.

Aujourd’hui, samedi, nous avons mis le bateau en ordre. Elle arrive tout à l’heure vers 23h30 et lundi 17, nous aurons repris l’avion pour Toulouse.

Petite fermeture du blog jusqu’à la mi-août.

jeudi 29 juin 2017

Saison 2017 : 5ème billet, du 22 juin au 28 juin 2017, retour en Grèce, d’Athènes à Khios (ou Chios)

Contrairement à ce que j’avais indiqué dans le tout dernier billet, le 24 mai nous avons laissé le bateau à Athènes, bien à l’abri au fond de Zéa Marina et nous sommes rentrés tous les deux à Toulouse.

Heureusement, aujourd’hui mon père va un peu mieux... mais il est sorti de l’hôpital en grande fragilité.

Beaucoup d’aides ont été mises en place et ma sœur assure le suivi jusqu’au 17 juillet (si tout se stabilise) où je viendrai prendre le relais afin qu’elle puisse profiter de vacances bien méritées.

Nous avons donc repris l’avion pour Athènes le jeudi 22 juin.



Le soir nous retrouvons notre bord pour une virée de 3 semaines.

Bien évidemment je reste soucieuse et préoccupée et ne manque pas l’appel quotidien de 20h pour prendre des nouvelles mais je retrouve le voyage avec plaisir.

La météo est particulièrement favorable, pas de meltem prévu, alors le capitaine décide de nous emmener jusqu’à Lesbos.

Le vendredi 23 juin, après avoir fait tous les pleins (eau, gazole, vivres) et vérifié tous les niveaux, nous larguons les amarres du quai de Zéa en direction du Cap Sounion. Petite première étape pour une équipière fatiguée, mais c’est toujours une belle étape ! Nous ne nous lassons pas d’admirer le temple sous les étoiles.

Samedi 24 juin 2017

La météo est plus que calme, la mer est d’huile, nous naviguons au moteur, pratiquement plein Est depuis le Cap Sounion jusqu’à Andros.

Nous passons au Sud de Makronisi, au Nord de Kéa, au Nord de Yaros (vous vous souvenez? L’île prison), puis nous embouquons le chenal entre Andros et Tinos.

Alors qu’il n’y a pratiquement pas un souffle, le vent se débrouille pour souffler quand même un peu dans le chenal où le courant fait des frisottis...on ne peut qu’imaginer la situation par fort meltem établi !

Nous profitons de ce grand calme pour passer la nuit dans la belle baie de Korthion qui se situe au tiers Sud de la côte Est d’Andros.

Cette côte, très exposée aux vents dominants est peu fréquentée par les voiliers. A Korthion, qui compte un petit port, nous mouillons sous la chapelle...nous serons le seul bateau de passage ce soir-là.
Arrivée dans la baie de Korthion, côte Est d'Andros
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Dimanche 25 juin 2017

Dans le couloir oriental de la mer Egée un vent de Nord de 10 à 15 nœuds est annoncé : idéal pour faire la traversée à la voile jusqu’à Khios (ou Chios).

A 7h30 nous levons l’ancre pour mettre le cap sur la côte Sud Ouest de Khios.

Doug Le navigue à l’aise aux allures qui lui plaisent, entre le bon plein et le travers.

A 16 heures nous virons l’écueil de Venetiko et découvrons les échancrures de la côte Sud ouest de Khios, Ay Lorrias, Salagona, toutes sont très belles, peu habitées et très calmes, même si le premier soir nous avons fui des voisins un peu bruyants.
Vues depuis la colline, les baies de Salagona au Sud Ouest de Khios
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La connexion internet n’y est pas très puissante, parfois inexistante et il en est de même pour le réseau téléphonique...alors, il faut bien choisir son endroit si l'on veut pouvoir prendre des nouvelles sans être obligé de sauter dans l'annexe !

La crique la plus au Nord, allongée entre deux falaises avec une petite plage au fond a tous les avantages et y compris téléphone et réseau !
Nous nous y sommes beaucoup plu !
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Nous nous y installons jusqu’au mardi 27 au matin, le capitaine y fera une belle chasse et nous y apprendrons que notre petite fille Diane a été reçue en liste principale au concours d’entrée de l’école d’infirmières !
Champagne !
Le four est toujours trop petit !
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Mardi 27 juin 2017

10h, nous levons l’ancre pour progresser vers le Nord de l’île de Khios en longeant sa côte Ouest.

A nouveau c’est la côte exposée ! Mais elle compte quelques beaux abris ! C’est le cas du port de Limnia sous le village de Volissos où nous entrons aux alentours de 13h.

Le port actuel a été agrandi et modernisé...donc les cartes ne sont pas exactes !!!

Le quai public est au fond sur la rive Nord, le nouveau port avec pendilles, bornes d’eau et d’électricité, bloc sanitaire opérationnel se situe sur la droite en entrant...il n’y a personne...nous choisissons la manœuvre la plus simple et nous amarrons alongside !
Le port de Limnia vu du nord
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vu du quai sud

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Le maître de port, accueillant et charmant, bien sûr, viendra nous faire payer notre écot (5,5 euros pour la nuit !) et nous laissera son numéro de téléphone pour tout problème ou service que nous aurions à solliciter !

Nous sommes ici dans une configuration typique des îles : Volissos, un village perché sur la colline, coiffée par son château fort, qui dispose d’une vallée étroite et fertile qui descend jusqu’à la mer et aboutit au port de Limnia.
Volissos, protégé par son château fort
DSCN3566.JPG Dans l’après-midi, nous montons au village (une 1/2 heure de marche à pied sous le soleil) pour faire quelques courses et découvrons une boulangerie comme nous les aimons...mais fermée à cette heure là bien sûr !

Les fours au feu de bois ne chauffent que le matin !

Nous reviendrons demain !



Pour nous qui aimons le bon pain traditionnel, la Grèce est un vrai conservatoire ! Depuis Vonitsa dans le Golfe de Prévéza en passant par Naxos et maintenant Volissos à Khios, le capitaine a photographié toutes celles que nous avons découvertes et qui à chaque fois nous ont proposé un pain au levain délicieux et de longue conservation !

Au retour du village nous visons le bar du port pour déguster une Mythos bien glacée !

Manifestement, les habitants de Limnia et Volissos attendent désespérément les visiteurs...en effet, il n’y aurait plus guère que le tourisme pour les faire vivre...

D’ailleurs Khios est une belle île, chargée d’histoire...elle aurait vu naître Homère ! Elle est également célèbre depuis des millénaires pour son arbre à mastic, le Pistacia Lenticus. Sa sève a été récoltée depuis l’antiquité comme gomme à mâcher, on lui prête des vertus curatives ou aphrodisiaques. De nos jours on en fait une liqueur.

Mais aujourd’hui, cette île qui avait tant souffert dans son histoire récente (destructions massives pendant la guerre d’indépendance suivies d’un tremblement de terre mémorable en 1881 !) voit son attractivité touristique réduite à néant par sa situation due à l’accueil des réfugiés...

C’est très injuste !

Mercredi 28 juin 2017

Nous reprenons le chemin de Volissos pour le pain !

Nous avons bien fait : admirez !
Le boulanger de Volissos
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A 10h nous quittons Limnia pour continuer notre progression vers le Nord.

Nous longeons la côte Nord de Khios jusqu’aux anses de Marmarou et Parapanta : deux longues indentations dans le coin Nord Est de Khios, complètement ouvertes au Nord.

C’est le moment de s’y arrêter puisque le méchant vent de Nord n'est pas encore réveillé !

La plus à l’Ouest, Marmarou abrite un petit port et un joli village, Kardhamila.

La deuxième, Parapanta est beaucoup plus sauvage !

Pour passer de l'une à l'autre mieux vaut faire le tour de l'îlot Margariti acr les sondes du seuil Est ne dépassent pas 2 mètres contrairement aux indications portées sur les cartes.

ici, au fond de Parapanta, nous ne sommes plus qu'à 30 miles de Lesbos ! Plein Nord, ce sera notre destination de demain et le but du voyage !

mardi 23 mai 2017

Saison 2017 : 4ème billet, du 19 mai au 23 mai 2017, Kalados et retour à Kythnos

Du 19 au 22 mai nous restons au quai dans le port de Kalados (ou Kalendo).

La météo est très perturbée et le vent, assez fort à fort, passe sans arrêt du Nord Ouest au Sud Ouest, notamment en plein milieu de nuit, ce qui rend difficile la poursuite du voyage...il faudrait trouver un endroit abrité de tous les vents, denrée rare !

A Kalados nous sommes justement abrités de tous les vents alors c’est sans doute l’endroit où attendre que le temps se stabilise.

Nous profitons de l’environnement naturel : promenade, cueillette de thym sauvage, baignade.

Et puis nous profitons aussi des rencontres que nous faisons, le maître de port plein de ressources à qui nous avons acheté outre le fromage et les œufs, un quart d’agneau de lait, nos voisins de port, un couple de français et un couple d’allemands avec qui nous passons des soirées très agréables : vive l’Europe !

Il me faut également signaler la taverne Kalados, leur site : www.kalados.gr

Sur la colline en face du port, juste au dessus de la chapelle, l’établissement Kalados.

A gauche le port, à droite, le bâtiment blanc la Tavern Kalados

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Non seulement on peut s’y restaurer sur une terrasse ombragée avec vue imprenable sur la baie, mais on peut aussi y séjourner.

La terrasse ombragée
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La vue depuis les terrasses
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Les propriétaires, Hélias et Georgia disposent de 8 studios pour 2 ou 4 personnes, modernes, lumineux avec grandes chambres, kitchenette, salle de bain et terrasse privative, le tout pour un prix défiant toute concurrence.
Pour ceux qui n’ont pas peur de faire de la piste pour se retrouver au bout du monde c’est un bel endroit !

C’est dans cette ambiance à la fois amicale et paisible, bien que ventée, que lundi 22 au matin tombe le message de l’hospitalisation en urgence de mon père.

Il faut que je rentre.

Le prochain avion pour Toulouse décolle d’Athènes le jeudi 25.

Demain nous quitterons le quai pour faire une remontée vers Porto Rafti et l’aéroport.

Mardi 23 mai 2017

Bon anniversaire Capitaine !

A 6 heures nous avons quitté le quai. Le vent est gentil, la mer calme nous naviguons vers le Sud de Paros, puis remontons le chenal entre Paros et Antiparos. Attention aux hauts fonds et aux cailloux de la sortie Nord ! Puis, cap sur Kythnos ! Doug Le fait du près serré entre 5 et 6,5 nœuds...

A 16 heures nous mouillons dans l’anse Ioannis.

Demain, il restera 40 miles jusqu’à Porto Rafti où je laisserai mon capitaine pour rejoindre ma famille.

Il y aura donc une interruption dans le journal de voyage.

vendredi 19 mai 2017

Saison 2017 : 3ème billet, du 13 mai au 18 mai, Kythnos, Paros, Naxos, Dhespotico, Naxos

Samedi 13 mai 2017

A 9h15, après avoir consulté la météo nous quittons Port Irène à Kythnos, cap sur Paros, 42 miles dans le Sud Est.

Comme prévu nous naviguons au bon plein puis au largue, génois-artimon au début et puis tout dessus dès le quart de la traversée.

Belle journée de navigation, le Sharki aime ces allures et il y a juste le vent qu’il lui faut, entre 15 et 20 nœuds.

Nous retrouvons avec bonheur la belle baie de Naoussa à Paros. Vous vous souvenez, il s’agit de cette très grande baie en pinces de crabe qui s’ouvre au Nord de Paros. On y trouve toujours un abri, quelque soit le vent, il suffit de se déplacer un peu !

A 16h30 notre mouillage est terminé dans l’anse Sud Ouest, l’anse Plastira. Il n’y a que quelques bateaux et nous retrouvons le cri des paons, ils font partie du décor dans les hôtels et résidences de la plage.

Tout est encore très calme, la saison débute à peine.

La nuit sera parfaitement réparatrice.

Dimanche 14 mai 2017

Il fait très beau, chaud même, le vent est quasi nul, nous nous installons pour les prochaines 24 heures sous le monastère, dans le creux de la pince Nord Ouest.

L’eau est magnifique et presque chaude, chasse pour le capitaine et baignade pour moi...programme estival, avec petit poisson frais au déjeuner !

Nous savourons ...

Lundi 15 et mardi 16 mai 2017

Nous n’avons plus de réserve de vivres et la météo annonce du vent défavorable pour la poursuite du voyage. Rien de plus simple que de faire une petite traversée jusqu’à Naxos. Un peu plus d’une heure pour franchir le chenal Paros-Naxos et s’amarrer au quai du port de Naxos.

A 9h30, l’amarrage à quai est terminé, juste avant l’arrivée d’un grand catamaran ...nous avons bien fait de nous lever de bonne heure.

A Naxos on est accueilli et placé par le maître de port. Ici on recule sur son ancre et on prend aussi une pendille pour assurer l’amarrage, l’eau et l’électricité sont au cul du bateau : pas tout à fait 15 euros la nuit.

Par ailleurs tous vos besoins, ou presque, peuvent être satisfaits : le gaz, le lavage du linge...tout ça livrés au bateau. Pour les demandes plus spécifiques il suffit de s’adresser au maître de port. Nous avions besoins de 2 morceaux de contreplaqué marine pour remplacer notre dessus de passerelle : ils sont arrivés dans l’heure ! Jean-Claude a pu rendre notre passerelle à nouveau utilisable ! Il ne reste plus qu’à la vernir !

Dans les vieilles ruelles de la jolie ville portuaire de Naxos nous avons retrouvé les produits locaux (légumes et fromages), la boulangerie traditionnelle où le pain au levain est cuit au feu de bois et aussi les gens, le couple de français, Chris et Nathalie, qui tiennent la laverie et qui vivent au port sur un bateau (charmants, d’excellents conseils, ils peuvent renseigner sur tous les sujets, aussi bien les bons restaurants que l’endroit où l’on peut faire imprimer un document...).

Cette année encore nous leur avons fait confiance pour le choix du restaurant : le Doukato. Le lieu est très agréable ( dans une cour ceinte de murs blancs, des tables disposées autour d’un grand arbre) et la cuisine grecque est très bonne.

A quai nous faisons de nouvelles rencontres, c’est un endroit propice !

Mardi soir, le vent du nord souffle assez fort et il fait froid : un apéritif somptueux sur un bateau voisin nous réchauffe très agréablement !

Pour nous, Naxos, l’île d’Ariane, est définitivement une belle étape !

Mercredi 17 mai 2017

A 9h40, tous les pleins faits, nous quittons le port de Naxos par temps calme nous visons la baie de Dhespotico (ou encore Despotiko).

Nous la connaissons bien pour y avoir séjourné par deux fois l’an dernier mais nous succombons à nouveau au charme de ce bel endroit où nous arrivons vers 13h : c’est une large baie, protégée de quasiment tous les vents, entre Antiparos au Nord, Dhespotico au Sud et Tsimindri à l’Ouest.

Dans le milieu de l’après-midi le vent de Nord-Ouest se lève, 15 nœuds...il se met à faire frisquet !

Pour cette partie du voyage...pas d’images ! Mon photographe préféré n’est inspiré que par la découverte d’un lieu...donc pour les illustrations concernant Paros, Naxos et Dhespotico...se reporter aux billets de la saison 2016 !

Demain il devrait y avoir des images !

Jeudi 16 mai 2017

Le vent est tombé, nous naviguons, par mer d’huile, de Dhespotico à Kalando ou Kalados, un petit port au Sud de l'île de Naxos : un bel enrochement, des quais solides en béton et marbre, des bornes électriques.

Il est construit dans un environnement complètement champêtre, au débouché d’une rivière qui a tendance à l’envaser. Pour l’instant quelques places sont disponibles à quai à condition de faire attention aux sondes.

Arrivée au port de Kalando, en dehors de tous les circuits
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Nous y sommes accueillis en tout début d’après-midi par un couple de français qui nous aident à l’amarrage.

Encore un port construit sur fonds européen en dépit du bon sens. Une jetée pharaonique qui ferme un fond de baie face à une petite rivière, ensablement garanti... Le tout construit dans un endroit désert où n'arrive aucune route. Les travaux jamais finis, personne pour prendre le port en gérance pendant plusieurs années, (maintenant c'est le fermier le plus proche qui vient encaisser ses 7 Euros), Résultat un port où on peut placer au maximum 10 bateaux, à moitié ensablé, il y a à peine 2 mètres d'eau le long des quais, absent de toutes les cartes et guides, l'adduction d'eau inutilisable avant d'avoir été branchée et les bornes électriques rouillées dont une seule fonctionne encore. Mais quel charme !



Aujourd’hui, le port abrite donc quelques bateaux locaux et trois bateaux de passage. Le maître de port vient nous saluer, nous propose le branchement électrique et surtout du fromage et des œufs de sa ferme que nous acceptons évidemment ! Un vrai paradis pour écolos !

Il fait encore chaud, il est facile de débarquer la passerelle, le capitaine va pouvoir passer le vernis de protection sur le contreplaqué tout neuf !

Il n’est pas impossible que nous décidions d’y rester quelques jours !

Doug Le à quai à Kalando...
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Vu depuis le chemin qui longe la plage : le port s'envase, indéniablement !
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D'un peu plus près : c'est confirmé !
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Mais le soir tombe, l’orage gronde un peu, il fait un peu froid, vite rentrons nous réchauffer avec une bonne daube de Naxos (bœuf et vin rouge de l’île) cuisinée par mon chef sur la belle gazinière toute neuve !

C'est vrai qu'elle en jette pour le moment !
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Je vous raconterai la suite de nos paisibles aventure à Kalando dans le prochain billet. Le site est si beau !
L'ensemble de la baie, depuis la chapelle en face
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vendredi 12 mai 2017

Saison 2017 : 2ème billet, du 8 mai au 12 mai, de Karistos à Loutra

Lundi 8 mai 2017

A 7h30, soulagés par les résultats des élections présidentielles avec l’élimination des frontistes sur un score convenable, nous levons l’ancre à Xero et pointons l’étrave vers Karistos, le port confortable de la grande baie Sud de l’île d’Eubée (Evia).

Deux heures après nous sommes amarrés au quai, parés pour achever l’entretien du moteur et faire un bon avitaillement avant de cingler vers le Sud.



La journée passe à toute vitesse...faire la vidange, changer tous les filtres du moteur, filtre à huile, filtre à gazole, pré-filtre à gazole, nettoyer le filtre à eau, puis nettoyer la cale et jeter les résidus polluants, faire le réapprovisionnement des produits de base, lourds à transporter, les packs d’eau et autre canettes et bouteilles de boissons désaltérantes et réconfortantes pour pouvoir faire face à nos rituels : l’Ouzo très frais et très allongé à la mi-journée, de temps en temps une petite Mythos (une bière grecque, légère) en fin d’après-midi, avec, à chaque dégustation, une pensée pour ma sœur Christine et pour mes deux petits-fils Mathis et Elouan.

Nous avons même trouvé un plat inox adapté à notre nouveau four et une douchette pour remplacer celle du cokpit.

Les courses de frais sont prévues le lendemain matin, juste avant le départ.

A nouveau nous nous couchons épuisés...mais contents !

Du mardi 9 au vendredi 12 mai 2017

Le mardi, nous faisons le plein de beaux légumes, d’olives, de pain frais et de gressins aux épinards, et achetons un quart avant d’agneau de lait. Nous pouvons tenir trois jours...

A 9h45, nous nous éloignons du quai de Karistos et mettons le cap sur l’île de Kithnos.

Nous naviguons d’abord au moteur puis au près serré, puis au bon plein.

Je suis fatiguée et j’ai froid, mais le capitaine veille sur moi et s’occupe de tout.

Il lui faut retrouver les bonnes habitudes, jongler avec les humeurs du vent, accélération dans les chenaux, changement de direction en fonction des reliefs mais également être attentif aux cargos très nombreux qui sillonnent la mer Égée...l’A.I.S. aide bien.

A16h45, le mouillage est terminé à Kithnos, dans la baie d’Ay Stefanos. Nous sommes seuls, à nouveau. Le mois de mai est merveilleux pour les amoureux du calme et des paysages solitaires !
Le village et la baie de Stefanos
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Le lendemain matin nous nous déplaçons d’un mile pour mouiller dans l’anse de Ioannis dont je vous ai déjà moultes fois parlé et nous choisissons de jeter l’ancre, non pas devant la plage principale, mais dans l’échancrure plus petite à droite...personne !



Première chasse pour le capitaine, première baignade pour moi. L’eau est encore un peu fraîche, tonifiante, belle et transparente je n’y reste pas très longtemps mais j’apprécie. Et puis, nous allons manger notre premier poisson de la saison, c’est un beau sar, forcément délicieux !

A terre, les murettes de Kythnos, les vestiges d’un puits, une aire de battage en parfait état des touffes de thym sauvage...
L'aire de battage à quelques mètres de la mer, la petite anse de Ioannis
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La nuit sera très calme : l’équipage récupère !

Jeudi après-midi, direction Loutra, histoire de rencontrer quelques êtres humains. Toujours à Kythnos, c’est un petit port très accueillant dans le Nord Ouest de l’île.
Lorsque nous arrivons, le quai est vide, en début de soirée le port affichera complet. Nous aimons beaucoup l’ambiance, ici, le maître de port est jeune, serviable et compétent, les tarifs très compétitifs (7 euros la nuit pour notre 12 mètres) et on y trouve aussi un service de laverie (très utile après 15 jours de voyage).

Seul petit bémol, les bars à musique ! Le port devient bruyant la nuit !

Loutra, en grec signifie station thermale. Les sources chaudes et sulfureuses sont ici connues depuis l’antiquité, les canalisations de pierres sont toujours en état de fonctionnement et pour une petite cure à ciel ouvert il suffit de se rendre au coin de la plage, deux minutes de marche à pied depuis le bateau et on s’installe dans un bassin de pierres dans de l’eau à 50°. Pour les plus courageux, il est très facile de passer du très chaud de la source au très frais de la mer...

Le vendredi 12 au matin, aujourd’hui donc, nous avons le bassin juste pour nous deux, nous trempons une bonne heure !

Après ce moment de pure détente, retour au bateau où, après un peu de bricolage et quelques courses, le capitaine décide d’aller passer la nuit au mouillage, loin du bruit. Nous quittons le quai un peu plus vite que prévu car une rafale de vent de face nous rapproche un peu trop du quai, alors moteur, guindeau, et nous voilà dehors.

En deux ou trois minutes nous nous rendons dans la crique au Sud de Loutra, appelée Port Irène.

Nous sommes seuls au milieu de ce bel endroit bordé de deux falaises, au fond la plage avec deux maisons de pêcheurs et une petite chapelle, à droite un petit quai pour les barques de pêche et les petits bateaux, au bout du quai un restaurant chic avec vivier de homards, langoustes et cigales.
Port Irène depuis la colline
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La plage de Port Irène
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Nous y dormirons ce soir et demain matin nous mettrons le cap sur le nord de l’île de Paros.

Si la météo tient ses promesses, nous devrions pouvoir naviguer au bon plein ou au largue : artimon, génois et vogue la galère !

dimanche 07 mai 2017

Saison 2017 : 1er billet, du 27 avril au 7 mai

Le plus difficile pour tenir le blog, c'est de s’y remettre ! Retrouver le plaisir d’écrire, les phrases qui s’enchaînent, les idées qui s’organisent sans effort...je vais essayer.

Tout au long de l’hiver, par ailleurs plutôt actif entre les rendez-vous familiaux, le bricolage et le ski, nous avons préparé la saison estivale.

En septembre 2016, nous avions quitté le bateau avec toute une liste de matériel à acquérir ou à changer...

Mais, comment transporter l’équipage, accompagné d’un bon mètre cube d’objets, de Toulouse à Halkoutsi ?

Refaire le grand trajet en voiture et renoncer au vol direct qui nous emmène de Toulouse à Athènes en 3 heures sans fatigue ? Trouver une autre solution ?

Finalement nous avons fait livrer directement au chantier une palette de matériel (bon à savoir : l’accastilleur SVB, livre en Grèce) ainsi que l’ensemble des batteries du bateau (4 trojan T105+ pour le service et 1 AC Delco pour le moteur) commandé depuis la France à un fournisseur grec du Pirée. (www.roussakis.eu on peut voir les produits sur leur site et commander par tel, le commercial parle français et on est livré gratuitement le jour voulu...)

Par ailleurs, nous avons embarqué le jeudi 27 avril 2017 avec deux bagages de 23 kilos chacun, sur le vol Aegean de 11h20.

Cette année, pour transporter tout çà, nous avons testé la location d’une voiture. Avec la compagnie Sixt nous avons pu prendre la voiture à l’aéroport à la descente de l’avion et rendre le véhicule à Eretria (il y a un bac toutes les 30 minutes entre Oropos et Eretria, pour une traversée d’ un quart d’heure). Quand on est très chargé et qu’il faut procéder à l’établissement du nouveau transit log grec, c’est une assez bonne solution, pas beaucoup plus onéreuse que le taxi.

Le jeudi 27, donc, en fin d’après-midi, nous arrivons au chantier, nous nous installons à bord et savourons notre retour en Grèce : la douceur du climat, l’odeur sucrée des orangers en fleurs et des chèvre-feuilles, le rouge sombre des grands coquelicots et le bleu-rose-violet des pois de senteur...

Mais la langueur n’est pas de mise sur ce bateau, très vite le capitaine se met au remontage de notre centrale électronique B&G, envoyée en révision pendant l’hiver, et l’équipière, range, organise, prépare la couchette...

Le soir, repas de poissons à la taverne, accompagné d’un pichet de vin blanc...nous sommes bien de retour en Grèce !

A partir du lendemain vont s’enchaîner jusqu’au jeudi suivant, sans discontinuer, les épisodes administratifs et les épisodes préparation du bateau.

Commençons par l’administration !

Nous savions, avant de venir, qu’il nous faudrait procéder au renouvellement de notre transit log, Pleasure Craft Traffic Document ou DKPA. Il s’agit d’une nouvelle formule assortie d’une nouvelle taxe, peu élevée au demeurant, 50 euros. Nous savions aussi que la procédure pouvait s’avérer longue et complexe (la lecture du blog “le petit monde de Troll” et de quelques forums de navigateurs est très instructive à ce sujet) aussi, nous avions réservé notre vendredi, une journée entière, pour venir à bout de cette nécessité !

En fait il a fallu s’y reprendre à trois fois ce qui, pour nous, a signifié 3 aller-retours Halkoutsi-Oropos car il fallait bien se rendre au bureau de la police portuaire du secteur. La première fois, le vendredi 28 avril, après une attente d’environ une heure devant le bureau, nous avons obtenu le document officiel qui permet d’aller à la banque, s’acquitter de la taxe et appris qu’il faudrait revenir mardi 2 mai avec le reçu bancaire et les photocopies de tous les documents (dans ce bureau ils ne font pas les photocopies...!).

Nous nous appliquons à tout faire dans les règles, banque et photocopies (j’énumère les documents requis pour ceux qui viendront bientôt en Grèce : lettre de pavillon, cartes d’identité des deux propriétaires, attestation d’assurance, permis mer, certificat de radiotéléphoniste).

Munis de tous ces papiers dûment photocopiés, assez surs de nous, le mardi, nous nous rendons à nouveau au bureau des fonctionnaires de police. L’accueil est charmant, une des jeunes femmes parle d’ailleurs plutôt bien le français, tous nos papiers sont en règle, on en remplit et signe d’autres où l’on précise le prénom de nos pères et mères, on croit déjà que nous allons repartir avec notre sésame...non, ça ne sera pas possible aujourd’hui, ce ne sera prêt que jeudi....Quand nous ressortons dépités du bureau, le couloir est déjà plein de plaisanciers qui font la queue pour obtenir le même laisser-passer que nous, ils n’auront pas plus de chance, il faudra qu’ils reviennent, eux-aussi !

Finalement, troisième étape, le fameux DKPA est disponible le mercredi ! Je téléphone, c’est bien confirmé «it is ready».

Mais, nouvelle émotion, lorsque le capitaine se présente, le poste de police est fermé à clé. Heureusement, le chauffeur de taxi vient à son secours, appuie sur toutes les sonnettes du bâtiment, se fait ouvrir, donne de la voix et permet à jean-Claude de récupérer le précieux document. Ouf ! Que de tracasseries !

Donc, entre deux voyages à Oropos, nous avons travaillé à la remise en forme de Doug Le.

Sur un bateau qui approche de la trentaine il faut maintenant renouveler certains équipements !

Cette année nous avons changé :

  • - tout notre parc de batteries, elles avaient entre 7 et 8 ans, il fallait donc le faire par sécurité.
  • - notre centrale électronique de navigation, révisée pendant l’hiver.
  • - notre transpondeur AIS qui avait eu la mauvaise idée de griller l’an dernier (effet d’un orage probablement).
  • - le joystick de commande du propulseur (tout oxydé !).
  • - notre gazinière (l’ancienne avait le don d’irriter mon chef cuistot par son mauvais fonctionnement, dû en partie à la conception d’origine de l’objet, mais aussi à l’âge de la machine, tubulures et gicleurs oxydés étaient en passe d’en faire un engin explosif !)
  • - notre échelle de bain, pour une 5 barreaux, plus large et plus longue.
  • - l’hélice du moteur hors-bord.


Nous avons également amélioré le confort :

  • - de notre couchette, en l’équipant d’un sur-matelas et d’oreillers à mémoire de forme.
  • - du cokpit, avec des sièges inclinables et des coussins triples de bonne qualité, ainsi qu’un petit taud de soleil maintenant endraillé sur un rail fixé sur le bord supérieur de la casquette.

Enfin, il a fallu comme tous les ans, hisser et étarquer le génois, vérifier le fonctionnement des voiles à enrouleur, nettoyer le pont du bateau, les pare-battages et passer une bonne couche d’antifouling sur la coque.

Tout cela sans compter l’ajout d’une cale sous les silent-blocks du moteur par le mécano et la reprise, par Dennis, du gel coat du tableau arrière endommagé l’an dernier à Poros !

Bref, au bout d’une semaine, le jeudi soir, tout est prêt, la note est payée, les pleins sont faits (eau et gazole livré par un petit camion), le chariot de mise à l’eau est en place sous notre bateau.

Doug Le sera le premier à sortir le vendredi 5 mai au matin.
Prêt à partir
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Du vendredi 5 mai au dimanche 7 mai 2017 : glissade paresseuse jusqu’aux Îles Petaloi

8h30 le vendredi, le bateau retrouve son élément, le voyage de la saison 2017 peut commencer !

Comme nous sommes un peu fatigués par cette semaine intense nous décidons de commencer par de courtes étapes paresseuses.

Vendredi vers midi, après avoir navigué gentiment à la voile, poussé par un petit vent de 3/4 arrière, nous entrons dans la jolie crique de Vouphalo. Vous savez, une de nos préférées, celle qui est toute ronde ! Quand nous y arrivons nous sommes seuls au mouillage. Quel délice !

Nous y resterons jusqu’à dimanche matin et en profiterons pour gonfler notre annexe, aller nous régaler chez Stella et nous promener jusqu’au col qui domine la baie pour faire quelques photos et ramener du fenouil sauvage.
Vouphalo depuis le col
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Dimanche 7 mai, nous levons l’ancre de bonne heure (6h30), prenons le petit déjeuner en mer et descendons dans le calme jusqu’aux Petaloi. Du vent de sud un peu fort est annoncé dans l’après midi, alors nous choisissons l’anse de la côte Ouest de l’île de Xero où nous serons à l’abri.

Ce soir, nous suivrons les résultats des présidentielles sur internet...évidemment nous avions laissé nos procurations avant de partir !

Demain nous rejoindrons Karistos, au Sud d’Eubée où nous nous préparerons pour traverser les Cyclades et plus tard rejoindre les îles du Dodécanèse.

lundi 26 septembre 2016

Du mardi 30 août au mardi 20 septembre 2016 : fin de la saison, dernier billet

Du mardi 30 août au vendredi 2 septembre 2016

Avant de revenir à Zea pour accueillir nos amis Yves et Geneviève, « stand by » le long du flan Nord de la péninsule de Méthana, dans une anse plutôt sauvage et poissonneuse juste après le petit port de Vathi.

Du vendredi 2 au mardi 13 septembre 2016 : dernière croisière de la saison

Ce sera dix jours d'amitié, de retrouvailles, de partage et de découvertes : un vrai régal ! Je vais essayer de vous donner un aperçu.

Notre circuit, un petit tour à la découverte de la côte orientale du Péloponnèse :

Nous sommes allés de Zea Marina au Pyrée jusqu'à Monemvasia, notre escale la plus au Sud, en passant par, Ermioni, Porto Khéli, Kiparissi, Iéraka .

Puis, retour depuis Monemvasia jusqu'à Porto Rafti, en passant par Hydra (Petassi), Poros et le Cap Sounion .

La carte de Geneviève

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La météo du voyage :

Les deux premiers jours, nous avons bénéficié d'un bon courant de Nord pour glisser à bonne allure jusqu'à Ermioni puis Porto Khéli.

Le troisième jour, vents favorables et mer plate pour une navigation très agréable jusqu'à Kiparissi. Puis, quelques nuages et quelques gouttes de pluie, ont rafraîchi l'atmosphère et nous ont rappelé que l'automne arrivait.

Enfin, alors que nous nous attendions à faire une remontée vers le Nord au moteur par vent calme nous avons pu dérouler les voiles entre Monemvasia et Hydra et entre Poros et Sounion. Seuls les quinze derniers miles furent désagrables face au vent et aux vagues courtes entre Sounion et Porto Rafti. Eole et Poséidon nous ont vraiment gâtés !

Les activivités de l'équipage :

  • - Naviguer, nager, lire : ça c'était pour tous les quatre.
  • - Chasser et pêcher à la traîne : ça c'était pour le capitaine qui a ramené de très bons poissons quasiment tous les jours. Jusque là nous n'avions pas pu attraper un seul poisson à la ligne dans les eaux grecques, trop claires, trop transparentes. Nous étions donc particulièrement heureux de retrouver le plaisir de remonter du poisson, maquereaux et bonites (un, deux jusqu'à trois) pratiquement à chaque sortie. La saison, les jours qui racourcissent étaient sans doute des éléments favorables.
  • - Dessiner et peindre : ça c'était pour Geneviève qui m'a gentiment donné l'autorisation de publier ses aquarelles. Vous allez pouvoir admirer.

Les points forts du voyage en images, les aquarelles sont toutes signées Geneviève et les photos Jean-Claude :

Porto Khéli : l'église depuis le centre du mouillage

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Kiparissi : une grande baie ceinturée de haute falaises.

Le village est au centre de la baie qui offre également un abri au Nord et un autre au Sud : un petit quai sous une chapelle dédiée à Saint-Georges. C'est là que nous étions amarrés.
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Iéraka : comme un fjord entre deux hautes falaises qui se termine par une lagune.
Au sommet de la falaise Nord les vestiges (très importants en surface au sol tout du moins) d'une ancienne acropole. Ces ruines ne semblent ni fouillées, ni exploitées, à peine sont-elles signalées...pourtant...
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Monemvasia : le but du voyage.
C'est un rocher fortifié de plus de trois cents mètres de haut relié à la terre par une digue étroite. Il est souvent appelé le Gibraltar du Péloponnèse ! Indéniablement il y a des points communs. Le village médiéval byzantin est dans un très bel état de conservation. Vous ne pouvez que tomber sous le charme de ses bâtiments aux couleurs chaudes et de ses ruelles tortueuses ! Un conseil, si vous voulez visiter la ville haute et l'église Sainte-Sophie accrochée tout en haut au rebord de la falaise, il faut vous y prendre de bonne heure car les portes sont closes à 15 heures. Nous l'avons découvert à nos dépens. Il nous faudra donc revenir !
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Hydra, tout à l'est de sa côte Nord, à l'abri de l'îlot Petassi :

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Le Cap Sounion où la magie opère à chaque fois :

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Dix jours, c'étaient à la fois magnifique et trop court...

Du mardi 13 septembre au mardi 20 septembre 2016 : remontée vers le chantier

Après avoir confié nos amis à un taxi, direction l'aéroport, nous avons entamé notre remontée vers Halkoutsi où se trouve notre chantier d'hivernage.

Une escale aux îles Petaloi, une autre à Vouphalo et déjà Dennis était prêt à nous sortir de l'eau. Le vendredi 16 septembre le bateau était sur ber, le lundi 19 tout était nettoyé, rangé, plié.

Le 20 septembre après avoir passé une soirée délicieuse et gourmande chez nos amis athéniens nous avons pris le vol direct pour Toulouse.

Voilà, la saison de navigation 2016 s'achève, le blog va rester en sommeil jusqu'au mois de mai prochain et nous allons passer aux activités d'automne et d'hiver !

dimanche 28 août 2016

Du mardi 16 août au mardi 30 août 2016 : jolie croisière avec nos petites filles

Les quinze jours à la maison ont filé très vite : aller et retour Toulouse-Figeac et Toulouse-Aureilhan pour rendre visite à nos parents, champagne avec nos petits enfants (succès obligent !), remise en forme du jardin, cueillettes, conserves et confiture...et voilà c'était fini ! Un peu trop court ! L'an prochain nous ferons une parenthèse plus longue !

Le 16 août à 11h30 nous étions dans l'avion pour Athènes avec nos deux petites filles et, à 17h, de retour sur Doug Le qui nous attendait à Zea Marina.

Du mercredi 17 au lundi 22 août 2016 : petit tour dans les Cyclades

Le mercredi, les pleins sont faits, la météo est favorable et les filles sont motivées : à 10h40 nous larguons les amarres à Zea pour un trajet direct vers Kithnos.

Belle journée de navigation à la voile par vent de travers 15, 20 puis 25 nœuds et mer plate ! Les conditions sont idéales pour amariner les filles !

Nous vérifions au passage que Poseidon veille toujours sur le Cap Sounion et jetons l'ancre à Kithnos, dans la belle anse Kolona, à 18h15.

Beaucoup de bateaux au mouillage à notre arrivée qui ont la bonne idée de s'en aller en début de soirée. La nuit sera douce et calme.

Jeudi matin, baignade dans Kolona jusqu'à ce que des bateaux de location, toujours plus nombreux, arrivent en flotilles. Nous fuyons devant « les envahisseurs » et partons faire le tour de l'île.

Nous faisons une pause déjeuner dans une anfractuosité de la pointe Sud de Kithnos, juste après le phare. Nous y sommes seuls et goûtons le calme et la transparence de l'eau.

Il faut quand même prendre garde au ressac des très grosses vagues générées par les catamarans qui font les liaisons inter îles à très grande vitesse. Notre amarre à terre a été soulevée par l'une d'elles...sans conséquence, heureusement.

Petite anse au sud de Kithnos
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Jeudi soir vers 19h nous entrons dans l'anse Ioannis que nous aimons tant et nous avons le plaisir d'y retrouver nos amis Spyros et Olivia.

La météo nous avait annoncé du calme jusqu'à dimanche et dès le vendredi nous touchons du nord un peu soutenu (25 nœuds).

Le vendredi 19, nous profitons de l'abri et de la beauté de Ioannis et partageons l'apéritif et le taboulé du déjeuner avec nos amis.

Encore une belle journée !

Samedi 20 août, le vent souffle toujours, favorable pour une traversée vers Siros. Le bateau marche bien par vent de travers, quelques vagues nous secouent un peu. Loana, la plus jeune de nos petites filles adore ça, l'aînée, un peu sujette au mal de mer reste sagement allongée sur le banc du cokpit.

A midi, nous sommes amarrés au quai de Finikas où nous pourrons profiter de la douche, du service de laverie et jouer les touristes jusqu'au lundi matin.

En effet, dimanche nous prenons le bus jusqu'à Ermoupoli (ou Hermoupolis), capitale de Siros et accessoirement capitale des Cyclades. Elle fut pendant longtemps le port le plus prospère de Grèce avant d'être détronée par Athènes. Cela reste un port très actif et une belle ville toute blanche que surplombent deux collines et deux « choras », l'une catholique et l'autre orthodoxe.



Si nous avons fait l'ascension d'une des collines jusqu'à l'église byzantine, le courage nous a manqué pour nous attaquer à la deuxième sous le soleil de midi !
Petite pause à mi-parcours

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La chora catholique depuis la chora orthodoxe

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La descente est plus facile

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Toutefois nous avons rempli nos obligations de touristes jusqu'au bout en ramenant une belle boite de loukoums. Siros est très réputée pour sa production de loukoums...en effet, ils sont délicieux !

Lundi 22 août 2016

La météo nous invite à engager un retour côté Péloponèse, c'est à dire du côté facile pour ramener les filles à Athènes.

Alors, après avoir fait quelques courses, nous quittons le quai de Finikas pour une première petite traversée de 20 miles vers l'Ouest, direction Ioannis.

Mardi 23 août 2016 : traversée de Ioannis (Kithnos) vers Ermioni (au fond du Golfe d'Hydra)

Encore une fois, la météo nous annonce du vent calme et...nous allons naviguer à la voile par 20-25 nœuds de vents portants puis de travers...super en fait !

Nous aurons avalé nos 60 miles en moins de 10h.

Mercredi 24 et jeudi 25 août 2016

Nous flânons autour de Porto Khéli, la journée dans les jolies criques à l'eau claire et la nuit dans l'anse ronde et protégée de Porto Khéli.

Le temps est couvert, un peu orageux ...du coup le soleil tape moins dur ! Depuis deux jours les filles sont à la manoeuvre de mouillage, l'une à la barre, l'autre au guindeau en alternance...bientôt elles sauront tout faire sur le bateau !

Vendredi 26 août 2016

A 9h30, nous sortons de Porto Khéli pour nous dirriger vers Ermioni. Au début le vent est gentil, c'est tout juste si nous pouvons naviguer à la voile...puis il forcit et les filles expérimentent le près serré par 25-30 nœuds.

Le mouillage dans l'anse d'Ermioni devient rapidement inconfortable car la houle qui court tout au long du golfe d'Hydra y pénètre et vient secouer les bateaux. D'ailleurs une grosse vedette à moteur qui attend sur un corps-mort d'être remise en état rompt son amarre et se met à dériver au milieu du mouillage. Heureusement, elle n'endommage aucun bateau sur son passage et les Coast Guards interviennent très vite.

Nous décidons d'aller chercher un peu plus loin un abri plus sûr.

Nous le trouvons très vite, à un mile au Nord-Est d'Ermioni, au fond d'Ormos Dardiza, sous d'anciennes installations industrielles. Non seulement la houle n'y pénètre pas, mais le vent y est nettement moins fort. Très bon à savoir !

La nuit sera très calme.

Samedi 27 août 2016

Il faut remonter vers le Nord !

Le vent souffle encore assez fort et il sera de face...nous sortons notre trinquette !

Finalement, le vent est tellement irrégulier tant en direction qu'en intensité (il a varié de 10 à 44 noeuds sur le trajet) que nous adoptons la configuration « fifty », grand voile à deux ris + moteur, sans aucune honte car tous les bateaux qui remontent font de même !

A 14h nous sommes installés dans notre crique habituelle au fond de la baie de Poros, à l'opposé du village.

Dimanche 28 août 2016

Avant-dernière étape : Epidaure !

On y trouve...le meilleur Kebab du monde disent les filles qui tiennent à nous en faire la démonstration !

Quant au théâtre ...elles l'ont déjà visité !

Demain lundi nous serons à Athènes à Zea Marina et mardi dès 6h du matin elles monteront dans le taxi qui les conduira à l'aéroport.

Encore un séjour où nous nous serons régalés avec des équipières adorables et pleines d'humour ! Nous sommes des grands-parents très chanceux !

dimanche 31 juillet 2016

Du mercredi 13 juillet au mardi 2 aôut 2016 : deux semaines en Saronique (petit résumé)

Du mercredi 13 au samedi 23 juillet 2016

Nous flânons dans le glofe d'Hydra et en mer Saronique.

Nous y découvrons quelques criques et petit port où nous n'avons encore jamais pointé l'étrave mais bientôt il n'y aura pas beaucoup d'échancrures que nous n'aurons pas visitées dans ce secteur !

Par exemple, le vendredi 15, nous mouillons dans la baie du derrick de l'île de Dhokos. Cette petite île, quasiment inhabitée, ferme l'extrémité Ouest du golfe d'Hydra. Une large baie s'ouvre sur sa côte Est offrant de beaux mouillages. Nous choisissons le plus abrité pour y passer la nuit ...juste en face d'un autre Sharki !
Deux Sharkis face à face à Dhokos
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Autre exemple, le vendredi 22 en quittant Poros pour Athènes via Egine, nous avons fait un petit détour pour entrer dans le très joli petit port de Méthana. Nul doute que nous reviendrons nous y amarrer histoire d'aller visiter le Vulcano qui parfume parfois la péninsule en émanations soufrées. Nous attendrons quand même qu'il fasse un peu moins chaud !

Levé de pleine lune sur Poros
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Le samedi 23 juillet nous pointons vers Zea Marina au Pirée pour accueillir nos amis.

Christelle, Frédéric et Martin embarquent en fin d'après-midi.

Du dimanche 24 au samedi 30 juillet 2016

La météo (léger Nord annoncé) nous semble favorable pour un direct vers Kithnos. Mais...si le Nord est bien au rendez-vous...il est beaucoup plus fort qu'annoncé et nos équipiers sont complètement novices et pas du tout amarrinés...le mal de mer n'est pas loin !

Nous navigons bon train jusqu'au Cap Sounion où le mouillage sous le temple est très sûr et très beau...et nous décidons de changer de programme pour privilégier les eaux calmes et les courts trajets (et aussi le temps pour les apéros, les « mousses » et les tavernas !)
Après Sounion, nous avons donc visé le Cap Skillaion à l'entrée Nord Est du Golfe d'Hydra, puis Ermioni, Dhokos, Poros, Epidaure (étape archéologique incontournable entre le grand Théâtre sur le site d'Esklapios et la cité engloutie tout près de la plage), Korfos et enfin Metopi dernière baignade dans les eaux bleues avant le retour sur Athènes.

La semaine est passé à la vitesse de l'éclair. Tout le monde s'est régalé !

Du samedi 30 juillet au mardi 2 aôut 2016

Samedi nos équipiers débarquent très tôt pour rejoindre l'aéroport et prendre le vol direct pour Toulouse et nous quittons Zea pour Poros.

Nous y reviendrons lundi et à notre tour prendrons le taxi, le mardi 2, à 6h du matin, pour nous envoler vers Toulouse.

Nous rejoindrons Doug Le le 16 aôut avec nos petites-filles.

D'ici là le blog sera en veille !

mardi 12 juillet 2016

Du mardi 5 juillet au mardi 12 juillet 2016 : de Koutalas (Serifos) au Péloponèse

Mardi 5 juillet 2016

Mathis, notre petit-fils aîné, a obtenu son bac, fierté légitime des grands-parents! Et...le vent souffle toujours fort !



Il faut dire que Sérifos est une île relativement haute, du coup les accélérations du vent dûes au relief y sont assez intenses. Des paquets de vent tombent d'un coup de la montagne. Paradoxalement, sous le vent de l'île, le meltem souffle plus fort qu'un peu plus loin au large !

Bon, à force, on est tout « ensuqués » !

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le meltem, le vent d'été en Grèce, je vous recommande un excellent article sur le site « Pratiques et techniques de la plaisance» ainsi que le fil de discussion sur le sujet sur le site « Hisse et ho » .

La météo annonce une petite accalmie demain...le meltem reprend sa respiration pour souffler fort à nouveau jusqu'à la fin de la semaine !

Alors, nous traverserons demain vers le Péloponèse .

Mercredi 6 juillet 2016

A 8h15 le mouillage est levé. Cap sur Porto Kheli !

Nous partons génois roulé au deuxième ris et artimon réduit .

Le vent souffle par le travers à 25 noeuds avec des surventes à 30-35 ; claques violentes qui s'espacent au fur et à mesure que nous nous éloignons.

Puis le vent s'établit entre 18 et 20 nœuds et nous déroulons progressivement le génois et l'artimon.

Doug Le aime bien les allures de largue, il nous emmène à plus de 7 nœuds. Un vrai régal !

Quand le vent faiblit un peu nous déroulons la grand voile, histoire de conserver notre belle allure !

Nous terminons au moteur. En fin d'après-midi le vent est complètement tombé. Nous avons vraiment changé de zone météo !

A 18h, nous jetons l'ancre dans la belle baie de Porto Khéli que nous connaissons bien maintenant pour y être passés aussi bien en 2014 avec ma sœur Christine qu'en 2015 avec nos petits-fils.

Dans cette grande baie toute ronde à laquelle on accède par un long chenal nous sommes certains d'être abrités de tous les vents !

Par ailleurs, nous sommes également assurés d'y faire de bonnes provisions.

Jeudi 7 juillet 2016

A nouveau des résultats tout à fait convenables, pour nos deux petits-enfants suivants Diane et Elouan, aux épreuves anticipées du bac. Les grands-parents sont rassurés et contents !

Nous pouvons donc aller faire nos courses le cœur léger !

Après avoir rempli la cale nous nous déplaçons de quelques miles jusqu'à la baie Zoyoryia au Nord Ouest de l'île Spetses afin de nager dans l'eau chaude et transparente !

Vers 20h nous sommes de retour à Porto Khéli !

Vendredi 8 juillet 2016

Nous ne sommes pas pressés et nous décidons d'explorer un peu le Golfe d'Argolide (Argolikos Kolpos), tout du moins sa rive Est.

Nous faisons un stop déjeuner derrière l'îlot Korakonisia puis nous continuons notre route jusqu'à Koiladhia ou Kilada.

Pour l'instant nous sommes en territoire connu !

Nous testons le quai de Kilada car nous avons besoin de faire le plein d'eau. Le quai Nord, sous la très belle église, est réservé aux bateaux de passages. Des bornes à cartes pour l'eau et l'electricité sont à la disposition des plaisanciers...mais il faut trouver où acheter les cartes !

En fait, c'est juste à côté au bar Happy Flo. Donc cette étape n'a pas été très compliquée !

En revanche, même avec une carte, faire couler de l'eau s'est avéré plus que difficile...notre borne ne fonctionnait pas, il a fallu aller chercher le vendeur de cartes qui bien sûr ne connaissait rien au fonctionnement du système. Il s'est fait aider par un copain, nous a prêté une rallonge pour que nous puissions atteindre une borne éloignée et nous avons enfin pu bénéficier d'un filet d'eau ! La pression était vraiment très faible !

Finalement, à force de patience, à 4 heure du matin notre réservoir était plein !

Ces petits dysfonctionnements ont le chic pour mettre mon capitaine de mauvaise humeur !

En plus, nous sommes arrivés juste la veille d'une grande fête qui se déroulait sur l'île privée qui ferme la baie de Kilada.

Nous avons émis l'hypothèse d'un mariage lorsque nous avons vu une voiture fleurie sur la barge... en attendant, les bateaux à moteur rapides ont fait des aller-retours (et des vagues!) toute la soirée pour aller chercher les invités à quai et les conduire sur l'île !

Pourtant, quel beau site ! Abrité, calme, les eaux y sont chaudes et poissoneuses... pas étonnant d'apprendre que les hommes du mésolithique y étaient déjà installés. Dans les deux grottes, situées sur la rive Est, illuminées le soir, on a retrouvé des ossements humains datant de cette période. Ces grottes s'appellent Franchthi.

Du samedi 9 au lundi 11 juillet 2016

Nous quittons Kilada pour continuer notre lente exploration du Golfe.

Première étape à quelques 6 miles de là, Khaïdari . Encore une baie superbe entre des falaises ! L'entrée est gardée par une chapelle à tribord et un fort vénitien effondré à babord. C'est très profond au milieu mais il y a une zone de mouillage au fond de la baie, près du village. Il ne faut pas hésiter à lâcher de la chaîne car il y a encore 10 mètres de fond très près du rivage !

La chapelle à droite en entrant dans Khaïdari
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Le vieux fort vénitien à droite en sortant de Khaïdari
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Deuxième étape, le lendemain, juste en face : l'île de Tolo !

On dirait un petit volcan effondré : trois quarts de cercle fermés par un îlot, des falaises tout le tour, des pierres volcaniques sur la plage, de très grandes profondeurs au centre. Encore un poste de défense, des vestiges de fortifications courrent sur l'îlot.

La chasse y sera fructueuse.

Arrivée dans l'anse de l'île Tolo
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Un petit sentier conduit à la chapelle située au sommet de l'îlot.

L'anse vue de la chapelle
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Les brises de Sud de l'après-midi rendent le mouillage inconfortable ; on se dandine !

En 10 minutes nous faisons le tour de l'île et mouillons dans le chenal Tolo, entre le village et l'île du même nom. Les vagues n'empruntent pas le chenal, tout est calme.

Le troisième jour, matinée à l'île Tolo puis navigation jusqu'à Nauplie.

Nous pensons naviguer tranquilles, poussés par les brises de Sud qui se lèvent l'après-midi.

En effet, depuis que nous sommes dans le Golfe la météo dit et l'expérience confirme : calme la nuit, Nord le matin, Sud l'après-midi...on ne peut pas faire tellement mieux !

Et, surprise, en plein après-midi, nous essuyons un petit coup de Nord à quelques miles de Nauplie.

Nous passons quand même sous les fortifications, admirons le site, et faisons demi-tour : nous reviendrons, plus tard, pour profiter de cette belle citée et aller faire la visite du site de Mycènes.

Nous passons la nuit du 11 juillet à Khaïdari.

Mardi 12 juillet 2016

Nous profitons des vents portants du matin (vents de Nord) pour glisser jusqu'à Korakonisia que vous connaissez déjà !

Ce soir nous dormirons de nouveau à Porto Khéli !

A partir de là nous ne serons plus en mode « découverte » mais en mode « farniente » en attendant de remonter vers Athènes pour y accueillir des amis !

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